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Aurélien Tertereau (Entente SSG) : « Comme une évidence de signer ici »

02/03/2018 à 12:30

Leader technique de l’Entente Sannois Saint-Gratien, Aurélien Tertereau porte un regard très lucide sur son passé, son présent, mais aussi sur les sujets d'actualité liés au football. Rencontre pour Actufoot.

Comment ça se passe pour vous à l’Entente ?

Ça se passe super bien. J’ai été très bien accueilli par le club, par les joueurs. Le groupe vit bien ensemble. C’est un club familial et c’est ce que je recherchais en signant à l’Entente. Pour l’instant, nous sommes dans nos objectifs. On essaie de grappiller un maximum de points pour atteindre le plus rapidement le maintien.

Vous avez rapidement pris vos marques dans ce club ?

Oui car c’est un club familial, qui fait aussi confiance. Je me suis vite identifié à ce groupe. Je n’ai pas mis beaucoup de temps à m’adapter à ce nouveau groupe et à ce nouveau championnat.

Comment expliquez-vous cette « baisse de régime » ?

Ça s’explique par différents paramètres. On a tendance à mener dans nos matches (8 fois) et on a perdu 15 points sur ces matches. À chaque fois en se faisant rattraper par un manque de concentration, de réussite. On a du mal à l’expliquer. En continuant à produire des efforts la semaine et le week-end, ça va payer.

Pouvez-vous nous reparler de votre combinaison qui donne le but « Zlatanesque » de William Sea du week-end dernier ?

On a pour habitude de chercher William, qui vient à l’opposé, en faisant un appel croisé. Il a essayé un geste stratosphérique. Ce n’est pas commun. Il a mis certainement le but de l’année, voire plus. On n’a pas vu ce genre de but même au plus haut niveau.

Un mot sur le coach Bordot ?

C’est un coach très proche de ses joueurs. C’est ce que je recherchais aussi. Ça faisait longtemps que je n’avais pas ressenti une relation aussi forte entre le coach et son groupe. Ça nous sert dans les résultats. On a tous un objectif commun.

Quels sont les objectifs de l’équipe ?

On va chercher à se maintenir le plus tôt possible. On ne va pas se voiler la face. On a le plus petit budget de National. On vient de monter. Après un maintien assuré, on essaiera de grappiller des points pour être le plus haut possible.

Aviez-vous eu d’autres propositions avant de signer à l’Entente ?

Il y a eu différentes pistes mais je souhaitais rester sur la région parisienne par rapport au travail de ma femme. Du coup la proposition de Sannois est tombée à point pour pouvoir continuer à progresser. C’était comme une évidence de signer ici.

Vous avez commencé dans la Sarthe, quels souvenirs en gardez-vous ?

J’ai été formé là-bas, J’en garde des souvenirs inoubliables, que ce soit au Mans ou à Sablé, je suis originaire de là-bas. J’ai la plupart de mes amis qui sont là-bas, ma famille. C’est là que j’ai fait mes gammes et que j’ai voulu en faire mon métier, ce qui est le cas aujourd’hui. J’ai été évidemment très heureux de re-porter les couleurs du Mans quand ils ont déposé le bilan pour repartir en CFA2. C’est une page qui s’est tournée mais j’en garde des souvenirs et ça restera mon club de cœur. J’ai gardé contacts avec les coaches et des joueurs qui jouent encore là-bas.

Ensuite vous êtes parti à Fleury pendant 1 saison, avec un bel exploit contre Brest et un doublé. Avez-vous changé de statut en arrivant à Fleury ?

Non pas forcément, j’ai toujours été un leader technique. La pression était forte au Mans et elle l’était également à Fleury. À l’Entente, on me fait confiance aussi. Je vieillis un peu également, j’ai un peu plus d’expérience. Aujourd’hui, je suis peut-être un peu plus médiatisé. Mais parce que le niveau dans lequel on évolue, est plus médiatique.

Qui vous a donné envie de jouer au football, de devenir footballeur ?

Je suis issu d’une famille de footballeurs. Étant jeune, je suivais mon père sur les terrains. Ensuite je me suis mis au football très tôt. Dès ma naissance, on m’a mis un ballon dans les pieds.

Footballeur, pour en faire votre métier ?

Oui, très tôt. En 6ème, j’ai intégré la préformation du Mans. Ça a jalonné toute mon enfance, toute mon adolescence. Après ça a été une déception quand je n’ai pas signé pro au Mans à l’âge de 18 ans car je sortais de 3 ans d’aspirant. J’avais eu la chance aussi de connaître l’équipe de France. Après j’ai réussi à tourner la page. Je me suis formé professionnellement et j’ai attendu que ma femme termine ses études. Aujourd’hui, j’en ai fait mon métier et j’ai pour ambition de jouer le plus haut possible.

On parle de vous comme étant un milieu polyvalent, est-ce vrai ?

Je suis milieu droit de formation. Au Mans j’ai été formé à droite. Après j’ai évolué en numéro 10 à Sablé. À Fleury, je jouais essentiellement à gauche. Je suis assez polyvalent plutôt offensif que défensif. Le poste dans lequel j’aime évoluer est en 8 comme c’est le cas aujourd’hui.

Est-ce un avantage d’être polyvalent ?

Ça sert à un joueur de jouer à plusieurs postes. L’important c’est de jouer et prendre du plaisir.

Que pensez-vous de la vidéo ?

Je suis partagé. Ça peut éclaircir certaines situations mais ça perd aussi la magie que peut nous apporter les buts. Si on revient sur chaque but un peu douteux, le football perdra de son charme.

Est-ce que vous utilisez beaucoup les réseaux sociaux ; est-ce important pour vous ?

Pas énormément. Un petit peu Facebook et Snapchat. Je ne suis pas très actif sur les réseaux sociaux. Après je peux comprendre que certains se mettent en avant et en valeur dessus. C’est un phénomène de société.

Un dernier mot ?

Merci de m’avoir contacté pour l’interview !

 

Propos recueillis par Farid Rouas

LP/ Icon Sport/ Aude Alcover

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