Interview / National 1

Vincent Bordot (Red Star) : « L’objectif ? C’est la montée ! »

31/07/2020 à 11:29

Dans sa campagne de matches amicaux, le Red Star s'est incliné mercredi dernier sur le score de 2-1 sur le terrain de l'Entente Sannois Saint-Gratien. C'était l'occasion de faire le point sur cette reprise avec le coach audonien Vincent Bordot. Entretien !

Quelle est votre analyse de ce match contre l’Entente Sannois Saint-Gratien ?

On a vu deux mi-temps complètement différentes. La première, on a eu le monopole du ballon, on a harcelé vite, on a récupéré vite, on a juste manqué de justesse dans les 20 derniers mètres, dans la dernière passe. Mais dans l’ensemble, c’était intéressant. L’Entente n’a pas trop eu l’occasion de venir dans notre surface à part sur l’erreur. En seconde période, on a joué 6 minutes et après on les a regardé jouer, pas d’envie, manque de qualité technique, pas de générosité. On a été en difficulté défensivement et offensivement.

Vous revenez d’un stage à Plouflagran (Bretagne), comment s’est-il passé ?

Bien ! On a beaucoup travaillé. Alors il peut y avoir aussi un peu de fatigue après cette semaine mais ce n’est pas une excuse. On a eu de bonnes conditions d’entraînement, de logement, c’était agréable, ça a permis au groupe de se connaître. On a senti qu’il y avait un groupe qui était en train de naître mais il y aura beaucoup de travail.

Quelle était votre journée type ?

Il y avait entraînement à 7h, 8h30 petit-déjeuner ensuite, entraînement à 10h30. Et l’après-midi, entraînement à 17 heures.

Pourquoi la Bretagne ?

On voulait un endroit pas trop loin de la mer même si on n’y a été qu’une seule journée parce qu’on voulait faire une sortie. On savait que les terrains étaient bons.

Après une coupure de 4 mois, que fallait-il retravailler l’aspect mental ou physique en priorité ?

Il fallait jongler avec un peu des deux. Les joueurs étaient pressés de reprendre, de faire des jeux. Ce n’était pas le cas pendant les 3 premières semaines donc il a fallu les préparer à ça. Il fallut travailler la réadaptation physique avec le ballon, dans des courses parce que pendant 3 mois, ils ont fait du travail mais c’était sans ballon. Donc il fallait travailler sur du basique pour reprendre des repères, de la coordination. Ensuite au fur et à mesure des semaines, nous sommes montés crescendo. Et au bout 3 semaines, on a recommencé les conservations.

Un an après votre arrivée dans ce club mythique, comment s’est passé votre adaptation ?

Il faut toujours un temps pour s’adapter, pour prendre ses repères mais dans l’ensemble, ça a été assez rapide avec le staff que je connaissais déjà. Chaque club est différent certes mais c’est à nous de nous adapter et non, le contraire.

Votre mercato est-il terminé ?

Tout dépend des départs, si c’est le cas, on pourra prendre des joueurs. Pour le moment, on ne pourra pas en prendre !

« Un club pour avoir des ambitions, doit avoir un gros engouement. Le Red Star a cet engouement ! »Vincent Bordot

Pour la saison prochaine, l’objectif, c’est la montée et rien d’autre ?

La montée, c’est l’objectif même si on un budget moins important et certains joueurs ne sont pas les mêmes, on doit être ambitieux quand même. Ça va prendre un peu de temps car des joueurs viennent d’en dessous. Au vu de la 1ère mi-temps contre l’Entente, on a bon espoir de pouvoir faire des choses mais on a un groupe moins élargi en qualité et en quantité, c’est clair et net !

Quels seront vos principaux concurrents ?

Il y a Laval qui a fait un gros recrutement, tout comme le Sporting Club de Lyon. Il y a aussi les deux descentes de L2, Orléans et Le Mans qui seront dedans. Bastia aussi, Bourg-Péronnas qui sera dans la lignée de l’année dernière plus Quevilly certainement aussi sans oublier des surprises. Il y aura donc 8 candidats à la montée.

Le projet de votre président Haddad est ambitieux avec une montée en L1 à moyen-long terme. Peut-il concurrencer le PSG sur le plan territorial selon vous ?

C’est ce qui devrait exister depuis des années déjà : au moins 2-3 clubs parisiens en Ligue 1. Il n’y a peut-être pas un engouement assez important au niveau du public même si nous, à Bauer, le public est toujours au rendez-vous. Le Paris FC ne joue pas devant grand monde, Créteil non plus. Un club pour avoir des ambitions, doit avoir un gros engouement. Le Red Star a cet engouement ! D’autres clubs devraient être capables de rivaliser avec le PSG, au moins de monter en Ligue 1 pour être dans un championnat d’élite !

Propos recueillis par Farid Rouas.