Coupe de France8e tour

Eric Ledeux (AS Villers-Houlgate, R3) : « Pour la fête, on espère rencontrer les pros »

06/12/2018 à 15:27

Club de R3, et l'un des deux co-petit poucet du 8e tour de Coupe de France, l'AS Villers-Houlgate affronte Le Havre AC (Ligue 2), ce samedi. Une rencontre de prestige qu'a accepté de décrypter Eric Ledeux, le coach.

Comment vous sentez-vous avant ce 8e tour de Coupe de France contre Le Havre ?

On se sent bien. C’est vraiment un match très intéressant, que ce soit pour les joueurs, le club, les supporters, la région. On a pour objectif de faire un bon match. On veut essayer d’exister le plus longtemps possible et, si on existe, se qualifier.

Peu de personnes y croient à cette qualification. Qu’est-ce qui vous donne de l’espoir ?

Il y a trop d’écart, c’est vrai. Sur dix matches, on va en perdre 9, samedi, ça peut être le dixième (sourires). Pour réussir une performance, nous devrons être bien au dessus de notre niveau, et eux, bien en dessous. Si eux sont à leur niveau, on a très peu de chance de se qualifier. Mais ce sont des humains, et ce sera 16 hommes contre 16. Tout peut arriver, même si, la réalité, c’est que c’est une équipe bien plus forte que nous.

Vous avez utilisé la vidéo ?

Oui, on a travaillé avec comme pour tous les matches de Coupe de France. On ne le fait pas en championnat, mais ça nous a beaucoup aidé dans les derniers tours. Le Havre, c’est différent. Ils ont un gros effectif, c’est difficile de détecter quelle équipe jouera, mais on est prêt.

Espérez-vous qu’ils vont faire tourner l’effectif ou non ?

Mon expérience de joueur va me faire dire qu’on espère beaucoup de pros. Avoir des jeunes du centre, ce n’est pas une bonne chose pour nous. Les pros ont des objectifs qui sont importants dans leur saison. Ce match-là est moins important que le championnat. Les jeunes stagiaires, à chaque match, il faut qu’ils montrent. Ce sera toujours le match le plus important. Ce n’est pas le cas pour les pros. Et puis, pour la fête, on préfère rencontrer ces derniers.

Vous allez jouer à Dives. N’auriez-vous pas préféré le stade Océane du Havre ou le stade Malherbe de Caen ?

On ne voulait surtout pas jouer au stade Océane. Ca nous aurait causé beaucoup de handicap. Si on joue chez eux, c’est s’infliger une fessée. On voulait jouer chez nous, mais notre stade ne permet pas d’affronter une équipe professionnelle. Dives nous va très bien, on y a souvent joué. On a un public nombreux, ce qui est rare. Je n’ai d’ailleurs jamais vu autant d’engouement à un si petit niveau. On a une centaine de personnes à l’entraînement et il y avait 1200-1300 spectateurs lors des 2-3 derniers tours. On était parmi les plus grosses affiches. Là, on ne sera pas très loin de chez nous, on est très content d’aller à Dives.

Cet engouement, comment le vivez-vous ?

L’équipe, on l’a construite, je connais ses qualités et ses défauts. Mais je suis au club depuis un peu moins d’un an et demi. Je suis très surpris de cet engouement. Pour ce qui est la préparation du match, avec la presse, la télé, ce sont des moments compliqués. On essaie de dédramatiser. Ce sont des moments rares dans une vie. Ce match en fait partie pour les joueurs Il faut bien en profiter, être heureux d’être là. Pour nous, ce n’est que du bonus. Ils vont pouvoir montrer aux yeux que, malgré notre petit niveau, on a une bonne équipe. Quelques joueurs ont été présents dans des centres. Pour des raisons diverses, ils n’ont pas réussi. Avec un peu de chance, ils auraient pu faire partie des adversaires.

Qu’avez-vous programmé pour l’avant-match ?

On fait comme pour tous les tours de coupe. On a entraînement ce soir. Demain, c’est repos. J’appelle mes joueurs, je discute individuellement avec chacun. On se retrouve samedi matin pour manger ensemble et préparer au mieux la rencontre.

Avez-vous prévu votre groupe qui sera sur la feuille de match ?

Ce sont les 16 mêmes joueurs depuis 3-4 tours. Mais j’en profite pour dire que je n’oublie pas les cinq autres qui sont dans le groupe d’entraînement. Ils auraient mérité. Si on est là, c’est grâce à eux. Pour moi, il faut être plus proche de ceux qui n’auront pas la chance d’être au bord de la pelouse ou dessus que ceux qui vont débuter. Pour ces derniers, c’est facile.

Crédit : ASVH