CDF8e Tour

K. Le Goff (As Gémenos) « Il faut apprendre de ses erreurs »

13/12/2017 à 16:31

Kevin Le Goff, défenseur de l'As Gémenos, se confie après la défaite (1-2) face à la Ligue 2 du Gazélec Ajaccio lors du 8e Tour de la Coupe de France samedi. Auteur d'un but contre son camp durant ce match, le joueur repense encore à ce malheureux fait de jeu...

Quel est votre sentiment après l’élimination ?

On a beaucoup de regrets parce qu’on sait très bien qu’on mérite mieux… On a été au niveau, parfois meilleur qu’eux à certains moments. Il nous a manqué du réalisme et de l’efficacité dans les deux surfaces. C’est certainement ce qui fait la différence entre une équipe pro et une équipe amateur. D’un autre côté, on sait qu’on a tout donné et on ne peut qu’être fier de notre prestation. On a montré le vrai visage de Gémenos.

Pouvez-vous nous raconter comment l’équipe encaisse les deux buts ?

Sur le premier but, ils arrivent à trouver un bon décalage sur leur côté droit. Il me semble que Gomis met un centre tendu. Hugo Hamel est au duel avec l’attaquant, il se jette et arrive à dévier le ballon qui prend la direction du but. Notre gardien arrive à la repousser mais malheureusement elle retombe dans les pieds de l’attaquant qui marque avec beaucoup de sang froid.

Sur le deuxième, c’est encore Gomis, je crois, qui accélère sur leur côté droit et met une nouvelle fois un centre tendu. Julien Courteille essaye de sortir le ballon de l’axe du but mais n’y parvient pas. Étant persuadé qu’il va la dévier, je reste statique… Quand je vois le ballon arrivé sur moi, j’essaye de m’en sortir comme je peux mais c’est trop tard et je le dévie dans mes propres buts.

Vous marquez malheureusement contre votre camp. Que ressentez-vous à ce moment-là ? Et aujourd’hui, quelques jours après ?

À ce moment-là, je m’en veux énormément par rapport aux efforts fournis par mes coéquipiers jusque là. J’ai l’impression de tout gâcher et de tuer le match. Aujourd’hui je me dis que franchement j’abuse… Il y avait toute ma famille et mes amis ! Sérieusement, je me refais l’action et j’essaye de savoir ce que l’équipe et moi aurions pu faire pour éviter ça. Il faut apprendre de ses erreurs !

Collectivement et au niveau du jeu vous avez été plus qu’à la hauteur. Vous vous rendez compte aujourd’hui que vous avez largement rivalisé avec une équipe pro ?

Bien sûr qu’on est conscient de notre prestation et justement à présent il faut absolument s’appuyer sur ce match pour aller chercher le haut du classement en championnat. On n’a plus d’excuses après un match comme celui de samedi. À présent, on doit être ambitieux, que ce soit dans le jeu ou dans les objectifs que l’on peut se fixer.

Quels sont les personnes ou les choses qui vous ont transcendé pendant ces matchs de Coupe ?

Les personnes qui m’ont transcendé ? Ce sont tous ceux qui sont venus nous voir, les joueurs et les membres du club, les amis et la famille (comme par exemple ma mère qui est là à chaque match !) qui nous ont vraiment supportés et permis d’atteindre ce tour. C’était génial de sentir tout un club derrière nous !

Que retenez-vous de cette aventure ?

Ce que je retiens, c’est notre sérieux tout au long de la compétition. Que ce soit contre Carpentras ou Le Gazélec, le groupe s’est investi pour essayer de passer à chaque tour. On a fourni de gros efforts, on méritait d’être là, d’affronter un club pro. On méritait même d’aller plus loin… Évidemment c’était un très bon moment samedi mais il restera quand même ce sentiment d’inachevé parce qu’on a perdu. Personnellement, c’était mon plus beau parcours en Coupe de France et c’était le premier club pro que je rencontrais alors ma dernière pensée, elle est pour mon père qui aurait été fier et heureux d’assister à tout ça.

Crédit photo : Noëlle Mouton