AnalyseChampionnats

Les + et les – des différentes solutions envisagées pour la fin de saison !

03/04/2020 à 12:10

La rédaction d'Actufoot a tenté de décrypter toutes les hypothèses avancées jusqu'ici pour décider du sort des championnats.

Les solutions envisagées pour rejouer

Solution N° 1 : Reprendre et terminer les championnats

Cette solution consisterait à attendre le « déconfinement » pour reprendre les entraînements, puis la compétition. Le Président de la FFF, Noël Le Graët, avait déclaré au début de la suspension des championnats son intention d’aller au bout quitte à terminer en juillet : « Pour ne pas mettre de stress à tout le monde, il faut déclarer aujourd’hui, de façon officielle, que l’on joue le maximum de matchs, en faisant attention à la santé des joueurs et on termine la saison le 15 ou 20 juillet. En se laissant quinze ou vingt jours de plus, on passe cool, sans problème. C’est la seule solution pour faire quelque chose de cohérent ».

Les plus
  • En terme d’équité sportive, on pourrait difficilement faire mieux. Si elle va à son terme, cette saison ressemblera à une saison plus ou moins « normale », en tout cas au niveau des enjeux sportifs.
  • Les clubs français compteront moins de pertes financières puisque la saison pourra se terminer.
  • Les instances n’auront pas affaire aux recours des clubs concernant une décision qu’ils estimeraient injuste.
Les moins
  • Cela demanderait aux joueurs et autres acteurs de se replonger très rapidement dans la compétition, sans doute deux semaines seulement après la fin du confinement. « Pour l’instant, on reste dans l’idée d’un confinement jusqu’au 15 avril. Même si on peut penser que c’est utopique, la FFF se base dessus. Derrière, elle dit qu’on pourrait jouer le 10 mai. Nous, on pense que non puisque pour être dans des conditions physiques normales, il nous faudrait cinq semaines de ré-athlétisation. On table plus sur le week-end du 17 voire du 25 mai. Ensuite, il faut voir de quelle manière on procéderait pour que les joueurs puissent revenir dans leur club alors qu’ils pourraient être dans des régions qui seraient toujours confinées. C’est là-dessus qu’on désire travailler avec les instances, puisque encore une fois l’intérêt de tous est que le championnat se termine » nous avait informé Jean-Pierre Scouarnec,  président de l’USL Dunkerque et du syndicat de l’Union Nationale des clubs de football amateurs employeurs (U2C2F).
  • Les acteurs du foot auront-ils envie de jouer après cette période qui aura laissé des traces ? Il faudra prendre en compte l’aspect physique mais aussi psychologique des joueurs !
  • Il n’y aurait probablement pas de vacances estivales pour les amateurs.
  • Les licences seront périmées s’il faut jouer en juillet.
  • Des difficultés seront à prévoir concernant les mutations estivales. En effet, les clubs pourraient se retrouver à préparer le prochain exercice (stages, essais, renouvellement de contrats…) alors que La saison 2019-2020 ne sera pas terminée. Les instances devront donc décaler la période de mutations et prolonger les contrats qui devaient se terminer en juin 2020.
  • La période d’examens universitaires qui devrait être repoussée en été pourrait poser problème aux jeunes éducateurs, joueurs et arbitres.
  • Problèmes pour les joueurs amateurs qui comptent sur un travail saisonnier pour financer leurs études.

