National13e j.

Alain Pochat (FC Villefranche-Beaujolais) : « On est au niveau du National »

08/11/2018 à 10:28

Entraîneur du FC Villefranche-Beaujolais depuis un peu plus d'un an, Alain Pochat a réussi à faire monter son équipe en National, dès sa première saison. Alors que s'ouvre la 13e journée, face au FBBP01, et que son club va signer un partenariat avec l'Olympique Lyonnais, le technicien a posé un regard sur l'évolution de son groupe et de l'environnement.

En quoi ce match face au FBBP 01 est-il important ?

Pour essayer d’être au dessus de la ligne de flottaison. Si on veut avancer plus, après tous les nuls qu’on a faits, il faut gagner. On a ramené un point de Boulogne, mais si on ne le bonifie pas à domicile, on n’avance pas. On se doit d’inverser la tendance. A domicile, contre Le Mans et Quevilly, on n’est pas très verni par rapport au résultat et au scenario, sévèrement, sur deux buts en fin de match. Ces scenario font mal à la tête. On n’est pas loin du truc. On est au niveau du National. Ce qu’on propose est consistant. Maintenant, il faut être capable d’être tueur quand on a des situations offensives. On doit améliorer le ratio d’efficacité, car on n’a pas pléthore d’occasions à ce niveau. Il faut qu’on fasse plus offensivement, on bosse là-dessus. Mais il y a un adversaire en face, et chaque match a des vérités différentes. Sur la deuxième partie avant la trêve, si on arrive à enchainer 2-3 bons résultats, ça pourrait nous mettre dans une situation plus confortable.

Comment le groupe vit tous ces résultats nuls ?

Ca dépend si on voit le verre à moitié vide ou à moitié plein. A l’extérieur, on n’a perdu qu’une fois, à Concarneau, en menant 3-2. On a fait un bon match face à un adversaire de qualité, habitué aux joutes du National. On a donc un parcours à l’extérieur qui est consistant. A domicile, les deux défaites font mal. Si on les change par deux victoires, on a six points de plus, c’est bien. A Rodez, on mène 1-0 à six minutes de la fin, on prend un but. Dans le scenario, on n’est pas gâté. Mais je ne me réfugie pas derrière. Je le redis, il faut être plus tueur. Contre Marignane et Le Mans, on a des balles de 2-0, mais on laisse l’adversaire à portée de fusil. Ce sont des matches très serrés, difficiles. La moindre erreur peut faire basculer le match. Ensuite, on a pris pas mal de buts sur coup de pied arrêté. Il faut qu’on s’améliore. On a un déficit athlétique et les adversaires jouent sur l’impact. Ce sont plein de petits registres où il faut qu’on progresse pour enchainer une série et prendre des points. Il reste des matches. On ne va pas commencer à trembler. On est programmé pour jouer le maintien, les garçons en ont conscience. On fait des matches consistants, on n’a jamais pris de volée, on n’a jamais été à la rue et les contenus, dans l’ensemble, sont plutôt encourageants.

Quel regard portez-vous sur le FBBP01 qui est en bas de tableau, alors qu’il descend ?

C’est souvent difficile, quand on descend de Ligue 2, de se remettre la tête à l’endroit. Il y a eu pas mal de bouleversements, un nouveau coach. Mais il y a un effectif de qualité. Quand on ne démarre pas bien, alors qu’il y a une telle attente et qu’on se doit d’être en haut du classement, ça met une pression supplémentaire. Ca fait 2-3 matches qu’ils sont passés en 3-5-2. Ils ont gagné leur dernier match, ils ont perdu 1-0 au Mans, même si leur adversaire était à 10. Ils vont s’appuyer sur ce schéma, ils vont venir en étant très solides sur leurs bases défensives et venir pour contrer. Ce sera sûrement un peu tendu, car ce sont deux équipes veulent arracher des points. Est-ce que l’enjeu prendra le pas sur le jeu ? Je n’espère pas. Il faut évacuer cette notion de match derby, même si ça ne joue pas tant que ça dans la tête. C’est plus entre supporters.

Ce match est aussi particulier pour le club, avec la signature d’un partenariat avec l’OL. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Ca fait un an que je travaille dans le fonctionnement au sein du club. Je me suis impliqué au niveau de la formation. C’est venu sur la table, pourquoi ne pas mettre en place un partenariat avec des clubs pros. Je l’ai connu avec Boulogne ou Bayonne. Avoir un support professionnel aide. L’OL a prêté pas mal de joueurs à Bourg. Avec Villefranche, ils avaient jeté quelques bases d’une éventuelle collaboration. Mais ce n’était pas au même niveau de Bourg. Là vu qu’il y a la montée, l’OL a revu son partenariat avec notre club. C’est sérieux. Il y a des choses en place pour les deux clubs, avec une grosse collaboration par rapport aux jeunes du club, pour qu’ils aient un oeil bien précis sur ce qui se fait au club et aux alentours. Nous aurons des échanges pour nos partenaires, avec des entrées au stade, en loge. Il va y avoir aussi la mise à disposition de formations d’éducateurs dans différents domaines. Ce ne sera pas que sur le terrain, il y aura la préparation mentale, la préparation physique, les diplômes de secouriste, et l’entretien du terrain, ou comment gérer une réunion. On a une plateforme vidéo, pour avoir une base de données, pour proposer des clips de montage individualisés pour les joueurs. Ce sont des moyens supplémentaires pour faire progresser les jeunes. Sur cette plateforme, l’OL et leurs clubs partenaires mettent leurs vidéos de match. Au final, ce sont plein de choses intéressantes, ça donne une image plus sérieuse du FCVB. Avoir la reconnaissance de la formation de l’OL, c’est valorisant.

Crédit : Actufoot