Décryptage

Dans la jungle des diplômes français

30/04/2019 à 17:12

La formation française est répartie entre plusieurs strates de diplômes. Derrière chacun de ces documents, se cachent de nouvelles opportunités pour les détenteurs. Quels sésames ouvrent quelle porte ? Actufoot clarifie les opportunités.

« Club cherche entraîneur diplômé », « éducateur titulaire du BEF disponible pour tout projet »… En ce printemps et à l’approche de la fin de saison, les annonces se multiplient du côté des chasseurs de bancs et celui de leurs futurs présidents. Les uns font valoir leur progression, les autres cherchent celui qui peut entraîner à un niveau suffisamment élevé. Et la quête peut s’avérer parfois périlleuse, car si chacun espère viser le plus haut possible, les entraîneurs n’ont pas toujours le document nécessaire pour trouver un banc à la hauteur de leurs espérances. En face, les responsables de club doivent changer de candidat pour se mettre en règle vis à vis des instances et éviter amendes et points en moins.

Derrière cette recherche parfois effrénée de trouver l’assemblage parfait entre un éducateur et une structure, la Fédération, les 13 Ligues métropolitaines, celles d’Outre-Mer et la centaine de Districts ont fixé leurs obligations. Avec, parfois, des différences d’opinions entre les techniciens fédéraux et les élus. « On aurait souhaité une autre obligation de diplôme pour nos éducateurs de Ligue, mais le comité directeur en a décidé autrement », nous a ainsi confié le membre d’une instance régionale, sous couvert d’anonymat. Alors, du diplôme le plus élevé, le BEPF au plus bas, le CFF 1, quels sont ceux qui ouvrent les portes d’un niveau ou de tel autre ?

Le parcours de formation généraliste

(source : FFF)

Des règles fixées au niveau fédéral

Pour les championnats fédéraux, jeunes et seniors, et jusqu’à la R2 seniors hommes, c’est la FFF qui a fixé le cadre :

Chaque Ligue a ses propres obligations

(Source : Ligues de Football)

Enfin, dans les Districts, c’est au libre choix de chaque département, comme pour les Ligues. Si la majorité des niveaux ne nécessite pas d’obligation de diplôme, les instances départementales demandent parfois aux clubs de D1 seniors d’avoir un entraîneur titulaire du CFF3.