Solution N°2 : Finir la saison lors du dernier trimestre 2020

Jean-Pierre Rivère, Président de l’OGC Nice, a été le premier à soumettre cette idée ! « Réfléchissons au-delà de l’année en cours et essayons de donner une cohérence aux trois années à venir. En 2022, la Coupe du monde se déroulera au Qatar, du 21 novembre au 18 décembre. Pourquoi ne pas s’adapter à cette compétition dès aujourd’hui ? C’est peut-être le moment d’entreprendre un grand changement. En 2022, il serait envisageable de débuter notre championnat en février et de fixer la trêve entre le 1er et le 17 août. En 2021, nous pouvons envisager la même chose. Pour 2020, l’idée est de reprendre le championnat en cours fin août et le terminer fin octobre ou en novembre. Les dates indiquées seraient à peaufiner par des personnes bien plus qualifiées » avait expliqué le boss de l’OGC Nice. Il s’agirait donc de reprendre les championnats là où ils se sont arrêtés, et de les conclure entre septembre et décembre. De cette manière, la saison suivante débuterait en février 2021 et s’étalerait sur l’année civile.

Les plus
  • Dans le contexte de confinement que l’on connaît, cette hypothèse semble la plus judicieuse pour terminer la saison, tout en ayant le temps de relancer les organismes et de se remettre dans l’esprit de compétition.
  • Cette solution pourrait être l’occasion de remodeler les calendriers du football européen dont tous les pays sont impactés.
  • Elle permettrait également de ne pas trop jouer en hiver. On sait qu’à cette période, les pelouses peuvent être impraticables et occasionnées de graves blessures.
  • Cela permettrait aussi de favoriser les matchs en mai, juin, voire en juillet.
  • « Notre sport pourrait alors reprendre dans des conditions normales et éviter des matchs à huis clos répétés et très ennuyeux » avait argumenté le patron du club azuréen, avant d’ajouter,
  • « L’économie commencera à se reconstruire. Pensons à nos supporters à nos partenaires. En proposant les abonnements de la saison prochaine en janvier 2021, un plus grand nombre de personnes auront eu le temps de se reconstruire et assainir leur situation financière ».
  • Cela permettrait enfin de mieux préparer la prochaine Coupe du Monde.
Les moins
  • Pour s’adapter aux compétitions européennes et autres événement nationaux, ce serait un véritable casse-tête.
  • Cette décision pourrait également impliquer à terme un changement au niveau du calendrier scolaire.
  • Comment jouer pendant les fortes chaleurs ? Une canicule pourrait compromettre le beau jeu et mettre la santé des acteurs du jeu en danger.
  • Cela impliquerait certainement des matchs en nocturne tard le soir et des pauses fraîcheur plus fréquentes qui pourraient hacher le jeu.

Solution N°3 : Organiser des Playoffs et Playdowns

Comme en NBA, il s’agirait d’organiser une sorte de tournoi où les premiers de leur poule au moment de l’arrêt des championnats s’affronteraient entre eux pour déterminer les montées, et les derniers de leurs championnats pour désigner les descentes.

Les plus
  • Cela permettrait de réduire le nombre de matchs restants pour finir la saison plus rapidement.
  • Cette solution donnerait l’avantage de pouvoir déterminer des montées et des descentes sur rectangle vert et donc de respecter l’équité sportive. Il y aurait donc moins de recours des clubs auprès des instances.
  • Sur la forme, pour les compétiteurs mais aussi pour les spectateurs, on assisterait à des matches passionnants.
  • Les médias devraient donc pouvoir profiter de la diffusion de matches cruciaux qui feront beaucoup d’audience.
Les moins
  • Les premiers et derniers aujourd’hui auraient-ils été les mêmes en temps normal, à la fin des championnats ?
  • Il serait difficile de mettre en place un tel format.
  • Comment déterminer les équipes qui joueront les Playoffs et Playdowns sachant que dans beaucoup de championnats, les équipes n’ont pas joué le même nombre de matchs et surtout, n’ont pas affronté les mêmes équipes avant que les compétitions s’arrêtent ?
  • Certaines équipes vont devoir refaire une préparation pour seulement quelques rencontres quand d’autres auront déjà terminé leur championnat.

