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Affaire du transfert de Lihadji : Bandikian accuse Anigo d’avoir « inventé une histoire »

02/12/2020 à 10:48

Christian Bandikian, gérant de discothèque à Aix-en-Provence, entendu comme victime dans le cadre du transfert d'Isaac Lihadji à Lille, nie être associé à José Anigo.

Isaac Lihadji a rejoint le LOSC cet été en provenance de l’OM. Malgré lui, son transfert se retrouve mêlé à une affaire judiciaire, impliquant José Anigo et plusieurs figures du grand banditisme marseillais. L’ancien directeur sportif et ex-entraîneur du club phocéen est suspecté d’avoir tenté de venger la mort de son fils avec l’aide de jeunes de la Capelette et a été mis en examen pour « association de malfaiteurs en vue de commettre les crimes d’extorsion et d’homicide en bande organisée ».

Dans ce dossier, 17 personnes ont été convoquées, dont Jean-Luc Barresi. Christian Bandikian, gérant de discothèque à Aix-en-Provence, a lui aussi été auditionné comme victime par les enquêteurs de la police judiciaire marseillaise. Passionné de foot et proche de Lihadji, son fils évolue également en équipe de jeunes à l’OM. La justice pense qu’il aurait été mis sous pression par José Anigo afin de rétrocéder une commission à percevoir sur le transfert d’Isaac Lihadji à Lille.

Christian Bandikian raconte le transfert de Lihadji

« Je n’ai jamais été menacé, c’est ce que j’ai dit aux policiers qui m’ont interrogé le 15 octobre. J’étais encore à l’hôpital. Je venais de sortir de réanimation » a affirmé Christian Bandikian au journal L’Equipe. Le patron de boîte de nuit se défend auprès du quotidien sportif en expliquant qu’il a souhaité aidé la jeune perle du FC Septèmes et son tuteur Nabil Hannachi : « C’est un ami depuis des années. Je l’apprécie beaucoup et je l’ai toujours aidé. Je les ai toujours aidés, lui et le petit qui jouait encore à Septèmes-les-Vallons. D’habitude les gens ne me promettent rien en retour. Je ne fais pas ça mais là, j’ai été touché quand Nabil et Isaac sont venus me voir et m’ont dit : « Christian, tu fais partie de l’aventure avec nous ».

Christian Bandikian confie aussi que José Anigo a bien demandé à ce que le jeune talent rejoigne l’OM et raconte comment les choses se sont faites : « Il devait signer à Nice. Il faut savoir que ma femme est la cousine de la femme de José Anigo. Il m’a demandé, à cette époque, de tout faire pour que le petit signe à Marseille. J’en ai discuté avec Nabil, et Isaac a finalement rejoint l’OM. Mais ce n’est pas moi qui impose ce choix. Je n’ai aucun pouvoir sur Isaac. C’est Nabil. Le papa d’Isaac, sur son lit de mort, a dit : « il n’y a qu’une personne qui s’occupera de mon fils, c’est Nabil. Avec Nabil, on a imaginé la création d’une société après le transfert d’Isaac à Lille pour pouvoir être rétribué et faire les choses de manière transparente ». En attendant, Nabil Hannachi a validé les propos du patron de discothèque : « Pour l’instant, nous n’avons rien touché sur l’arrivée d’Isaac à Lille. Le projet de société (immobilière) est d’ailleurs en stand-by. L’affaire judiciaire ralentit les choses. On veut faire ça dans les règles ».

Pas de menace !

Christian Bandikian nie l’existence d’un lien entre l’ancien directeur sportif de l’OM et lui sur le transfert de Lihadji : « Pourquoi voulez-vous que José me menace ? C’est un entraîneur de football. C’est un voyou depuis quand ? José Anigo a inventé une histoire. Il a dit qu’il était associé avec moi. Mais il n’a jamais été associé avec moi sur le joueur. José il n’a jamais aidé ce petit. Jamais ». Et concernant un arrangement avec Jean-Luc Barresi, même son de cloche : « C’est faux. Jean-Luc Barresi, je le connais, il fait du sport à côté de chez moi, je le croise souvent. On discute de foot. C’est tout. J’ai de bonnes relations avec lui, et encore une fois, il ne m’a jamais menacé » a-t-il affirmé au journal L’Equipe. Il faudra encore attendre pour démêler le vrai du faux car cette affaire semble loin d’être terminée…

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