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Confinement : Inactivité physique et sédentarité, l’ANSES s’inquiète

23/11/2020 à 12:27

L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail alerte les pouvoirs publics sur les effets négatifs du confinement, notamment en ce qui concerne les jeunes.

Le confinement entraîne des mauvais comportements, notamment chez les jeunes. Face aux risques sanitaires associés à la sédentarité et à l’inactivité physique des enfants et adolescents, l’ANSES a publié les résultats de son expertise. Deux tiers des 11-17 ans se situent à un niveau de risque élevé. Cela peut se traduire par du surpoids, de l’obésité, des troubles du comportement alimentaire ou encore une qualité du sommeil et de vie altérée. « Les habitudes prises à l’adolescence tendent à s’installer, avec un impact sur la santé et la qualité de vie à l’âge adulte », alerte-t-elle. Pour lutter contre ces risques, elle rappelle l’importance de pratiquer de l’activité physique quotidienne (sport, marcher, jeux…) et de limiter les temps fixes derrière les écrans.

Les seuils sanitaires spécifiques aux 6-17 ans

  • sédentarité : le temps passé assis ou allongé devant un écran de loisir (télévision, ordinateur, jeu vidéo…), hors temps scolaire. Lorsqu’il est supérieur à 2 heures par jour, ce « temps écran » peut constituer un risque pour la santé ;
  • inactivité physique : lorsque l’activité physique est inférieure à 60 minutes par jour, incluant le sport pratiqué pendant le temps scolaire, les jeunes sont considérés comme insuffisamment actifs.

Inactivité physique et sédentarité : les deux tiers des 11-17 ans dépassent les deux seuils sanitaires

Selon l’expertise menée par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail parmi les jeunes de 11 à 17 ans :

  • 66 % présentent un risque sanitaire préoccupant, caractérisé par le dépassement simultané des deux seuils sanitaires : plus de 2 heures de temps écran et moins de 60 minutes d’activité physique par jour ;
  • 49 % présentent un risque sanitaire très élevé, caractérisé par des seuils plus sévères, soit plus de 4h30 de temps écran journalier et/ou moins de 20 minutes d’activité physique par jour. Parmi ceux-là, 17 % sont même particulièrement exposés, cumulant des niveaux très élevés de sédentarité (plus de 4h30 d’écran par jour) et d’inactivité physique (moins de 20 minutes par jour) ;
  • le niveau de sédentarité est plus élevé encore chez les adolescents les plus âgées (15-17 ans) et chez les jeunes issus des milieux les moins favorisés.

Par ailleurs, pour les 11-14 ans, les filles sont moins nombreuses (15,5%) que les garçons (24%) à pratiquer au moins 60 minutes d’activité physique par jour.

L’insuffisance d’activité physique : un risque sanitaire à part entière

L’Anses rappelle que des niveaux de sédentarité élevés, c’est-à-dire des temps longs dédiés aux écrans, sont le plus souvent associés à des risques de surpoids et d’obésité chez les enfants, mais aussi à des troubles du comportement alimentaire ainsi qu’à une qualité du sommeil et de vie altérée. Pratiquer une activité physique permet pourtant d’atténuer les effets néfastes du « temps écran » sur la santé. Au-delà de la pratique sportive, se déplacer à pied, jouer à des jeux de plein air, porter une charge ou encore monter ou descendre les escaliers contribuent également à l’activité physique.

Le communiqué complet de l’ANSES

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