Les solutions envisagées pour arrêter définitivement la saison 2019-2020

Solution N°4 : Procéder à une saison blanche

Il s’agirait d’annuler les championnats en ne faisant aucune montée, ni descente. Toutes les équipes repartiraient sur une saison 2020-2021 au même niveau qu’elles ont commencé la saison 2019-2020. Marc Debarbat, le président de la Ligue de football amateur (LFA), a catégoriquement écarté cette idée dans une interview donnée mercredi à France TV : « Pour le moment, c’est hors de question !, martèle-t-il. D’abord une saison blanche, ça n’existe pas. Il y a des clubs qui ont fait des rencontres, qui ont joué, etc. Et on trouvera d’une manière ou d’une autre des solutions pour, soit finir les matchs, soit en faire quelques-uns. Mais en tout état de cause, ce n’est pas possible de faire une saison blanche. Il est évident que notre souhait principal c’est d’essayer de terminer les compétitions autant que ça se peut, aussi bien les compétitions nationales, que régionales et départementales ».

Les plus
  • Une saison blanche permettrait de se concentrer sur le prochain exercice et de le préparer dès la sortie du confinement.
  • Les groupes seraient déjà constitués
  • Du coup, il n’y aurait de décalage de championnat en juin ou juillet.
  • Les instances s’enlèveraient la lourde tâche de transformer et d’adapter le règlement actuel.
  • Cette solution permettrait aux acteurs du foot de consacrer du temps pour le retour à la vie normale.
  • Pour les amateurs, cela effacerait les problèmes d’examens ou de vacances estivales déjà organisées.
  • La période de mutation ne serait pas affectée et il n’y aurait plus de problèmes au niveau des fins de contrats prévus en juin 2020.
Les moins
  • Les clubs ayant mis les moyens de leurs ambitions et/ou se retrouvant dans une excellente saison en termes de résultats (leader, proche leader) pourraient être déçus par cette formule. Il s’agirait de tirer un trait sur tous les matches de la saison 2019-2020 !
  • Une grande vague de recours en découlerait.
  • Cela reviendrait à mettre à la poubelle tous les budgets qui étaient destinés à finir les championnats.

Solution N°5 : Tout le monde repart au même niveau l’année prochaine mais avec les points acquis cette saison

Ce serait comme une sorte de super saison ! On fait une saison blanche cette année mais les équipes repartent sur la saison 2020-2021 avec les mêmes points acquis au moment de l’arrêt des championnats 2019-2020.

Les plus
  • Il s’agirait d’une saison blanche mais avec l’avantage de na pas la perdre totalement. Les équipes garderaient les avantages ou les inconvénients des points acquis la saison d’avant, ce qui permettrait d’être juste à tous les niveaux.
  • Cela permettrait de ne pas changer les groupes et les calendriers pour la prochaine saison.
Les moins
  • Les clubs ne repartiront pas tous avec les mêmes équipes la saison prochaine, il y aura de nouveaux joueurs qui n’auront pas participé à la saison d’avant et qui pourtant, bénéficieront ou seront handicapés par les points acquis la saison d’avant.
  • Les clubs qui jouent le maintien auront-ils le même pouvoir d’attraction ? Pas certain qu’un joueur accepte un défi dans un club pratiquement déjà condamné dès le début de saison.
  • Serait-il possible d’appliquer cette solution aux championnats jeunes qui, avec la réforme, sont devenus des championnats générationnels.
  • Sur le long terme, cela pénaliserait les équipes pour quelques mauvaises performances sur le 2e semestre 2019.

Solution N°6 : Retenir les classements actuels

Pour cette hypothèse, il s’agirait de se fier au classement lors de la dernière journée de championnat jouée. En National 1 par exemple, le classement retenu serait celui de la 26e journée. Pau intégrerait la Ligue 2, quand Le Puy, Béziers, Ajaccio et Toulon seraient relégués à l’échelon inférieur. A l’image de la Belgique, un calcul serait nécessaire pour mettre toutes les équipes au même niveau de matchs joués. Si cette solution était retenue ou la solution N°7, on devrait aller vers la solution belge pour mettre au même niveau toutes les équipes en termes de matches joués.

