N2

N2 : le sort s’acharne sur Le Puy Foot 43, un troisième match reporté

18/09/2020 à 16:17

Non touché directement par le virus, le club auvergnat vient de subir un troisième report de match, le deuxième de suite.

Décidément, le Puy Foot n’est vraiment pas gâté en ce début de saison. Le club auvergnat vient de subir son troisième report en ce début de saison en raison de la Covid-19. Après Bourges 18 et Angers SCO, c’est cette fois-ci le centre de formation du FC Nantes qui est touché. Le club relégué de N1 a choisi d’exprimer sa frustration et sa déception au travers d’un communiqué.

Le communiqué du Puy Foot

« Le sort s’acharne sur Le Puy Foot, victime d’un nouveau coup dur. Une semaine après le report de son match à Angers, les Ponots sont cette fois privés de l’affiche face aux Canaris à Massot demain ; le club de Loire-Atlantique a déclaré un cas de Covid-19 au Centre de formation et des cas contacts chez les joueurs, placés à l’isolement, et obligeant l’Agence régionale de la santé à reporter cette rencontre. Encore raté !

L’agence régionale de la santé (ARS) ne plaisante pas avec la … santé ! Mise au fait d’un nouveau cas de Covid-19 au sein du Centre de formation nantais (Batista Mendy, élément de la réserve mais qui s’entraîne avec les pros, a été déclaré positif au Covid-19), elle a tranché : l’équipe B du FC Nantes, qui a placé dix de ses joueurs à l’isolement hier, n’effectuera pas son déplacement à Massot demain. Le Puy Foot 43 prend acte de cette décision (report du match).
Voilà les joueurs de Roland Vieira privés pour la deuxième fois en huit jours, et pour la troisième fois en six journées, de compétition… Un coup dur, très dur, et mal vécu du côté des Ponots, extrêmement déçus.

Un calendrier surchargé et des contraintes à gérer

Ces derniers, victimes eux aussi du Coronavirus durant la préparation estivale, et largement perturbés dans leur organisation (on se souvient notamment du demi-tour en bus devant le stade de Péronnas à quelques minutes d’un match amical puis à la période d’isolement qui avait suivi en raison d’un cas similaire dans les rangs des Ciel et Blanc), ne sont pas naïfs : ils savent bien que le FC Nantes n’est pas coupable de cette situation, cependant, ils ont l’impression d’être les victimes, les Dindons de la farce même (ça tombe toujours sur eux !) et impuissants.

Car cela commence à faire beaucoup pour une équipe ambitieuse, qui s’entraîne toute la semaine en attendant la cerise du samedi – le match – et qui, au lieu de cela, voit quatorze de ses concurrents en découdre sur les terrains de N2. Sans compter qu’il faudra recaser ce troisième match reporté, sans doute en milieu de semaine une fois encore, comme si le calendrier n’était pas déjà suffisamment chargé (les deux premiers matchs reportés, à Bourges 18 et à Angers, ont respectivement été reprogrammés mercredi 30 septembre et mercredi 14 octobre, à chaque fois entre deux journées de compétition).

A Colomiers samedi prochain… en principe !!!

A ce rythme, ce n’est pas uniquement un championnat de National 2 que le club du président Christophe Gauthier va disputer, mais aussi une Ligue des Champions en semaine ! On plaisante, mais ce n’est pas drôle. Avoir des matchs en retard n’est jamais très bon. Accumuler les matchs tous les trois ou quatre jours non plus.

« Les problèmes des autres tombent à chaque fois sur nous. Il n’y a pas d’équité totale. Je ne l’incombe à personne, mais à force, ça provoque de l’usure mentale. On manque de rythme, notre préparation athlétique tombe à l’eau. On est dans le brouillard », se désolait le coach Roland Vieira dans les colonnes de L’Eveil ce matin.

Son staff et lui devront non seulement gérer cette nouvelle situation mais aussi leur effectif, les temps de récupération, le manque de rythme, les pépins physiques, l’instabilité, l’iniquité, les programmations des plannings, l’état psychologique, etc. Et ça, ce n’était pas prévu.

Ce qui est prévu, en revanche, c’est le déplacement samedi prochain (le 26 septembre) à Colomiers en championnat (journée 7), trois semaines après avoir foulé une pelouse en compétition. A moins que d’ici là … »