Ligue 2FC Chambly

Thibault Jaques (FC Chambly) « Ça va être la guerre jusqu’à la fin »

13/04/2021 à 10:00

Le FC Chambly est revenu avec la défaite (1-2) de son déplacement dans le Nord, face au VA lors de la 32eme journée de la Ligue 2. Le club de l’Oise reste scotché à sa place de 19eme au classement en attendant le retour de son capitaine Thibault Jaques. Le défenseur central de 33 ans est impatient de revenir pour apporter son expérience dans le sprint final. Entretien !


Thibault, comment allez-vous ?

Je me remets d’une petite déchirure, ça va beaucoup mieux.

Blessé depuis Mars (après le match contre Toulouse), le moral est-il toujours au beau fixe ?

Oui bien sûr !

Avant votre blessure, vous avez connu une période un peu compliquée, des bévues aussi marquantes qu’inhabituelles. Comment l’avez-vous géré ?

Il n’y a pas le choix d’avancer, il n’y a pas le choix d’essayer de se rattraper, faire les choses du mieux possible. Il y a eu 2 erreurs qui ont comptées, maintenant elles sont passées. Il faut rejouer le plus rapidement possible pour essayer de se rattraper.

19ème au classement de L2, le maintien est-il toujours possible ?

Nous sommes qu’à 2 points du barragiste devant nous, on va les rencontrer, tout comme Pau. Ça va être la guerre jusqu’à la fin.

Le championnat de cette saison est-il plus disputé que celui de l’année dernière ?

Je ne sais pas, c’est difficile à dire. En haut de tableau, il y a de la bagarre mais derrière aussi. Des 2 côtés, c’est disputé et ça sera le cas jusqu’à la dernière journée.

Jouer le bas de tableau voire le maintien n’est pas trop dur moralement ?

C’est plus dur que de jouer la montée et encore, mêmes les équipes du haut de tableau ont la pression mais elle est différente. C’est plus éprouvant que de passer une saison dans le ventre mou. Il faut aller chercher des valeurs supplémentaires pour s’en sortir.

Sur quoi va se jouer le maintien ?

Le mental, le physique, la saison est longue et particulière avec le Covid. L’équipe qui prendra le moins de risques et qui sera la plus efficace pourra se maintenir.

Le FC Chambly est un club familial mais pas seulement. Quelles sont les valeurs « camblysiennes » ?

C’est de ne rien lâcher jusqu’au bout même si, avant la fin, les jeux sont faits admettons. On a un devoir d’exemplarité vis-à-vis de nos familles, de nos supporters, du club. On ne lâchera rien jusqu’au bout, il y a énormément de solidarité dans le club pour s’en sortir !

Au club de Chambly depuis 2016, le club a-t-il changé ?

Il évolue en termes d’infrastructures, un stade qui est entrain d’être quasiment fini. Les conditions d’entrainements, pour les soins, beaucoup choses ont évoluées. Peut-être pas assez vite par rapport aux autres clubs de Ligue 2. Mais ce club-là part de rien, il a grandi très vite. Des choses se mettent en place petit à petit.

Selon Marvin Martin, vous êtes le Sergio Ramos de Chambly. Sacrée comparaison ?

(Sic) pour la coupe de cheveux peut-être. Défenseur central, capitaine, j’ai marqué des buts mais toute proportion gardée, ça fait plaisir, Sergio Ramos est un extra-terrestre. Il y a difficilement mieux que ce joueur-là. Je suis juste un joueur de Ligue 2.

Étant capitaine, quelle est votre relation avec le coach Luzi ?

Elle est bonne depuis le début. C’est une relation de confiance. Je suis là pour faire passer des messages sur le terrain.

D’ailleurs dans cette période compliquée, est-ce que vous prenez la parole plus que d’habitude ?

Non je ne pense pas, je suis toujours dans le même rôle. Il faut juger le bon moment pour parler. Si on parle tout le temps, le message ne passera plus. Il faut sentir les moments où il faut parler, lorsque le groupe sort du cadre.

C’est quand la dernière fois où vous passez une soufflante dans le vestiaire ?

Je ne sais plus trop mais lors de notre déplacement à Clermont, j’avais réuni tout le monde, il y avait beaucoup de jeunes. Ce n’était pas un match classique. Moi je suis là pour motiver les gens et non taper sur certains joueurs.

Ce match contre Clermont aurait dû être reporté, non ?

Si on nous dit qu’il faut 11 cas positifs pour reporter un match, c’était notre cas, on était en droit de demander le report de ce match. Ce n’est que mon avis personnel. On a joué, on a perdu, on n’a pas crié au scandale. Il fallait peut-être 11 cas positifs 48h avant le match. Depuis, on a vu des matchs annulés et parfois même 3 semaines à l’avance. On aura peut-être servi pour les autres équipes. Attention, avec l’équipe type, on aurait perdu aussi le match, on ne sait pas.

De retour bientôt sur le terrain ?

J’espère dans les 15 prochains jours.

Première grosse blessure ?

Non j’avais connu les ligaments croisés il y a 3 ans, c’est comme ça.

En cas de descente, vous continuez avec Chambly ?

Oui normalement, il faudra discuter avec le club. Je suis sous contrat, tout dépendra de l’orientation du club.

Vous avez 33 ans, vous pensez jouer jusqu’à quel âge ?

Je ne me suis pas fixé d’âge butoir, on verra comment réagit le corps et la tête. 3-4 ans je pense…

Un dernier mot…

Merci pour l’interview, j’espère que le FC Chambly va se maintenir. Ça serait important pour les joueurs, on a vécu des choses cette année, et je pense que beaucoup d’équipes à notre place auraient décrochées. Nous sommes toujours dans la course, certains pensent que l’on mérite de descendre mais pas nous !

 

Crédit photo : Éric Cremois

Propos recueillis par Farid Rouas