Le système belge : Le football belge a imposé un classement dans lequel le nombre final de points d’une équipe est calculé ainsi : le nombre de points d’une équipe A au 12 mars 2020, multiplié par (le nombre de matchs joués au maximum par un club dans la même série, divisé par le nombre de matches joués par l’équipe A). Par exemple, le RWDM a obtenu 34 points au 12 mars 2020 et n’a joué que 23 matches alors que l’équipe qui en a le plus joué en a disputé 25 : 34 x (25 (soit l’équipe qui a joué le maximum de matches) / 23 (soit le nombre de matches joués par l’équipe) = 34 x 25/24 donc 34 x 1.1 = 37,4 points. Et en cas d’égalité de points, l’ACFF regarde alors au nombre de victoires puis à la différence de buts, puis au nombre de buts marqués, puis au nombre de victoires à l’extérieur, puis à la différence de buts à l’extérieur, puis au nombre de buts marqués à l’extérieur. Ce coefficient permet ainsi de figer les classements et de déterminer les montants et descendants entre les différentes divisions.

Les plus
  • Il n’y aurait pas de décalage de championnat en juin ou juillet.
  • Les amateurs et semi-pros pourraient travailler, passer des examens ou partir en vacances cet été.
  • La période de mutation n’aurait pas besoin d’être décalée.
  • ¾ du championnat a été joué, cela récompenserait ce qui a été produit
Les moins
  • Pas tout le monde n’a joué le même nombre de matches dans les championnats (matches en retard, matches avancés).
  • Procéder à des phases de montées/descentes alors qu’un championnat n’est même pas terminé, est-ce vraiment juste ?
  • Il y aurait beaucoup de recours possibles notamment chez les deuxièmes dont certains n’ont pas leurs matches à jour et chez les relégables dont certains remontent la pente.

Solution N°7 : Tenir compte des classements à la fin de la phase aller

Cette solution reviendrait à ne prendre en compte seulement le classement de la phase aller en faisant comme si les quelques matches disputés de la phase retour n’avaient jamais eu lieu. La solution du comptage belge pourrait aussi être appliquée pour les équipes qui comptent des matches en retard.

Les plus
  • Ne retenir que les classements de la phase aller permettrait d’arriver à un point d’équité : tous les clubs auraient disputé le même nombre de rencontres et se seraient tous affrontés. « Quelle que soit la solution retenue, si on n’arrive pas à terminer la compétition, il faudra prendre des mesures exceptionnelles qu’exige une situation exceptionnelle sur lesquelles on est en train de travailler. Ainsi, pour des raisons d’équité, sans doute prendra-t-on comme classement officiel final celui qui aura été établi à la fin des matches aller. Car au moins, tout le monde aura rencontré tout le monde une fois. C’est la moins mauvaise solution » s’était exprimé Bruno Brongniart, le président de la Ligue des Hauts-de-France.
  • Il n’y aurait pas de décalage de championnat en juin ou juillet.
  • Cela permettrait de laisser la période estivale libre, ce qui permettrait à beaucoup de joueurs amateurs et semi-pros de pouvoir travailler, passer des examens ou partir en vacances.
  • L’été pourrait être libre pour les joueurs amateurs qui travaillent, étudient ou partent en vacances en famille.
  • La période mutation ne serait pas affectée, pas besoin de modifier les dates !
Les moins
  • « Censé » car cette hypothèse pourra difficilement s’appliquer, dans la mesure où certains championnats (notamment dans les Hauts-de-France et dans le Grand-Est) ne sont même pas arrivés au terme de leur phase aller.
  • Il se poserait la question des matches disputés à domicile/à l’extérieur.
  • Il pourrait y avoir des problèmes avec les équipes qui sont à égalité parfaite dans leur championnat, il faudrait donc se diriger vers le système belge.
  • Des équipes qui se retrouvent en position de maintenus dans la deuxième partie de saison se retrouveraient reléguées.
  • Beaucoup de recours pourraient être déposés…
  • Là encore, beaucoup d’équipes pourraient se sentir désavantagées car un coefficient pourrait ne pas donner plus d’un point par match en retard, soit à peine plus qu’un match nul
  • Pour les équipes qui ne sont pas allées jusqu’à la fin de la phase aller, ça ne donnerait pas un ordre d’idée précis car ils n’auraient pas affronté les mêmes équipes.
  • Le football est-il d’une logique implacable ? Pas certain ! Difficile de se calquer sur le comptage belge pour remplacer des matchs non joués par un simple coefficient

