Interview / N2

Bryan Goncalves : « Je n’ai aucune raison de partir de Versailles ! »

11/05/2020 à 16:29

Il n'avait jamais connu le championnat de National 3 Paris Île-de-France. Défenseur ambitieux, Bryan Goncalves a vite été conquis par le projet de Versailles 78 FC. Son arrivée, la montée en National 2 mais aussi son passage au PSG ou encore à l'OM, à seulement 23 ans le natif de Maisons-Laffitte nous livre ses impressions. Entretien.

Bryan, comment s’est passé votre confinement ?

Au début, c’était supportable. Ensuite, forcément, au fil des prolongements de celui-ci, c’est devenu plus difficile à supporter. Ce n’était pas évidemment de s’entraîner seul à la maison. Mais le plus important dans ces moments-là, ce n’est clairement pas le football. Même si je suis déçu de ne pas avoir fini la saison, la santé de tous prime !

Justement nous pouvons revenir sur cette saison. C’était quelque chose !

Clairement ! Je suis arrivé au club en octobre et notre objectif c’était la montée. Alors bien sûr la première satisfaction, c’est cette accession en National 2. Nous n’avons perdu seulement que deux matchs en championnat et un troisième lors du 32e de finale de Coupe de France (défaite 2-1 à domicile face à l’US Granville, ndlr). Franchement, si on nous avait empêché de monter, ça aurait été très rageant !

« j’ai rarement connu un groupe comme celui-ci »Bryan Goncalves

Pourquoi avoir choisi de rejoindre Versailles 78 FC ?

J’ai eu un contact pour signer là-bas. On m’a présenté le projet, j’ai vu le groupe qu’il y avait, j’ai échangé avec le coach, Youssef Chibhi, tout m’a beaucoup plu ! En plus, je venais d’un niveau inférieur et n’avais jamais connu le championnat de National 3 Paris Île-de-France.

D’arriver en cours de saison, c’était compliqué ?

Franchement, c’est vrai que ce n’est pas simple de débarquer en cours de route comme ça. Mais j’ai rarement connu un groupe comme celui-ci. Puis le coach, m’a rapidement fait confiance et j’ai essayé de lui rendre sur le terrain. Je suis arrivé avec une suspension sur le dos, j’ai raté 3 ou 4 matchs. Mon premier match était le 8e tour de Coupe de France (une victoire 3-0 sur le terrain de l’AF Virois, le 8 décembre, ndlr) et il n’a pas hésité à me faire jouer titulaire !

Quand on est défenseur, c’est une satisfaction de finir la saison avec très peu de buts pris ?

Bien sûr que c’est gratifiant. Mais tout cela n’est possible que grâce au travail de toute l’équipe.

Une équipe avec qui vous allez poursuivre l’aventure ?

C’est certain ! Je continue avec Versailles malgré les nombreuses sollicitation que j’ai pu recevoir. Je suis arrivé dans un club qui m’a fait confiance où j’ai rencontré des joueurs que j’apprécie beaucoup et avec qui j’ai tissé des liens. Sans oublier le coach qui a un discours que j’aime beaucoup ! Je n’ai aucune raison de partir.

« À l’OM, c’était une très bonne expérience »Bryan Goncalves

Dans votre carrière, vous êtes passé dans deux clubs professionnels , l’OM et le PSG, qu’est-ce que cela vous a apporté ?

Pour le PSG, je sortais d’un club amateur, j’étais jeune. C’était un peu le début de tout ça. J’ai fait une année avec l’association avant de rejoindre le centre de formation. J’ai eu du mal à redescendre sur mes jambes. À l’OM, c’était une très bonne expérience. Je devais notamment encadrer certains jeunes. Ça m’a permis de gagner en maturité. J’ai été très bien accueilli. Là-bas, c’est une autre mentalité, les gens sont formidables.

Avec le PSG, vous avez connu la Youth League. Lorsqu’on est jeune, c’est une expérience à part ?

C’était incroyable ! J’ai fait de beaux voyages, on a affronté l’Ajax ou encore le FC Barcelone. C’est vraiment des moments qui resteront inoubliables. Affronter l’Ajax par exemple, c’était quelque chose. C’est la meilleure équipe que j’ai jouée de toute ma vie. Il y avait tous les grands joueurs, comme De Jong, qui ont fait les beaux jours du club ces dernières saisons. Ils montrent que pour arriver au haut niveau, il ne faut jamais rien lâcher.

Pour finir, quels sont les objectifs à court et moyen terme ?

D’un point de vue collectif, nous devons faire le point dès la fin du confinement (l’interview a été réalisée dimanche, ndlr). Mais quel que soit l’objectif, je vais me donner à fond pour me club.

Crédit photo : Patrice Voisin