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Le quotidien d’un coach, c’est 90% de douleur et 10% de plaisir ?

12/11/2019 à 12:30

Actufoot va interroger toutes les semaines quelques entraîneurs du Val d'Oise pour connaître leur position, leur avis, leur sentiment sur des questions footballistiques...

Cette semaine, nous avons posé la question suivante : Le quotidien d’un coach, c’est 90% de douleur et 10% de plaisir ?

Matthieu Farandeau, coach dimanche matin de Montsoult
Ma jeune expérience (2 saisons, 3e en cours) ne me met pas du tout dans cette optique-là !
Il est vrai et évident que c’est un travail de fou, qui demande beaucoup de temps et d’investissement et la récompense par le palmarès reste compliqué car peu d’élus chaque saison !
Pourtant, moi, j’ai vécu dès ma première saison, une réussite incroyable avec le doublé championnat et coupe du Val d’Oise (et un 8e de coupe de Paris) ! La récompense fut donc à la hauteur du travail fourni !
La 2e saison me fera comprendre l’exigence nécessaire pour réussir à nouveau ! Elle sera blanche (3e au championnat et sortie en 8e dans les 2 coupes) j’ai appris le goût amer de la frustration et que l’investissement doit être total pour pouvoir réussir, chaque erreur coûte très cher (même avec un très bon effectif !)

Le retour par le palmarès n’est pas que le seul retour positif du travail d’un coach !
Il peut, pour certains, y avoir l’aspect financier qui peut justifier et récompenser le travail fourni !
Mais il y a aussi avant tout l’aventure humaine qui est exceptionnelle ! Entraîner ses joueurs, les voir pour certains progresser, essayer de créer une bonne atmosphère de travail et de jeu, créer une identité de jeu en fonction de ses forces et faiblesses auquel il faut faire adhérer les joueurs, donner des consignes cohérentes pour les matchs !
Lorsque l’on arrive, que l’on parvient à réaliser tout ça avec des résultats à la clé (pas simplement en terme de palmarès), plusieurs victoires, des saisons qui sont palpitantes et incertaines jusqu’au dernier mois qui crées en plus une motivation de tous, que des personnes externes (supporters, arbitres…) te félicitent pour la prestation de l’équipe sont tant de récompenses que l’on peut et que j’ai la chance de recevoir !
Sans oublier l’émotion qu’ils parviennent parfois à me transmettre lorsqu’ils jouent leurs partitions avec une très grande qualité et à l’unisson !
Mon avis est peut être erroné car je connaissais mon groupe avant ma prise de fonction et que je n’ai pas encore coaché une autre équipe, mais c’est le mien, à l’heure actuelle !
Je résumerai ça en disant que le travail du coach est 50 voire 60% de travail (pas de douleur !) et 50 voire 40% de plaisir !
En espérant que mon expérience futur restera dans ces chiffres ! C’est la, pour moi, la beauté et l’intérêt de notre rôle. Parvenir à faire coïncider tous ces éléments et ces paramètres pour réussir à former un « tout », uni et efficace, pour être le plus performant possible.
Alors en effet ce n’est pas simple mais ça n’est que du plaisir.
Et surtout ça ne reste qu’un sport, un jeu, un amusement. La finalité pour tout le monde, joueurs, entraîneurs ou dirigeants… doit être de se faire plaisir. Il ne doit y avoir que du plaisir.