N2 (A)Interview

Paul Alo’o Efoulou (FC Martigues) : « je suis là pour guider les plus jeunes »

12/09/2017 à 17:26

Passé notamment par le SCO Angers et l'AS Nancy, il a posé ses valises à Martigues cet été. Attaquant complet, il sent le football, l'aime toujours autant. Jamais avare de travail, Paul Alo'o Efoulou débarque dans la Venise Provençale avec l'envie de réussir. Actufoot est parti à la rencontre de ce buteur qui garde les pieds sur terre.

Paul, pourquoi avoir choisi de vous engager avec le FC Martigues cet été ?

J’ai été séduit par le projet à long terme mis en place. Je me suis dit « pourquoi pas », c’est un joli défi à relever. Dans cette aventure, c’est ma motivation principale avec une suite possible au sein du staff dans les années à venir.

Quand on a connu comme vous le haut niveau, qu’est-ce que cela change au quotidien ?

Il y a des différences au niveau des infrastructures, de la gestion, voire même au niveau du confort. Pour moi, ce n’est pas inconnu puisque j’ai commencé en CFA avant de me retrouver en Ligue 1. C’est un retour au source. Je ne regrette pas trop parce que j’ai connu ce confort, je sais ce que c’est. Aujourd’hui, il faut être patient comme tous ceux qui se sont inscrits dans ce projet.

Vous évoluez au sein d’un groupe jeune avec de nouveaux joueurs, vous venez également apporter votre expérience du haut niveau…

Oui c’est très important. On ne se rend pas compte mais avoir une équipe compétitive qui joue le haut de tableau, la montée, c’est très difficile. Aujourd’hui le groupe est vraiment jeune. On peut compter sur les doigts d’une main les joueurs qui ont fait une saison pleine en CFA (National 2, ndlr). Pour prétendre arriver là-haut, c’est compliqué, mais ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas le faire. Loin de là, des fois il faut être outsider pour arriver à, pourquoi pas, créer la surprise. On continue de travailler tous dans le même sens pour ce projet.

A 33 ans, on sent que vous avez toujours cette motivation…

Quand la tête a envie, les jambes suivent, on est prêt à faire les efforts. Je suis dans l’optique de pouvoir réaliser quelque chose que peut-être personne ne va jamais pouvoir refaire. Commencer en CFA, y revenir, pour remonter. Je sais ce qui m’attend, c’est pour ça que je ne suis pas surpris de ce que je vois à ce niveau. Je sais comment arriver là-haut. Je suis là pour guider les plus jeunes, pour les conseiller, surtout sur le terrain.

Le terrain justement, quel est votre ressenti sur la poule A de National 2 ?

Je pense que jusqu’au bout ça va être dur. Quand on voit les équipes soi-disant moins bonnes qui vont gagner face à des formations supérieures, ça laisse prévoir des matchs compliqués. Il faudra aussi faire attention à certaines rencontres que l’on peut croire « facile ». C’est un championnat disputé. Il y a des favoris sur le papier mais sur le terrain ça ne sera pas la même chose.

Face à Monaco, vous signez votre première victoire de la saison face à un bel adversaire…

C’était difficile, ils auraient pu gagner, on aurait pu finir à 0-0. C’était un match ouvert entre deux équipes qui ont produit du jeu. Pour le public présent, c’était plaisant à regarder. On a su les faire déjouer tactiquement en les prenant à leur propre jeu. On leur a tenu tête. On a gardé notre avance, tout en continuant à jouer.

Pour finir, quel est votre objectif personnel cette saison ?

Je n’ai jamais vraiment. J’essaye d’aller le plus haut possible, je ne me donne jamais de limite. Dans la saison on peut se fixer des objectifs mais si on ne les atteint pas, cela peut devenir problématique mentalement, personnellement et même au niveau collectif. Il y a des pressions à se mettre. La mienne, c’est de donner le maximum à tous les matchs. Je sais qu’en faisant ça, je finis par être récompensé. Après les statistiques je laisse ça pour les journalistes (sourires).

Crédit photo : AS Nancy