OM

Ses méthodes de travail, sa philosophie, le mercato de l’OM… Pablo Longoria se confie longuement

16/09/2020 à 16:10

Dans un long entretien diffusé sur le site officiel de l'OM, le "Head of Football" du club marseillais a largement décrit sa philosophie de travail, ses expériences passées et ses ambitions pour l'OM. Il a terminé par quelques précisions sur le mercato estival phocéen.

Un peu plus d’un mois et demi après son intronisation comme « Head of Football » de l’OM, Pablo Longoria a semble-t-il vite pris ses marques dans la Cité phocéenne. Ce véritable féru de scouting et de data s’est très longuement dévoilé dans une interview publiée ce mercredi sur le site officiel du club marseillais. « Je suis un vrai passionné de football. Quand je rentre chez moi après une journée de travail ici, je regarde deux ou trois matchs pendant la nuit, je dors peu. Je regarde aussi en voyage, à l’hôtel, quand je suis avec l’équipe, je peux regarder dix matchs dans un week-end. C’est plus facile de regarder les championnats sud-américains aujourd’hui. Il y a toujours, à l’intérieur de moi, un recruteur, quelqu’un qui veut chercher les talents dans le monde » a raconté l’ancien directeur sportif de Valence, convaincu de venir à Marseille pour la passion autour du club et son projet long terme.

« Faire grandir le club et le stabiliser dans le top 20 des clubs européens »

Après la communication maladroite autour du « Champions Project », qui a vu Frank McCourt dépenser les 200 millions d’euros promis en transferts avec peu de retours sur investissements, l’OM, en difficulté avec le fair-play financier doit se réinventer. C’est ainsi que son président, Jacques-Henri Eyraud parle depuis plusieurs mois maintenant de la phase 2 de son projet. Longoria a tenté de l’expliquer avec ses mots. « On peut parler de la phase 2 comme un projet à long terme. On a des objectifs pour le futur. Il faut faire grandir le club et le stabiliser dans le top 20 des clubs européens. C’est une position naturelle que l’OM peut atteindre dans le futur. On souhaite aussi avoir une cellule de recrutement très forte car le futur des clubs européens est basé sur un scouting très fort. C’est un projet à long terme où les datas et les statistiques auront une importance capitale comme la performance sportive. Il faut créer un équilibre entre les joueurs d’expérience qui peuvent jouer avec de la pression et des jeunes joueurs qui vont prendre de la valeur grâce à la performance sportive. »

« Pas une nécessite vitale de faire un attaquant »

En fin d’entretien, le « Head of Football » de l’OM, qui assure avoir une relation « extraordinaire » avec André Villas-Boas, à qui il dit parler plus qu’à sa propre femme, a fait un point sur le mercato marseillais. Il a notamment évoqué les ventes dites nécessaires pour entrer dans les clous du fair-play financier. « Il n’y a pas un montant de ventes parce que tu peux arriver au bilan final avec un bon business, c’est pour ça que la connexion entre le sportif et le business est fondamental, avec de bons résultats sportifs et avec le trading de joueurs. Mais on n’a pas un montant minimum à réaliser. L’OM n’est pas un club qui doit vendre tous les ans pour faire des résultats. On vendra si le bon prix arrive pour un joueur et si la situation est convenable. »

Dans le sens des arrivées, sauf départ dans les trois prochaines semaines, l’Olympique de Marseille ne devrait pas recruter au-delà de l’attaquant. Et ce dernier, désiré par AVB pour suppléer voire concurrencer Benedetto pourrait même ne jamais débarquer sur la Canebière cet été. « On travaille tous les jours pour trouver, ensemble, des solutions. On doit trouver le joueur que l’on apprécie à des niveaux sportif et économique pour renforcer le club. Si cela arrive, On saisira l’opportunité mais pas en prenant le premier joueur qui passe. Si on ne trouve pas le joueur opportun, ce n’est pas une nécessité vitale de faire un attaquant. »