EcoInterview

Jauffray Dunyach (fondateur E-cotiz) : « la solution E-cotiz permet de digitaliser ses cotisations »

03/02/2018 à 9:55

Parce qu’ils font aussi le football, retrouvez toutes les semaines le portrait d’un acteur économique du sport. Ce mardi, nous sommes partis à la rencontre de Jauffray Dunyach, 34 ans et fondateur d’E-cotiz, une solution numérique dont la mission est de digitaliser les cotisations associatives. Forts d’observations sur les lacunes administratives des clubs du temps où il était Directeur Général du Stade Phocéen (Fédérale 1 de rugby), le jeune entrepreneur s’est engagé dans cette aventure pour accompagner les associations et faciliter leur quotidien. Avec plus de 4500 clubs utilisateurs répartis dans 35 disciplines différentes, le pari est en passe d’être gagné.

Quelle est votre proposition de valeur ?

Le commencement d’E-Cotiz a été la conclusion de 10 années dans le sport où j’ai travaillé pour tous types d’acteurs (agence, fédération, , club). Je me suis rendu compte de lacunes dans l’accompagnement des clubs sur la gestion des cotisations. Au Stade Phocéen, je me suis retrouvé à gérer + de 600 dossiers sous forme de chèques et certificats… imaginez le temps perdu ! La solution E-cotiz permet de digitaliser ses cotisations. Elle apporte beaucoup de bénéfices : inscription 7/7 24/24, division par 10 du temps de collecte, suppression du traitement administratif, etc. On change l’organisation administrative des associations avec une gestion de trésorerie plus saine et une réorientation de l’engagement bénévoles sur d’autres sujets tels que le matériel, le recrutement, etc. Nous appartenons aujourd’hui à une banque française (Banque Populaire Caisse D’Epargne) qui crédibilise la solution sur le traitement des flux monétiques et de données en France.

Quel est votre prochain projet de développement ?

L’année 2018 sera marqués par 2 temps forts. Dans un 1er temps, notre solution sera proposée et distribuée par les agences Caisse d’Epargne et Banque Populaire auprès de leurs clients associations à partir de fin mars. La 2nde étape est l’ouverture à l’international en commençant par le marché allemand et ses 27 millions de licenciés.

Qui est votre principal concurrent ?

Nous avons un concurrent principal sur notre marché de la cotisation – Cotiz’asso ; la valeur ajoutée que nous avons est la connaissance du milieu sportif et le travail que nous faisons avec les fédérations sportives qui nous permet d’intégrer la prise de licence via E-Cotiz. Nous avons une dizaine de fédérations en partenariat et espérons doubler ce nombre cette année.

Une innovation marquante de ces 3 dernières années ?

Une réussite qui m’a marqué c’est Criteo, une boîte française spécialisée sur le retargeting publicitaire sur internet. Nous avons beaucoup à s’inspirer de ce parcours.

Quel est le modèle économique de demain ?

Il est étroitement lié au nombre croissant de start-ups et solutions sur le marché. Aujourd’hui le consommateur a besoin de bénéficier de tiers de confiance qui lui permet de savoir qu’il peut s’engager dans un service pour s’assurer de sa qualité. Je crois également beaucoup à l’ouverture de la data, bénéfique pour le consommateur final.

Quel est le club sportif le mieux structuré ?

Le Stade Toulousain est sur des bases solides (propriétaires de ses infrastructures) et sources de revenus complémentaires (restaurant dans le stade, activités sponsoring et formation). Cela leur a permis d’éviter la catastrophe économique une fois les résultats sportifs en déclin / bases saines.

Quelle est votre plus belle réussite ?

Sans hésiter, E-cotiz sur 2 aspects : ce qu’elle devient tout d’abord et l’équipe qui la constitue. Je n’aurais pas pu y arriver sans cette équipe, c’est un travail collectif.

Si vous étiez une personnalité ?

Mike Horne – c’est un mec qui a un incroyable esprit de dépassement de soi. Il surmonte ses peurs, repousse ses limites. Sur sa volonté d’avancer à chaque instant, c’est une leçon de vie.

Si vous étiez une expression ?

On rêve souvent les yeux fermés mais je préfère rêver les yeux ouverts.

Où serez-vous dans 7 ans ?

Nous sommes une des rares start-ups à pouvoir amener une visibilité sur ce qu’est réellement le monde amateur avec une agrégation de données depuis 3 ans qui nous permettent de retenir des choses intéressantes sur l’évolution du sport en France. Dans 7 ans, j’espère être toujours impliqué dans le mouvement sportif avec un rôle à tenir auprès du comité d’organisation et des fédérations olympiques. Je veux rendre au sport ce qu’il m’a donné.