InterviewMercato des bancs

Steve Savidan : « Deschamps, Zidane et Blanc m’ont encouragé »

16/05/2018 à 14:31

Nouveau technicien d'un club de R1 en Nouvelle-Aquitaine, Steve Savidan, 39 ans, a évoqué sa prise de poste et ses ambitions dans son projet.

Comment se sont noués les contacts avec le FC Bassin d’Arcachon ?

Par un « vieil ami joueur » Raphaël Camacho avec qui j’ai joué à Angoulême. Il est éducateur en U19 à Arcachon. J’étais venu le voir coacher. Le contact s’est fait tranquillement. Suite au départ de Pedro Vides, l’entraîneur, ils cherchaient un remplaçant. Eric Aldeguer, qui a terminé la saison, voulait passer Directeur Sportif. Moi, ce qui m’intéressait, c’était de trouver un challenge minimum en R1 seniors. Je ne cherchais qu’un poste d’entraîneur, et pas la double casquette. Au fil des conversations, ça devenait une possibilité, puis une opportunité, et enfin une confirmation.

A quand remontent les premiers contacts ?

Juste après février.

Pourquoi avoir accepté le projet ?

C’est un défi personnel qui s’inscrit dans le projet du club. Je voulais un poste, ils cherchaient un entraîneur. L’objectif du club est de retrouver à court terme le niveau fédéral, donc la N3, ça m’intéressait. En plus, dans le projet, il faut emmener aussi les jeunes joueurs à jouer un maximum dans les équipes seniors.

Ca vous plaît de pouvoir les faire jouer ?

Bien sûr. Mais avant de les faire jouer, il faut arriver à un niveau formateur, puis à un niveau élite régionale.

En tant qu’ancien professionnel, vos premiers pas seront observés. Qu’en pensez-vous ?

Comme dirait Zidane, dans les premières minutes, tu es observé, jugé et dans les premiers instants, tu as un peu de crédit. Après, tu es comme tout le monde, c’est les résultats qui comptent. Ca m’encourage, c’est motivant. En plus, ce week-end, j’étais avec des éducateurs comme Didier Deschamps, Sabri Lamouchi, Laurent Blanc, Zinedine Zidane, Frédéric Piquionne, mais aussi des rugbymen. J’ai passé un moment à parler avec ces mecs sur le management, l’entraînement, la compétition. Certes, j’évolue à un degré moindre, mais je me suis enrichi. C’est une superbe opportunité pour mon projet.

Vous leur avez dit que vous preniez ce poste au FC Bassin d’Arcachon. Que vous ont-ils répondu ?

Ils m’ont encouragé. Au final, ils m’ont confirmé ce que je pensais de ce rôle, qui est un métier de passionné.

Vous avez occupé plusieurs postes. Qu’y avez-vous appris ?

J’étais au SC Beaucouzé (49), en DH, adjoint de Lionel Duarté, puis entraîneur des U19 du club. Quand je suis arrivé sur Bordeaux, j’ai été entraîneur des U16 du Stade Bordelais, pendant la première partie d’année. Et, cette saison, j’étais adjoint d’Alexandre Torres avec la N2 du Stade Bordelais, en étant entraîneur ou sélectionneur de la Ligue de Nouvelle-Aquitaine. Par l’accumulation de toutes ces expériences, tu évolues dans tes certitudes, dans l’approche du métier. Il faut aimer les gens, car il y a un truc qui se passe avec les joueurs. Il faut être clair dans le management, sinon il n’y a pas d’aller retour avec eux. Il faut être clair sur les attentes. En tout cas, ces expériences permettent de te positionner en tant qu’entraîneur.

Avez-vous fixé une durée avec votre nouveau club ?

Non, il y a un début, mais pas de fin programmée.

Crédit : FCBA