Coupe de France6e tour

Pierre-Yves David (St-Malo) : « Par rapport à ce qu’on produit, on n’est pas récompensé »

26/10/2018 à 10:25

Retour sur des terres qu'il connaît bien pour Pierre-Yves David. L'entraîneur de l'US Saint-Malo va à Saint-Brieuc, pour le 6e tour de Coupe de France. Mais avant de penser à l'affect, il y a une efficacité à trouver.

Vous retournez au Stade Briochin, pour le 6e tour de Coupe de France. C’est toujours un match particulier ?

Il y a beaucoup de monde que je connais là-bas. On a retrouvé Saint-Brieuc en championnat, il y avait un parfum particulier. Sur ce match, par rapport aux affinités familiales ou amicales, elles sont là, mais elles sont estompées. Ce n’est plus ça qui me sensibilise, mais davantage l’enjeu sportif qui prédomine. La première fois, il y avait un mélange d’affect et de sportif. Là, ce n’est que sportif.

Ce tour, que représente-t-il ?

Ce n’est pas suffisant. Je me focalise sur le fait d’avoir un calendrier homogène. J’aimerais aller jusqu’au 8e tour. Le 32e de finale, qui symbolise démarrage d’une nouvelle année civile, ce serait la cerise sur le gâteau. Après, la Coupe, c’est le tirage qui fait tout. L’an dernier, on n’avait pas à se plaindre. Il y a deux ans, on avait affronté Concarneau là bas, au 6e tour. Là, on aurait pu aussi. On a eu le 2e tirage le plus difficile qu’on pouvait avoir finalement.

Que retenez-vous des rencontres disputées contre le Stade Briochin, face à qui vous restez sur une victoire (1 – 0) ?

Je mettrais à l’échelle les trois rencontres officielles disputées depuis un an. On a obtenu un partage des points (0-0), l’an dernier, à Saint Brieuc, même si on peut faire le jackpot. Au retour, on est mené 3-0, on gagne 4-3. Cette année, on gagne difficilement. Ce sont deux équipes qui se tiennent. Il y a une prédominance technique supérieure à Saint-Brieuc légèrement par rapport à nous. Dans l’expression collective, Saint-Brieuc arrive à faire de très belles choses. Nous, collectivement, c’est par nos repères de jeu qu’on est fort, dans la rigueur collective, dans l’animation de notre système. On s’appuie là dessus. On a des joueurs de talent qui peuvent faire la différence.

Parmi eux, Sébastien Persico, votre attaquant (6 buts, deux étoiles)…

Sébastien fait un très bon début de saison. Il marque en coupe, en championnat. Cet été, on s’est parlé. Je lui ai dit qu’on aurait une équipe qui lui permettrait de mettre 3-4 buts de plus, que les 14 qu’il a inscrit l’an dernier. Il est sur la voie de les satisfaire. S’il met plus de 15 buts, ça veut dire qu’on aura des points. Maintenant, j’aimerais qu’il y ait quelques garçons qui fassent preuve de plus d’efficacité offensive. Ca revient. Sur notre série où on perd, c’est ce qui nous manquait. Sur le nombre d’occasions qu’on avait, ce n’était pas possible de ne pas marquer. Mais oui, Sébastien est en forme, il a le pied chaud.

Comment vous êtes vous relevés de la période noire de septembre (trois défaites d’affilée, 6 buts encaissés, 0 marqué) ?

De manière très simple. On a connu une période de crise en terme de résultats, pas en terme de contenu. Par rapport aux trois premiers matches, on était même meilleur. Nos temps forts étaient plus longs. Contre Vannes, on a 19 tirs contre 2, on joue 41 ballons dans leur surface de réparation, contre 19. On voulait s’appuyer là dessus. Maintenant, il y a le résultat (défaite 1-0), et il n’y a que ça qui compte. Mais il y a d’autres statistiques qui apparaissent dans un match. On évalue le rendu collectif, et ce que font chacun des joueurs. A Poissy, on joue 40 ballons dans la surface adverse, mais on perd 4-0. On est sur le bon chemin. On a un déficit d’efficacité dans la zone offensive, je ne peux pas le nier. En s’appliquant, en étant plus déterminés, en mettant plus de justesse, ça allait nous sourire. Je ne suis pas encore complètement satisfait, mais on est sur la bonne voie. On continue à travailler pour gagner en affinité sur l’approche du but adverse. On doit se mettre en bonne position, avoir l’intensité nécessaire. On insiste pour être récompensé. Par rapport à ce qu’on produit, on n’est pas récompensé. On ne prend pas beaucoup de but, c’est le travail de tout le monde. Mais si on ne marque pas assez, c’est aussi le travail de tout le monde, dans l’animation pour mettre les joueurs à vocation offensive dans de bonnes dispositions.

Face au Stade Briochin, que faudra-t-il pour se qualifier ?

Être fort sur nos principes, dans leur expression et l’efficacité qu’on va mettre. Il y a une ou deux clés sur lesquels on devra être vigilants par rapport à la qualité de l’adversaire. Si on ne l’est pas, l’adversaire va nous mettre en difficulté.

Crédit : FFF