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SC Toulon : Claude Joye poussé vers la sortie ?

26/05/2020 à 8:16

Après une semaine de joutes verbales entre Claude Joye, actuel président du SCT, et Mourad Boudjelal, candidat à la reprise du club, le maire de Toulon, Hubert Falco, a sifflé la fin de la récréation ce dimanche. Conséquence, le club serait désormais à la vente et les discussions auraient repris entre les avocats des deux parties...

C’est du moins ce qu’annonçait Le Figaro/Sport 24 ce lundi dans la soirée. Mais l’information ne serait pas surprenante au regard du message fort envoyé par le premier magistrat de la ville, qui s’est adressé directement aux supporters ce dimanche via une série de tweets. Rappelant qu’il lui est « impossible juridiquement d’agir et d’intervenir », la SAOS Sporting Club de Toulon est une société anonyme de droit privé, Hubert Falco a tout de même rappelé que le Sporting reste subventionné par la mairie, qui a notamment fait un effort substantiel pour que le club, promu en National 1, il y a un an parvienne à s’y maintenir.

Des efforts qui ont le sait sont restés vains. Toulon ayant achevé la saison à la dernière place du classement, une nouvelle saison de N2 attend les supporters. Ces derniers, rompus à des décennies de vaches maigres, mains néanmoins restés fidèles à « la Rascasse », sont clairement montés au créneau devant le triste spectacle donné par Claude Joye et Mourad Boujellal la semaine passée.

Forcément, la grande ambition formulée par Mourad Boudjellal dans son projet de reprise a séduit les amoureux du Sporting qui rêvent depuis si longtemps d’un retour de leur club dans le giron professionnel. Prenant fait et cause pour l’ancien patron du RCT, ils ont fait monter la pression sur un Claude Joye de plus en plus esseulé. Interrogé sur la situation de son ancien club la semaine, Bernard Pardo rappelait qu’à Toulon Hubert Falco reste le patron.

Plutôt discret ces dernières semaines sur le sujet « SCT », certainement plus préoccupés par les urgences de la crise sanitaire dans sa commune, le patron a fini de taper du poing sur la table. Réélu dès le premier tour des élections municipales pour un quatrième mandat, avec plus de 60% des voix en mars dernier, Hubert Falco est en poste depuis 2001 et attend toujours que le club retrouve le haut niveau.Le premier magistrat toulonnais est comme ses administrés qui supportent le club, il a assez attendu et semble voir aujourd’hui en Mourad Boudjellal, la dernière chance pour le Sporting de revvre des heures dorées.

Face à la baisse probable d’une subvention municipale qui dépassait les 500 000 € cette saison, au retrait tout aussi probables de plusieurs partenaires, dont certain conditionneraient clairement leur soutien au départ de l’actuel président, mais aussi face à une opération « dégraissage » qui s’annonce compliqué concernant l’effectif de l’équipe fanion, Claude Joye aurait donc revu sa position. Ses avocats et ceux de Mourad Boudjellal vont désormais tenter de trouver une issue positive à ce dossier, tandis que les supporters croisent les doigts en espérant que la prochaine chanson partagée par Mourad Boudjellal sur Twitter soit douce à leurs oreilles.