Coupe de France7e tour

Christophe Rodriguez (Luzenac AP) : « Un traumatisme et une plaie qui ne cicatriseront jamais »

16/11/2018 à 18:25

Quatre ans après, il est toujours là, à se battre pour son club. Christophe Rodriguez, le président du Luzenac Ariège Pyrénées Football (R1), n'a pas oublié ces mauvais moments passés en 2014. Alors, il vit comme un bonheur le septième tour de Coupe de France, ce dimanche, face au Rodez Aveyron Football (N1)

Pour la première fois depuis la saison 2012-2013, et, surtout, la non-montée en Ligue 2 de 2014, vous êtes au 7e tour de Coupe de France. Ca veut dire que la reconstruction avance ?

Je ne sais pas si c’est ça. Mais c’est une belle performance pour cette saison. On a un tirage très difficile. On aurait préféré prendre une équipe de niveau inférieur. Je suis content, car on affronte l’équipe qui se fait de mieux après Montpellier, Toulouse et Béziers en Occitanie. C’est une belle affiche. On va essayer d’être le mieux possible pour créer l’exploit. On a l’occasion, au travers de cette journée, de rassembler l’école de foot, les féminines, tous les éducateurs. Ca va être la fête du foot en Haute-Ariège.

Que ressentez-vous ?

Du bonheur, ça va nous permettre de côtoyer de nouveau le haut niveau, avec ses exigences, en terme de réglementation et d’organisation.

Vous affrontez Rodez. Que pensez-vous de cette équipe et que faudra-t-il faire ?

Elle joue le haut de tableau. Ils font un bon début, après une très belle saison l’an dernier. On a l’occasion de revoir Rodez qu’on avait côtoyé en CFA et en National, et de discuter avec les membres du staff, qu’on aura plaisir à retrouver. De notre côté, nous devrons être les meilleurs possibles, avoir un bloc défensif très solide et avoir de la réussite pour créer l’exploit. Ça, c’est le rôle du sportif, des joueurs pour mettre en place la meilleure stratégie possible.

Ca fait du bien de retrouver la lumière positivement ?

Ca fait toujours chaud au coeur de revenir à la lumière, de pouvoir communiquer sur le club, comme on le fait actuellement. C’est intéressant.

Ca vous a manqué ?

Énormément. Le haut niveau manque toujours, quand on y a goûté.

Quel regard portez-vous sur ces quatre ans ?

Ca reste un traumatisme et une plaie qui ne se cicatriseront jamais. Tout le monde en parle, il y a ce manque qui est là, omniprésent, alors qu’on avait gagné sur le terrain, le droit d’aller en Ligue 2.

C’est donc d’autant plus important de communiquer…

Pour le club en général, c’est toujours bien de parler de Luzenac, pour montrer qu’on existe toujours et qu’on se bat au quotidien pour faire survivre ce club.

A quoi ressemble le Luzenac Ariège Pyrénées Football aujourd’hui ?

On a une école de foot qui est rassemblée avec deux autres communes, Saint paul de Jarra et Tarrascon. Avec la section jeune féminines, on gère 300 enfants. On a également trois équipes seniors masculines et une pour les féminines. Soit environ 400 licenciés. Il y a eu du mouvement comme dans tous les clubs, pendant ces quatre ans, surtout chez les seniors, mais, chez les jeunes, il y a une régularité et une constance.

Quel est votre souhait désormais ?

On lance un nouveau projet sportif, on essaye de reconstruire doucement, de se stabiliser, et d’arriver, à terme, à retrouver le niveau National 3, dans les 2-3 ans qui viennent.

Crédit : Photo d’archives DR