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Accusée d’avoir fait pression autour d’un joueur, l’US Saint-Omer se défend

27/02/2020 à 10:38

Depuis un peu plus d'un mois, un différend oppose le club de l'US Saint-Omer à celui de l'US Gravelines. Les dirigeants du premier cité sont accusés, par leurs homologues, d'avoir fait pression autour de l'attaquant Mateus Joveta. Pascal Fériau et Olivier Laridon, respectivement président et entraîneur de l'USSO, s'expliquent.

Le contentieux remonte au 24 janvier 2020. Ce jour-là, La Voix des Sports relaye une information selon laquelle le club de l’US Gravelines aurait reçu des pressions de la part de l’US Saint-Omer, quelques jours avant leur rencontre de Régional 1, disputée le 19 janvier. Elles concernent l’attaquant angolais Mateus Joveta (US Gravelines), « en attente du renouvellement de son titre de séjour et visiblement en situation irrégulière administrativement au moment de la rencontre ». S’estimant « salis », les dirigeants de l’USSO ont voulu « rétablir certaines vérités », dans l’édition du 27 février de La Voix du Nord.

Contacté par nos confrères, le président de Saint-Omer, Pascal Fériau, concède : « J’ai effectivement appelé le président de Gravelines, je ne le nie pas, je voulais le prévenir, par honnêteté. Ce cas-là, je l’ai vécu avec un joueur il y a quatre ou cinq ans (Jérôme Abondo) ». Des propos appuyés par l’entraîneur de l’équipe une de son club, Olivier Laridon : « On n’a jamais mis de pression à Gravelines dans le but que le joueur ne joue pas. On a fait de la prévention. Je n’ai pas voulu communiquer pour protéger le garçon. » 

Une réserve posée

Il ajoute : « J’ai reçu un appel deux ou trois jours avant ce match d’un club concurrent de Gravelines », dans le but de l’informer de la situation du joueur, dit-il. Olivier Laridon décide alors de mener son enquête. Après discussion avec ses dirigeants, le club prend la décision de poser une réserve. « Il n’y a rien de choquant, c’est du sportif et tous les week-ends, des réserves sont posées dans les championnats, en ligue ou en district », se défend le coach du club audomarois.

De son côté, l’attaquant angolais affirme également avoir été contacté par trois personnes du club de Saint-Omer, afin de lui « proposer un contrat au club et des papiers ». Un point que nie le président : « Les dirigeants de Saint-Omer n’ont jamais eu le moindre contact. »
Dans l’espoir de rétablir la vérité et de « trouver le loup », Pascal Fériau propose une réunion, en présence de l’entraîneur de chaque équipe et le joueur lui-même. Le président de l’USSO indique par ailleurs que « le club se réserve le droit  d’intenter une action en justice dans le cadre de la recherche de la vérité ». Deux solutions s’offrent à Joveta : soit il prouve l’existence de cet appel, soit le club audomarois porte plainte pour diffamation.