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Thomas Reze (ASSOA) : « Un gardien doit travailler 2 fois plus qu’un joueur de champ »

11/05/2018 à 14:30

À seulement 20 ans, Thomas Reze est depuis cette saison le dernier rempart de l’équipe fanion de l'AS Saint-Ouen l’Aumône en National 3. Le jeune portier a su prendre ses marques dans cette équipe et ce club qu’il connaît depuis 10 ans. Rencontre !

Pouvez-vous vous présentez ?

J’ai fait toutes mes gammes à l’ASSOA. Je suis dans le groupe de l’équipe 1 depuis deux ans et demi (National 3). C’est ma première année en tant que titulaire. J’ai joué 21 matches cette saison et j’ai remplacé Brice Cognard, qui est parti à l’AS Poissy (N2).

Comment se déroule cette saison ?

C’est une première saison au niveau National. L’adaptation a été difficile les 3-4 premiers matches parce que le niveau était élevé. Depuis Janvier, je me sens vraiment mieux et je pense que ça se voit dans mes prestations. Au niveau collectif, la saison est très difficile. Il y a eu le coup dur de ne pas monter en fin de saison dernière, ça vraiment mis un coup au moral du groupe. Il nous reste encore deux matches pour y croire et on va tout faire pour laisser le club au niveau National.

As-tu appris dans le rôle de doublure de Brice Cognard ?

Avec Brice et notre entraîneur des gardiens, Olivier Falentin, c’était vraiment une très bonne expérience. Brice m’a beaucoup fait progresser. Il m’a montré le haut niveau et c’est grâce à lui que j’en suis là. J’ai passé 2 ans à ses côtés, à travailler tous les jours et à m’inspirer de lui. Depuis qu’il est parti à Poissy, nous sommes restés en contacts.

     « À l’âge de 10-11 ans, j’ai suivi la voie de mon père…  »

Fier d’avoir été convoqué en sélection senior IDF ?

C’était début Avril… J’ai été étonné d’être convoqué à cette sélection. C’était la première fois que l’on m’appelait. Franchement, ça a été une très bonne expérience. Si j’ai la chance d’être de nouveau appelé, ça serait magnifique !

Et pourquoi le poste de gardien ?

J’ai commencé comme joueur jusqu’à l’âge de 10-11 ans, mais mon père a toujours été gardien et dès que j’ai pu le devenir, j’ai suivi la voie de mon père.

N’est-ce pas le poste le plus ingrat au football ?

Si, parce qu’on peut sortir 5-6 arrêts et faire l’erreur à la 88ème minute, on ne retiendra que ça. Parfois on ne voit pas le gardien pendant un match mais sur la dernière action il doit être décisif. Il y a un aspect concentration important dans ce poste. Tout le monde croit que le poste de gardien est facile mais on travaille deux fois plus qu’un joueur de champ.

Comment voyez-vous l’évolution du poste à travers le temps ?

Le poste a vraiment évolué. Maintenant le gardien doit avoir un jeu au pied au moins équivalent à celui de se défenseurs, car c’est lui le premier relanceur. Le gardien doit être serein et bon techniquement. Le jeu aux pieds est travaillé de plus en plus aux séances.

    « On y croit encore (…) On ne va rien lâcher pour laisser le club dans cette division »

Comment gérez-vous le stress et la pression ?

J’ai vécu deux saisons sur le banc, j’ai quand même connu la pression même si je ne jouais pas. L’année dernière avec la montée, il y avait beaucoup de pression. Cette année, sur les 2-3 premiers matches, j’étais stressé car il y avait l’envie de « trop » bien faire et de connaître ce niveau. Mais on s’y habitue et aujourd’hui tout va bien.

Comment voyez-vous la fin de saison et les matches face à Bobigny et contre les Mureaux ?

Depuis le changement de coach en mars, tout le monde est mobilisé. Sur les 6 derniers matches, il y a eu 4 nuls et deux victoires. Ça montre que le groupe y croit encore. Contre Noisy-le-Sec, on a été mené 3 fois mais on a su revenir au score et on aurait même pu l’emporter sur la dernière action. Ça montre aussi la motivation du groupe. Le groupe ne va rien lâcher pour laisser le club dans cette division.

Un dernier mot ?

On va essayer de maintenir le club !

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