15 ans ActufootInterview

José Cobos « Actufoot est un des premiers médias à traiter du football amateur »

20/03/2017 à 11:16

C’est une histoire qui nous passionne. Une histoire que l’on défend à chaque instant. Une histoire à laquelle on s’attache. 15 années maintenant qu’Actufoot accompagne le football départemental dans ses bons comme dans ses mauvais moments. D’abord dans le 06, puis au niveau national (depuis février 2017) de nombreuses personnalités ont accompagné l’évolution du réseau depuis son premier numéro le 21 décembre 2001. Pendant un mois, nous partons à la rencontre de 15 acteurs du football qui ont marqué notre histoire.

Il est une des figures emblématiques de l’OGC Nice. Une grinta et un courage qu’aucun amoureux de l’OGC Nice n’oubliera. Aujourd’hui, Délégué aux Événements sportifs à la Ville de Nice, José Cobos garde toujours un œil attentif sur le football azuréen. Attaché à Actufoot, c’est tout naturellement que l’ancien défenseur Rouge et Noir a joué le jeu. Entretien.

José, si je vous dis Actufoot, vous me dites…

Sans hésitation : solidarité avec l’OGC Nice. Lorsqu’on est allé se battre pour rester en Ligue 1, Actufoot était vraiment à nos côtés. Puis, je vais dire également : journal de proximité. Dans le 06, tout le monde achetait le journal pour savoir ce qui se passait dans le département.

Aujourd’hui, les deux plus gros « pure players » traitant du football amateur dans les départements (Actufoot et Footengo) fusionnent pour ne former qu’un. Quel regard avez-vous sur cette nouvelle aventure au niveau national ? 

C’est une belle aventure qui va forcément attirer du monde, comme vous avez pu le faire au niveau de la région Provence Alpes Côte d’Azur ou du département.

My Coach, par le biais de l’opération Label Educateur, et Actufoot permettent la mise en lumière des bonnes pratiques dans le football. C’est important aujourd’hui de valoriser ces actions qui permettent d’améliorer l’image du football ?

Bien entendu ! J’ai eu la chance de connaître trois générations en tant que joueur, il y a une forte évolution dans le football. Que ce soit Actufoot, qui a été un des premiers médias à être proche du football amateur, ou l’outil My Coach, qui a su apporter des réponses aux besoins des acteurs du football, nous avons deux entités qui mettent en lumière le football.

Pour le football amateur, quel impact a le média Actufoot ?

Vous savez lorsqu’on est joueur, on s’intéresse à ce qui est écrit sur nous, de voir son nom, de le montrer aux amis. C’est attractif et ça apporte au football amateur. Vous avez apporté de la fraîcheur, ce que d’autres n’ont pas osé en ayant une vision purement nationale ou essentiellement axée sur le football professionnel. Mais le football c’est ça. Cela permet de ne pas oublier un point important : tous les joueurs professionnels viennent du football amateur.

Quel souvenir, article, moment, vous a le plus marqué sur Actufoot ?

C’est simplement le t-shirt que j’ai encore chez moi où il y a écrit « M’en bati, Sieu Nissart ». Pour les Niçois, Actufoot 06 est une référence. Il faut dire qu’à ses débuts le journal avait une forte identité niçoise. Il était derrière l’OGC Nice, tout en restant objectif. J’ai vécu tous ces moments forts sous le maillot Rouge et Noir avec Actufoot. Quand on m’en parle, ça me fait chaud au cœur et ça me laisse que des bons souvenirs.

« Dans ma vie ou dans ma carrière, je n’ai jamais rien calculé »

Depuis qu’êtes vous devenu ?

Comme vous le savez j’ai voyagé un peu, j’ai été au Gabon et au Burkina Faso en préparation de la CAN et de la Coupe du Monde. Par la suite j’ai été nommé adjoint au déroulement sportif à la Ville de Nice et secrétaire des villes hôtes pendant l’EURO 2016. Un poste qui m’a permis de vraiment connaître tous les sports. Je suis vraiment au cœur de l’action, je le vis pleinement.

Aujourd’hui vous êtes au plus près des associations sportives amateurs, qu’est-ce qui vous marque le plus pa rapport au football ?

