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Consolat : la Ligue 2 ou rien !

02/08/2017 à 11:15

Le président de Marseille Consolat, Jean-Luc Mingallon est venu parler de l'actualité de son club à l'aube d'une saison qui s'annonce palpitante en tout point. De la N1 aux écoles de football, le président en poste depuis 36 ans n'oublie rien. Entretien.

Président, quels sont les objectifs de la N1 pour cette saison ?

Je vais être très clair. Cette année, c’est la montée ! Cela fait trois ans que l’on échoue de peu. On veut clairement y aller. Nous ne sommes soutenus que par nous-mêmes, sur 18 équipes, nous sommes le 17e budget. Si on veut sauver le club, c’est directement la Ligue 2 ou rien. Les collectivités ne nous soutiennent pas. Quatre ans en National ce n’est pas viable économiquement pour un club comme nous.

Comment s’est passée la construction de l’effectif ?

On a vendu trois joueurs. Nous sommes le club qui relance le plus de jeunes au niveau Ligue 2. Des joueurs comme Bozok (Nîmes), Lopez (Paris FC), Mendy (Quevilly-Rouen) ont rejoint la Ligue 2. C’est aussi une réussite pour nous de pouvoir leur offrir ce tremplin là. Nous avons un staff technique très compétent qui a su travailler de manière à ce que l’équipe reste compétitive. Je ne parle pas pour rien, si je vise la Ligue 2 en fin de saison c’est que je sais que nous en sommes capables.

En ce qui concerne les équipes de jeunes, quels sont les nouveautés pour cette saison ?

On a enfin eu le diplôme Élite pour nos écoles de football. Cela récompense le travail de tous les bénévoles qui, depuis de nombreuses années, dépassent leur fonction d’éducateur sportif pour être aussi des pions de la vie sociale. Nos équipes d’U15, U17 et U19 passent toutes dans les catégories supérieures. Il faut que l’on s’occupe de 700 jeunes chaque jour et surtout le mercredi. Notre club a la particularité d’être plus actif dans la vie des jeunes du quartier que les centres sociaux dont c’est le seul rôle. Cependant, nous n’avons pas les subventions qu’ont ces centres-là. Ce qui fait que financièrement, c’est compliqué.

Quel est le vrai rôle d’un club comme le vôtre, ici, à Marseille ?

Les gens ne prennent pas conscience que l’on ne représente pas seulement Consolat, mais nous sommes les représentant de tout les clubs de quartiers de Marseille. On se lève tous les jours pour que tout le monde parle en bien des quartiers nord de Marseille que ce soit le 14e, le 15e ou le 16e arrondissement. On a notre part de responsabilité aussi dans le fait que le stade ne soit pas tout le temps plein : il faut que l’on améliore notre affichage et notre communication pour ramener plus de gens, mais on progresse petit à petit. Il faut que tout le monde vienne nous aider aussi à grandir. Consolat ce n’est pas seulement les joueurs et l’encadrement, Consolat, ce sont tous ces quartiers, tout ces gens qui, à Marseille, veulent aussi exister, dans cette partie de la ville où certains ne veulent pas qu’on leur fasse de l’ombre.