Solution N°8 : Mixer les hypothèses 6/7 et départager les équipes concurrentes sur la base de l’article 13 du championnat de N2.

On ne fait pas de playoffs, ni playdowns, et on calcule les résultats des prétendants à la montée face aux cinq meilleurs équipes (le chiffre peut changer selon les poules) de leurs championnats respectifs. On fait la même chose pour les descentes.

Les plus
  • Cela permettrait un calcul simplifié car moins d’équipes seraient concernées. En effet, toutes les équipes qui ne sont pas en position de monter ou descendre ne seraient pas pris en compte.
  • Il n’y aurait pas de décalage de championnat en juin ou juillet.
  • L’été pourrait être libre pour les joueurs amateurs qui travaillent, étudient ou partent en vacances en famille.
  • La période mutation ne serait pas affectée, pas besoin de modifier les dates !
  • C’est une solution qui permettrait à la FFF de se défendre de manière efficace face aux recours car elle aura pris en compte le maximum de critères contrairement aux deux précédentes solutions abordées dans l’analyse.
Les moins
  • L’article 13 n’a pas été prévu à cet effet car relatif au titre de champion en N2.
  • Cette hypothèse N°8 demanderait le détournement de cet article 13, qui à l’origine est prévu pour les championnats de N2, pour déterminer de la manière la plus équitable possible les montées et les descentes.
  • Cette solution pourrait provoquer des recours chez les clubs.
  • Le football est-il d’une logique implacable ? Pas certain ! Difficile de remplacer des matchs non joués par un simple coefficient.

Solution N°9 : Procéder à toutes les montées et aucune descente (élargissement des poules)

En effet, les premiers à l’instant T et les premiers de la phase aller (s’ils sont différents) monteraient à l’échelon supérieur. Les relégables ne seraient pas condamnés et cela donnerait des poules bien plus larges avec une refonte des calendriers. Nota bene : ce principe de ne mettre aucune descente est aussi applicable aux trois précédentes hypothèses.

Les plus

  • C’est peut-être la solution qui permet de satisfaire le maximum d’équipes car il n’y aurait pas relégation.
  • C’est donc une idée qui, à priori, engendrerait le moins de recours.
  • Cela ne rajoutera pas de la difficulté aux clubs qui étaient déjà en mauvaise posture.
  • Cela laisse du temps à la Fédération d’organiser les futurs calendriers.

Les moins

  • Réorganisation démentielle et alourdissement des calendriers qui étaient déjà estimés trop lourds avant l’épidémie de coronavirus !
  • Cela imposerait donc probablement la suppression des coupes nationales, régionales et départementales.
  • Il faudra jouer plusieurs matchs en semaine, ce qui est compliqué pour les joueurs amateurs ou semi-pros qui travaillent en parallèle.
  • Obligatoirement, la mise en place de nombreuses descentes s’imposeraient sur le court terme (la saison prochaine) ou sur le long terme (avec un étalonnage sur plusieurs saison). Est-ce que toutes les équipes seraient prêtes à accepter plus de descentes par poule ?
  • Il s’agit d’une des solutions les plus bouleversantes pour l’avenir mais peut-être est-ce nécessaire pour le foot…