Simplement la passion de leur club, le dévouement des dirigeants, des bénévoles qui travaillent dans ces autres structures qui n’ont pas des budgets identiques au football. Avec peu de moyens, le fait de voir le mal qui se donne par amour pour leur sport, c’est quelque chose qui me marque. De manière générale ce n’est pas évident de tenir une association sportive aujourd’hui, si je peux les aider pleinement je le ferai. C’est de la proximité, être proche des dirigeants, connaître un peu ce qui se passe dans le club, c’est quelque chose que j’ai connu mais que je redécouvre avec plus de recul.

Joueur vous étiez déjà proche du public, c’est encore le cas dans votre fonction aujourd’hui. Cette proximité avec tous les acteurs sportifs est quelque chose d’important pour vous ?

Bien sûr ! Il y a une telle convivialité que cela va au-delà de ma simple fonction d’élu. Ils ressentent aussi en moi quelqu’un qui a beaucoup de reconnaissance pour le travail qu’ils peuvent effectuer tout au long de l’année. Ça me fait plaisir de connaître de l’intérieur tous ces clubs du département. Et bien évidemment, à côté de ça, je ne manque presque aucun match de l’OGC Nice.

Justement, lorsque vous voyez l’OGC Nice dans les trois premiers de Ligue 1, ça vous rappelle la saison de la montée ?

C’est une autre génération, c’est différent. Mais, moi qui voyage beaucoup sur le plan national, je suis heureux de voir aujourd’hui l’image qu’on donne au football français. C’est un réel plaisir. On n’avait pas autant de qualités, mais on le compensait par un amour du maillot et du peuple niçois. Chaque période a son histoire. Ce que je souhaite à cette génération, c’est de retrouver la Ligue des Champions. Ça reste encore une étape mais cela récompenserait le travail effectué.

Vous auriez aimé évoluer au sein de ce groupe de qualité ?  

Bien évidemment. Mais je n’ai aucun regret. Déjà parce qu’il y a l’âge (39 ans), à un moment il faut savoir se retirer (sourires). Maintenant je le vis avec toujours autant de passion des tribunes. Je suis fier d’avoir porté ce maillot mais aussi d’avoir été élu, avec le regretté Pancho Gonzales, capitaine de l’équipe historique de l’OGC Nice. Rien que le fait d’être dans le onze de l’histoire du club, ça vaut beaucoup de titres que j’ai pu gagner.

Quand on voit Nice ou encore Monaco réussir une telle saison, ce n’est que positif pour le football azuréen…

Lorsque j’ai débuté à Strasbourg, j’adorais venir dans le sud. Il y avait Toulon, Nîmes, Montpellier, Nice, Monaco ou encore Cannes. Avec l’Allianz Riviera, Nice dispose d’un excellent outil de travail qui peut leur permettre de se retrouver chaque année en Coupe d’Europe. Il faut également souligner, que l’OGC Nice et l’AS Monaco accordent une confiance particulière aux jeunes. Ils ont une aura qui dépasse le simple territoire régional. On parle de ces deux clubs jusqu’au niveau européen, c’est dire.

Avec un peu de recul, quel regard avez-vous sur le football d’aujourd’hui ?

Cette année, et je ne suis pas le seul à le dire, je trouve que le niveau est remonté. Au niveau de la Ligu 1, on reprend de la couleur et ça me fait plaisir. De voir certains joueurs revenir dans le championnat de France, ce n’est pas anodin. On aurait pu avoir trois clubs en coupe d’Europe, avec le PSG, mais le fait d’avoir Monaco et Lyon qualifiés pour les quarts de finale de la Ligue des Champions et de la Ligue Europa, donne un intérêt supplémentaire à notre championnat. Je le trouve d’ailleurs spectaculaire cette saison. On le voit à la différence entre le 1er et le 3e. Et c’est la même chose entre le 11e et le 20e. Cela prouve que la Ligue 1 a retrouvé de la qualité. Tout le monde peut se battre pour quelque chose. C’est plus resserré.

Est-ce qu’un jour on peut vous voir à la tête d’une équipe ?

Vous savez que ce soit dans ma vie ou dans ma carrière, je n’ai jamais calculé. Pour autant je me suis toujours retrouvé dans des situations auxquelles je n’avais pas pensé. Comme le fait d’entrer à la Mairie de Nice, d’être adjoint d’une sélection nationale. Tout s’est fait naturellement. Si cela se fait de la même manière avec plaisir, mais ce n’est pas une obsession pour moi. Si quelqu’un a besoin de moi, je verrai. Mais aujourd’hui ce n’est pas d’actualité, je suis très épanoui dans ce que je fais.

 

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Crédit photo : OGC Nice Médias