InterviewLigue 2

Gautier Lloris (GFC Ajaccio) : « J’attends beaucoup de temps de jeu ici »

13/01/2018 à 12:22

Prêté par l'OGC Nice au GFC Ajaccio, pour six mois sans option d'achat, Gautier Lloris, 22 ans, a fait ses premiers pas avec ses nouveaux partenaires hier. Au bout d'une longue journée, qui lui a permis de visiter son nouvel appartement, les installations du club corse et de se rendre avec le groupe à Lorient, - "pour l'intégration", a dit Albert Cartier, son entraîneur -, même s'il n'est pas qualifié, le défenseur a raconté, en exclusivité, son nouveau défi.

Pourquoi avoir choisi de rejoindre le GFC Ajaccio ?

J’ai fait ce choix car, à Nice, comme on l’a dit avec le coach, c’était bloqué, car il y a beaucoup de défenseurs. J’aurais pu ne gratter que 3-4 matches. Ce n’est pas assez pour atteindre ma progression maximum. J’ai eu l’opportunité de prendre du temps de jeu en Ligue 2. Le Gazélec m’offrait ça. C’est un challenge intéressant. Le coach, Albert Cartier, m’a appelé. Ca s’est fait rapidement, en cinq jours, le temps de régler ma prolongation.

Cette prolongation à Nice, c’est une satisfaction ?

C’était obligatoire de prolonger pour rester à l’OGC Nice (il était en fin de contrat en juin prochain). Il y avait beaucoup d’interrogations sur moi, car j’enchainais les blessures. Depuis un moment, je n’ai pas eu de pépins physiques. Le coach hésitait à me mettre, mais il n’y avait pas de blessé, donc je n’avais pas de chance de jouer. Les dirigeants ont eu de bons retours de l’entraînement, donc ils m’ont prolongé avant de me prêter.

« J’attends beaucoup de temps de jeu »

Lucien Favre a été élogieux à votre sujet, jeudi, en conférence de presse.

Il me dit souvent ce qui va et ce qui ne vas pas, depuis qu’il est arrivé. A cause des blessures, il n’a pas pu me voir à l’oeuvre, mais il m’a toujours bien aimé.

Qu’attendez-vous de vos six mois de prêt au GFC Ajaccio ?

J’attends beaucoup de temps de jeu, de victoires. C’est un sport collectif. Ce n’est pas parce que je n’appartiens pas pleinement au club que j’y vais pour faire semblant. Je veux faire une meilleure deuxième partie que la première qu’ils ont faite, ça voudra dire que j’ai apporté un peu.

Vous connaissez Grégoire Puel dans l’effectif…

Ca faisait un moment que je ne l’avais pas vu. C’est le premier à qui j’ai parlé de l’équipe. Il est venu me dire bonjour à l’entraînement. Mais c’est un groupe où il y a une bonne entente. Je vais tout faire pour m’intégrer. La première séance ? Je me suis entraîné à part l’après-midi, le temps de régler les choses, car je ne suis pas qualifié pour demain (aujourd’hui). Mais je suis venu à Lorient pour rencontrer le groupe. On a discuté à table.

Avez-vous eu droit au bizutage ?

Non, pas encore (rires). Soit demain, soit dans l’avion du retour. Il faut y passer par là (rires). La chanson ? La même que depuis mes 15 ans. Ce sera « Désolé » de Sexion d’Assaut.

Albert Cartier ?

Je le connaissais de Metz. C’est mon frère qui me l’a présenté. Il a été champion de Ligue 2. Je vais apprendre à le connaître, comme le club.

« Maintenant, je suis prêt »

Vous pourrez jouer à partir de mardi à Brest. Vous avez hâte ?

Plus vite je serai sur le terrain, mieux c’est. La partie que j’aime le moins, c’est quand on parle beaucoup plus de moi que d’habitude, hors terrain.

Vous êtes apparu dans le groupe professionnel de Nice il y a cinq ans, pour un match contre Lyon. Depuis, vous n’avez jamais pu vous exprimer. Pourquoi ?

J’ai connu beaucoup de galères. J’ai eu une expansion ralentie. Il faut repartir de zéro. Si tout se passe bien, j’espère qu’on parlera de moi bientôt pour mes performances sur le terrain.

Comment expliquer cette expansion ralentie ?

J’ai eu une blessure peu commune. Il n’y avait que quatre cas recensés dans les fichiers, c’est mon exostose (une excroissance osseuse sous la peau, NDLR) au tibia, qui m’a laissé un an sans sport. J’étais à l’arrêt total. Il n’y avait pas de solution pour soigner ça. Il fallait le temps que la machine se remette en marche. Ca a pété de partout, au niveau des muscles. Après, c’est la malchance. L’essentiel, c’est que je sois toujours là. C’est derrière moi. Maintenant, je suis prêt.

C’est une nouvelle carrière qui commence aujourd’hui ?

Ca fait un moment qu’elle a commencé. Il ne faut pas oublier ce que j’ai fait avant. Je suis rentré en Ligue 1, j’ai connu ma première titularisation. J’espère que tout ira bien, que je suis débarrassé des problèmes et que je peux m’exprimer pleinement.

 

Photo : Lors du match Nantes – Nice, le 1e mai 2016. Crédit : OGC Nice Medias