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Pascal Moulin (Jura Sud) : « Grégory Thil ? Je cherchais un avant-centre d’expérience »

08/08/2018 à 15:26

Après l'Est et la région Rhône-Alpes, Pascal Moulin va découvrir, avec Jura Sud, le Sud-Est. L'entraîneur avance prudent, malgré un groupe renforcé par des anciens professionnels, comme Grégory Thil, Alexi Peuget ou Aurélien Faivre.

Quel bilan faîtes-vous de cette période de préparation ?

En terme d’entraînement, ça fait cinq semaines qu’on a repris, donc c’est assez lourd, volontairement. On a eu quelques petits pépins pas méchants, de 4-5 jours ou 8-10 jours qui n’ont pas permis à tous d’engranger du temps de jeu dans les matches de préparation. Il a fallu recomposer. C’est le lot de toutes les équipes. Chacun arrive plus ou moins en forme, mais dans l’ensemble ça va, tout rentre dans l’ordre tout doucement. C’est plutôt bon.

A quoi vous attendez-vous cette saison ?

Il va y avoir la découverte de pas mal d’équipes du Sud. On s’attend à des matches intenses, engagés, face à des équipes de qualité. On se prépare en conséquence pour tirer notre épingle du jeu. On veut prendre un maximum de points pour assurer le maintien rapidement.

Ces matches à l’extérieur, il faudra les gérer.

L’an passé, on avait fait 7 000 km, cette année, ça va être 11 000 avec des déplacements lointains comme Monaco, Nice, Grasse, Fréjus. Ca représente 1 200 km, aller retour. Il faudra gérer ou le préparer au mieux. Ca a un coût aussi pour le club. C’est un match où on est obligé de partir la veille, en terme de préparation, de sécurité. Il faudra gérer les temps de fatigue.

Vous avez recruté des joueurs qui ont évolué en L1 et en L2. Est-ce un souhait ou une opportunité ?

Les deux. Je cherchais de l’expérience. J’avais un bon groupe, mais il nous a manqué de cette expérience à des moments clé de la saison. Il y a eu aussi des opportunités, comme Grégory Thil (ex-Boulogne sur Mer) ou, dernièrement Alexi Peuget (ex-Strasbourg et Reims), qui est un garçon du crû, qui a eu une blessure l’an dernier. Ce n’était donc pas évident pour lui de retrouver un club. Il m’a demandé de reprendre avec nous. Il pouvait partir ou rester pour retrouver une condition physique et son meilleur niveau. Pour Grégory, je cherchais un avant-centre d’expérience. C’est moi qui l’ai contacté. Je savais qu’il avait sa famille sur Dijon. Je me suis renseigné. C’est un garçon avec qui j’avais été en contact il y a 14 ans, il avait gardé mes coordonnées, quand j’étais à Louhans-Cuiseaux et lui à Beauvais. Le contact s’était bien passé. Là, c’est pareil, c’est comme si on s’était appelé la veille (sourires). Il y a eu une opportunité de venir, on s’est rencontré rapidement. Il a compris nos ambitions, ça lui a plu. Ca lui permet de jouer à un très bon niveau.

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