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4 mai | 10h15

1954 : les Aiglons dominent l'OM en finale

Deux ans après son premier succès en Coupe de France, l'OGC Nice soulève une nouvelle fois le trophée après avoir dominé l'OM dans une finale 100% méditerranéenne.

COUPE DE FRANCE OGC NICE

Avant la finale de la Coupe de France entre l’OGC Nice et le FC Nantes ce samedi 7 mai au Stade de France, Actufoot vous fait revivre les précédentes victoires niçoises et nantaises dans la doyenne des compétitions du football français. Pour le Gym et son redoutable trio offensif, formé par Vic Nurenberg, Just Fontaine et Luis Carniglia, le deuxième succès en Coupe de France vient égayer des lendemains de succès difficiles.

Un anglais sur le banc niçois

Champions de France deux fois de rang en 1951 et 1952, auteurs d'un doublé championnat/Coupe de France historique en 52, les Aiglons n'ont évité la relégation en D2 que pour un petit point en 1953, tout en atteignant les quarts de finale de la coupe, éliminés par le LOSC, futur vainqueur de l'épreuve. L'ancien avant-centre anglais devenu entraîneur, George Berry, prend les commandes de l'équipe durant l'intersaison. Lui qui avait fini sa carrière de joueur au SC Fives, l'un des ancêtres du LOSC Lille, à la fin des années 30, y a aussi débuté celle de coach, avec à son actif une finale de Coupe de France perdue contre Bordeaux en 1941. Maintenu à son poste à la création du LOSC en 1944, il atteint de nouveau la finale en 1946 face au Red Star, avec cette fois-ci une victoire du club nordiste.

Passé par le club belge de Lierse entre 1946 et 1948, c'est donc avec un joli CV que Berry arrive à Nice. Pour ce qui est du championnat, le redressement ne sera pas spectaculaire, mais Nice finira dans le ventre mou et s'évitera les frayeurs de la saison précédente. En Coupe de France en revanche, l'épopée aussi sera belle que difficile, avec en point d'orgue une nouvelle finale victorieuse à Colombes le 23 mai 1954. Le parcours du Gym débute en 32es de finale avec un large succès face au RC Lens. Les Rouge et Noir s'imposent 5-0 face à des Sang et Or qui leur ont pourtant fait bien des misères en championnat, avec une victoire 6-1 à Lens et une autre 2-3 à Nice. Deux succès qui leur permettront d'ailleurs de terminer un rang devant le Gym au classement final.

Actufoot • OGC Nice 1954

Le onze niçois en finale : Hairabedian, Ben Nacef, Poitevin, Gonzalès, Cuissard, Mahjoub, Ujlaki, Antonio, Carniglia, Fontaine, Nurenberg

Un parcours semé d'embûches pour les Aiglons

Probante, cette première victoire lance parfaitement l'OGC Nice dans la compétition, mais le tour suivant face à une modeste formation de Division d'Honneur, le CS Blénod, va s'avérer bien plus compliqué. Les amateurs poussent les Niçois en prolongation, mais aucun but n'est marqué et les tirs au but n'ayant pas encore été créés le match est à rejouer. La deuxième confrontation en revanche est dominée par l'OGC Nice qui marque à six reprises, mais encaisse tout de même trois buts. Score final 6-3, les Aiglons continuent leur chemin. Celui-ci les confronte à une autre formation de D1 en 8e de finale, le Stade Français, futur barragiste malheureux en championnat, avec une relégation en D2 à la clé. Leur courte victoire dans ce match (1-0) fait le bonheur des Niçois, qui s'attaquent à un très gros morceau en quart de finale, les Girondins de Bordeaux.

Futurs troisièmes du championnat avec seulement un point de retard sur le champion lillois, les Bordelais vont à nouveau pousser l'OGC Nice vers un match d'appui après un nul 1-1 au terme des prolongations de la première confrontation. Et comme face à Blénod en 16e de finale, les Aiglons domineront le second acte en s'imposant 3-0 pour atteindre le dernier carré. Après avoir affronté trois clubs de l'élite lors des quatre tours précédents, les Aiglons voient l'AS Troyes-Savinienne, pensionnaire de D2 et tombeuse de l'AS Cannes en quart de finale, se dresser devant eux. L'autre demi-finale oppose également un club de D1, l'Olympique de Marseille, à un club de D2, l'UA Sedan-Torcy. Les deux matchs s'achèveront sur le même score de 2-1 en faveur du Gym et de l'OM, qui vont donc s'affronter dans une finale 100% méditerranéenne.

Actufoot • Gonzalez finale CDF1954

Le retourné acrobatique de Pancho Gaonzalès pour éviter l'égalisation marseillais en fin de matches entré dans la légende du Gym et de la Coupe de France.

La sauvetage légendaire de Gonzalès et Carniglia !

Une finale que Nice entame de la meilleure des manières en ouvrant la marque dès la 6e minute. À la réception d'un superbe centre de Fontaine depuis le côté droit de la surface, Nurenberg place une tête plongeante qui ne laisse aucune chance au gardien marseillais Angel. À peine cinq minutes plus tard, Mahjoub remonte le terrain et lance Carniglia qui inscrit le deuxième but niçois d'une frappe croisée du gauche. Mené 2-0, l'OM réagit par la "Perle Noire" Larbi Ben Barek, mais dans les buts niçois Babkin Hairabedian s'interpose. Il ne peut rien en revanche à la 55e minute face à la légende suédoise de l'OM, Gunnar Anderson, qui réduit la marque et relance son équipe.

La fin de match voit Marseille pousser pour égaliser. Le Gym est acculé dans sa surface, Hairabedian s'interpose à nouveau devant Ben Barek, puis à quelques secondes du coup de sifflet final une double intervention de Pancho Gonzalès et Luis Carniglia sauve le Gym. Cette action incroyable entre dans la légende de la Coupe de France et de l'OGC Nice. Alors qu'Hairabedian est lobé par un tir marseillais, Gonzalès réalise un retourné acrobatique sur sa ligne de but pour empêcher le ballon de rentrer. Celui-ci heurte la transversale et revient dans les pieds d'un Marseillais qui pense égaliser en force, mais Carniglia surgit et repousse de la tête, à nouveau sur sa ligne ! L'OM est désabusé, l'OGC Nice soulagé, la Coupe de France revient sur la Baie des Anges deux ans après !

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