Elections FFF

Michel Moulin avance ses pions pour la présidence de la FFF

15/11/2020 à 11:26

Soutenu par une trentaine de personnalités provenant d'horizons diverses, l'homme d'affaires de 59 ans brigue la présidence de la FFF en mars prochain.

Dans quatre mois, le 13 mars, Noël Le Graet briguera un quatrième mandat à la tête de la Fédération française de football. Et NLG, en poste depuis 2011, pourrait bien avoir un nouvel adversaire en la personne de Michel Moulin (Frédéric Thiriez et Luis Fernandez réfléchissent aussi à monter une liste, Ndlr). Ancien directeur sportif du Red Star, ex-conseiller au Paris Saint-Germain ou encore manager sportif du Mans, le Gardois est devenu un homme d’affaires aguerri depuis de nombreuses années. Fondateur de Paru Vendu qu’il a revendu puis co-créateur du 10Sport, Moulin envisage de se présenter aux élections fédérales. C’est pourquoi ce dernier monte en ce moment un collectif de soutien afin que sa candidature puisse faire le poids face au président sortant. David Douillet, Pascal Olmeta et Max Guazzini au rayon sportif l’ont déjà rejoint tout comme des personnalités plus surprenantes comme Bernard Squarcini, ancien patron de la Direction centrale du renseignement intérieur, Bernard Falco, richissime homme d’affaires dans l’hôtellerie ou Franck Tapiro, célèbre publicitaire.

Il voudrait donner plus d’attention au football amateur

Actuellement président-délégué au Blois Foot 41 (National 2), Michel Moulin trouverait notamment ses motivations dans un « football amateur délaissé » et à qui « il souhaite tendre la main », tel que l’a exprimé Tapiro, qui s’est mué en porte-parole de Moulin « qui croule sous le travail », dans l’Equipe. « Michel me dit souvent qu’il a mal à son foot. Alors il se déplace beaucoup, va dans les régions, rencontre des présidents de clubs », précise-t-il. Constitué d’une trentaine de membres pour l’heure, le collectif de soutien est voué à s’agrandir. Said Enjimi, ex-arbitre international et aujourd’hui président de la Ligue de Football Nouvelle-Aquitaine a en ce sens été contacté par Moulin mais aussi par ses concurrents.

Une ombre au tableau

Si Luis Fernandez se dit serein pour constituer sa liste, n’ayant pas de « casseroles » derrière lui, ce n’est pas le cas de Michel Moulin condamné il y a deux ans à dix mois de prison avec sursis dans l’affaire des matches truqués de Nîmes en 2014. Si sa peine a été réduite en appel, le volet judiciaire n’est pas terminé. Vraisemblablement pas un frein pour ses fervents collaborateurs qui continuent de lui afficher leur soutien. Pour le moment flou, ce projet de liste et les grandes idées censées en émaner devraient gagner en éclaircissement lorsque le principal chef de meute aura la volonté et le temps de s’exprimer.

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