InterviewN2

Antoni Saffour (Saint-Malo) : « J’ai faim de buts mais je sais aussi être altruiste »

14/05/2021 à 16:19

Corse d'origine, Antoni Saffour (26 ans) va quitter Grasse cet été pour découvrir Saint-Malo, également en National 2 ! Alors qu'il rejoindra ses nouveaux partenaires début juillet, en raison de ses examens, le longiligne avant-centre nous décrit son parcours, ses ambitions, son profil... entretien !

Antoni, pouvez-vous revenir sur votre parcours ?

J’ai commencé à jouer au football en Corse jusqu’à mes 16 ans en rejoignant notamment l’école du SC Bastia pour ensuite décoller vers Valenciennes dans le Nord de la France. Malheureusement, le club va faire un dépôt de bilan cette saison là et je n’avais pas d’autres moyens que de rentrer en Corse. J’ai fais mes classes à Bastia – Borgo en N3 tout en poursuivant mes études où je suis actuellement en master « Stratégie en entreprise de communication digitale ». Un parcours qui m’a finalement emmené du côté de Fréjus (N2) puis à Andrézieux (N2) avant de subir une grosse opération des deux genoux et d’évoluer cette saison sous les couleurs du RC Grasse.

Pourquoi votre choix s’est porté sur Saint-Malo ?

J’étais en fin de contrat fin janvier et mon école m’a donné une deadline. J’en ai parlé à mon club de Grasse et à peine 72 heures après, j’avais plusieurs propositions. Il fallait que je prenne ma décision rapidement. Le discours de Fabien Pujo par rapport à la Bretagne a beaucoup pesé dans la balance. Je voulais vraiment retrouver cette ferveur qu’on peut avoir dans le Sud et c’est clair que la Bretagne semble être un bon point de chute à ce niveau. Je m’attache très vite au projet sportif et à l’écoute du coach, j’ai tout de suite eu envie de m’inscrire dans la durée. Je sais que les supporters à Marville attendent beaucoup également…

C’est un cadre qui doit vous rappeler vos origines corses !

Je ne connaissais pas du tout la ville mais de ce que j’ai pu en voir, en vidéo et en photos notamment, c’est magnifique avec des forteresses tout autour qui lui donne un charme encore plus particulier. Ça ne me dépaysera pas de mon île de Beauté… à part peut-être pour la météo (rires) !

Le club, c’est ton travail, tu représentes le fanion, les supporters…Antoni Saffour

Et au niveau des installations ?

Le coach, avec qui j’ai énormément discuté, a l’air d’être quelqu’un de très pointilleux. Mais il peut mettre en œuvre son projet grâce aux infrastructures à disposition. Il m’a déjà montré un montage vidéo magnifique et franchement, c’est le top du top. Il y a un staff qui est structuré, une cellule médicale, un vestiaire, une belle salle de muscu. Franchement, on a tout pour progresser à Saint-Malo.

Vous arrivez au sein d’un groupe qui va vivre de nombreux bouleversements cet été, comme ça avait été le cas il y a deux ans. Ce challenge vous fait-il peur ?

Il est vrai qu’on pourrait se poser quelques questions ou émettre des doutes d’un point de vue extérieur mais le coach a vraiment regroupé des joueurs avec des valeurs. Il faut qu’on aille tous dans le même sens car c’est qu’on comme ça qu’on ira de l’avant et qu’on redonnera l’image que le club souhaite avoir. En pratiquement quatre saisons au niveau N2, j’ai surtout appris qu’il fallait trouver une cohérence et une corrélation entre joueurs d’expérience, ceux avec de la gnack et les jeunes qui portent le club dans le cœur. Ce sont ces derniers qui vont nous donner l’envie de s’engager, de mouiller le maillot. Il faudra aussi passer des moments ensemble pour pouvoir ensuite rassurer nos supporters !

Quel genre de joueur êtes-vous ?

Tous les samedis ça va être une finale, je le dis ! Me concernant, il faut savoir que je fais 1 m 94 mais je suis mobile ! En tout cas, je m’entraîne beaucoup pour l’être. J’évolue souvent en point de fixation pour mon équipe afin de pouvoir garder les ballons mais j’ai aussi besoin d’énormément de centres pour pouvoir marquer. J’ai faim de buts mais je ne suis pas quelqu’un d’égoïste ; je sais aussi être altruiste. Je joue vraiment pour mon équipe mais un ballon dans la surface, il ne faut pas le laisser passer. Les gens sont impressionnés quand ils me voient à l’entraînement : pour moi, que ce soit un dimanche ou avec des amis, ça doit aller au fond. J’ai horreur de la défaite. Sur le terrain je peux être un poison, j’aime déstabiliser la défense même si je suis parfois impulsif. Ce sont mes valeurs mais ça n’empêche pas que je sois très sensible en dehors, je réponds à tout le monde. Le club, c’est ton travail, tu représentes le fanion, les supporters… tu as la chance de jouer avec ton nom derrière le maillot samedi, il faut tout donner !

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