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Hugo Valera : « un truc de fou ! »

07/09/2017 à 11:30

Joueur du FC Martigues, Hugo Valera a vécu une expérience inoubliable il y a une dizaine de jours. Sélectionné par l'Equipe de France universitaire, le milieu de terrain est parti pour Taïwan, pour y disputer les Universiades (Jeux Universitaires).

Dans la vie d’un sportif, il y a des évènements qui laissent une trace indélébile. Quand l’Equipe de France bat celle du Brésil trois buts à zéro en finale de la Coupe du Monde 1998, ou plus récemment, lorsque Teddy Riner remporte son neuvième titre mondial en Judo chez les plus de cent kilos, les athlètes transmettent des émotions. Tout simplement. Le spectateur, le téléspectateur, l’auditeur, le lecteur, tout le monde y passe. Les poils qui se hérissent, la gorge qui se noue, le coeur qui s’accélère ou le cri qui sort des tripes de celui qui transpirait durant le match, le combat, la course, ne laissent aucun doute. Ces moments sont inoubliables. Mais il y a un point de vue qui est moins souvent observé. Pourtant, le sportif, lui aussi, se retrouve avec une marque au fer rouge. Après un but ou un Ippon (prise qui donne la victoire à un judoka) le champion laisse éclater sa joie. Pleurs, cris, celui-ci est dans tous ses états. Hugo Valera, 24 ans et footballeur amateur au FC Martigues a vécu il y a quelques jours les plus moments de sa vie de sportif. Sélectionné par l’Equipe de France Universitaire, il a pu participer aux Jeux Universitaires à Taïwan. Un voyage qu’il n’est pas prêt d’oublier.

Hugo, comment se sont passées ces Universiades ?

Très bien ! C’est une aventure exceptionnelle. Sur le plan sportif, on est allés en finale, alors que l’objectif était de décrocher au moins une médaille et on allait en finale. C’est dommage de perdre ce dernier match, mais sinon, franchement, c’est extraordinaire. La cérémonie d’ouverture, on rentre devant 40-45 000 personnes, on joue la finale devant 15 000, ça passe sur Eurosport, c’est un truc de fou ! C’est la plus grosse expérience que j’ai connu jusque là sur le plan sportif. Je ne sais pas si je revivrai quelque chose d’aussi fort un jour dans ma vie.

Qu’avez-vous ressenti après la finale ?

De la déception. Il y avait des larmes à la fin. En plus, on gagne pratiquement tous nos matches à l’arrachée, et là en finale, c’est de cette façon là qu’on perd, c’est dommage. Après un parcours aussi exceptionnel, il y a forcément de la déception quand on est si proche de l’or. Mais cela ne dure que 15-20 minutes, parce qu’après, lorsque l’on se souvient de notre parcours, quand on nous remet la médaille d’argent, c’est énorme. Cela restera quoi qu’il arrive un gros souvenir.

Maintenant que les Jeux sont terminés, vous allez retrouver votre club, le FC Martigues. Quels vont être les objectifs collectifs cette saison ?

On va tout faire pour jouer le haut de tableau et pourquoi pas la montée, même si on n’est plutôt mal partis pour le moment. Mais ce n’est qu’un début de saison, la tendance peut vite être inversée et on peut retrouver le haut de tableau dans les semaines à venir.

Vous concernant, vous êtes-vous placés des objectifs individuels pour la suite de votre carrière ?

Oui, premièrement, c’est de gagner ma place dans le onze, parce que j’ai quand même quatre matches de retard sur le championnat. Il me faudra donc gagner ma place dans un premier temps. Ensuite, l’objectif est de faire un maximum de matches en National 2 (ex-CFA). S’il y a la possibilité de monter avec mon club, ce serait parfait. Dans ma carrière, j’aimerais jouer le plus haut possible. C’est-à-dire que si j’ai le niveau pour jouer en National 1 (ex-National), ce serait magnifique. Après si j’ai l’occasion d’aller plus haut, j’irai plus haut. Tout ce que je veux, c’est de ne pas avoir de regrets. Le sportif, dans son activité, il ne veut pas en avoir (de regrets). Si mon niveau c’est la N2, ce sera la N2. L’objectif est d’aller au maximum de mes capacités.