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US Pays de Saint-Omer : le renouveau passe par le National 3

26/08/2020 à 17:05

Avec Wasquehal et Chantilly, l'Union Sportive du Pays de Saint-Omer est le troisième club promu en National 3 cette saison. A l'image de ses futurs adversaires, l'insitution audomaroise, qui a récemment changé d'identité, a pu se préparer plus tôt que prévu à sa montée en N3. Focus.

Le Wasquehal Football, l’US Chantilly et l’Union Sportive du Pays de Saint-Omer ont tous un point commun. Certes, les trois clubs des Hauts-de France sont promus en National 3. Mais ce n’est pas tout. Cette montée, les entraîneurs des trois institutions l’ont tous appris plus tôt que prévu. Et contrairement à ses homologues du Nord et de l’Oise, dont les équipes ont, chacune, dominé leur poule respective de Régional 1, le coach de l’USPSO n’a pu se projeter sur la nouvelle saison qu’un peu plus tard. « Dès que la formule du quotient a été entérinée, et seulement dès qu’elle a été entérinée je dis bien, j’ai su qu’on allait monter, rembobine Olivier Laridon. J’ai comparé les règlements des différentes Ligues en France et j’ai su à ce moment que nous, en tant que meilleur deuxième de R1, nous avions décroché notre place en N3. »

En préparation, « du bon et du moins bon »

La suite a toutefois été moins joyeuse puisque le confinement a imposé quatre mois d’inactivité aux joueurs de Saint-Omer. « Comme beaucoup, on aurait préféré célébrer cette montée sur le terrain, tous ensemble », embraye le coach audomarois qui, a, en plus, mal vécu cette période sur le plan personnel. Pourtant, dès lors que la fin du confinement a été décrétée, il a fallu se reconcentrer sur l’avenir de l’USPSO. Pendant six semaines, synonymes de préparation, les joueurs de Saint-Omer ont enchaîné les matches amicaux.

Une victoire « tronquée », face à une équipe de Calais Pascal (R2) « moins prête », a précédé une défaite contre l’équipe une de l’USL Dunkerque. « Cette rencontre nous a permis de mesurer l’écart qu’il existe entre une Ligue 2 et une N3 », débriefe Laridon. La suite a été, du goût de l’entraîneur, plutôt satisfaisante : 3 victoires, 2 nuls et 1 défaite. De cette longue préparation, il retient « du bon et du moins bon », mais un groupe néanmoins assidu.

Le collectif, la force de l’USPSO

Dans le même temps, l’entraîneur de Saint-Omer, en poste depuis décembre 2017, a procédé à une revue de son effectif. Car malgré le fait que l’ex-USSO (le club a fusionné avec le FC Tatinghem en mai) se positionnait parmi les meilleures défenses de leur championnat ces dernières saisons, il a fallu renforcer certains secteurs, notamment l’attaque. Sept recrues, plus un joueur promu de l’équipe B sont venus compléter le groupe de Laridon. De ces nouveaux arrivants, le coach espère qu’ils s’intégreront rapidement à l’équipe et qu’ils accentueront l’aspect qui fait la force de l’USPSO : le collectif. « Dans ce groupe, nous n’avons pas de joueur capable de dribbler quatre ou cinq adversaires et aller seul au but. Mais, à l’inverse, on dégage une réelle force collective », analyse le manager.

Un critère non-négligeable pour espérer se maintenir au sein d’un championnat relevé, intense. « On s’attend à une saison difficile. On est lucide, on sait que ça ne va pas être facile. Mais on a des armes. On dispose d’un groupe plus étoffé que la saison passée et on mettra tout en œuvre, avec beaucoup d’humilité, pour assurer un maintien le plus rapidement possible », annonce Olivier Laridon. Début des hostilités : ce samedi 29 août, à l’extérieur, face à l’US Vimy, deuxième au terme du dernier exercice. Histoire de rapidement se plonger dans le bain.

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