Interview

Florent Duparchy (AJ Auxerre) : « Les conseils de Zacharie Boucher ont été très importants »

14/05/2020 à 16:26

En fin de contrat avec Auxerre, Florent Duparchy (19 ans) revient sur sa saison avec le groupe N3 de l'AJA, invaincu et promu en National 2. Passé par Saint-Priest, Evian, puis par le centre de formation de Valenciennes, le jeune gardien de but, qui ne sait pas encore de quoi sera fait son avenir, évoque notamment l'importance de Zacharie Boucher dans sa saison. (Photo : AJA).

Florent, comment avez-vous vécu le confinement loin des terrains ?

C’est difficile car on passe de 7,8 entraînements par semaine sur le terrain, à zéro. Donc forcément le football manque beaucoup. Pour ma part, j’essaye de combler ce manque en m’entraînant physiquement plusieurs heures par jour.

Et pour vous entretenir spécifiquement, comme le requiert votre poste ?

Pour s’entraîner spécifiquement c’était plus compliqué jusqu’au 11 mai. Je faisais des exercices avec des balles de tennis pour garder la coordination œil-main. Maintenant, je m’entraîne avec un ami, ça me permet de retourner dans la cage et lui de travailler ses frappes.

Quels sont vos caractéristiques ? Sur quoi pouvez-vous vous améliorer ?

Je suis un gardien très bon sur sa ligne, avec une bonne détente et de bons réflexes. Après je dois m’améliorer sur touts les points si je veux devenir meilleur et être le plus complet possible.

Vous êtes en fin de contrat et votre avenir à l’AJ Auxerre est incertain puisque le club ne vous a pas garanti de vous garder. Avez-vous certains regrets ? La route est-t-elle bouchée par un important contingent de gardiens ?

Non je n’ai pas de regret. J’était parti pour faire seulement les entraînements en N3 et quitter le club en fin de saison. Finalement, avec mes bonnes performance, j’ai pu être très régulièrement concerné avec le groupe pro entraîné par Jean-Marc Furlan. J’ai même pu faire la reprise hivernale avec eux et ceci m’a permis de beaucoup progresser et de mieux connaître le monde professionnel. La route paraissait bouchée à mon arrivée, mais il y a toujours moyen de passer quand même.

Justement, la réserve a réalisé une saison quasi parfaite en N3 (14 victoires, 3 nuls, 0 défaite) et jouera en N2 l’année prochaine. Comment l’avez-vous vécue en tant que numéro 2 ?

C’était la première fois que je vivais une saison comme numéro 2. Ça n’a pas été facile au début mais les très bonnes performances de l’équipe ont fait que je le vivais mieux. Les conseils de Zacharie Boucher, qui avait déjà connu cette situation, ont aussi été très importants. Et puis j’avais accepté les conditions à mon arrivée, j’ai déjà été chanceux de signer à Auxerre alors que j’avais une fracture à la main durant tout l’été.

Avant Auxerre, le centre de formation de Valenciennes vous a fait confiance pendant une saison. Comment ça c’était passé dans le Nord ? Pourquoi ne pas avoir continué là-bas ?

À Valenciennes, ça s’était très bien passé. Lors de la première je commençais même à faire quelques entraînements avec le groupe professionnel. Malheureusement une blessure m’avait empêché de finir la saison. La saison suivante, le club a recruté des gardiens et il n’y avait donc plus aucun intérêt à rester pour faire une troisième année.

Cette période rendue floue par le confinement et l’arrêt des compétitions vous fait t-elle ressentir de l’inquiétude par rapport à votre avenir ?

Je la vis très sereinement, je ne m’inquiète pas. J’ai confiance en moi, en mes agents et en dieu. Je sais que quel que soit le projet que intégrerai l’année prochaine, ce sera le bon.