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8 novembre | 17h27

Anthony Kazarian : « Jouer contre la France, c’est incroyable »

Passé par l'US Cap d'Ail, l'AS Cannes ou encore l'AS Monaco, Anthony Kazarian évolue aujourd'hui du côté de la réserve de Ponferradina. En Espagne, le jeune défenseur enchaîne les matches au point d'avoir été convoqué par les U21 de la sélection d'Arménie. Rencontre.

Arménie U21 Anthony Kazarian

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Anthony, avant d’arriver en Espagne, tu as débuté le football dans le 06 ?

Effectivement à l’âge de 4 ans et plus précisément à l’US Cap d’Ail où j’ai évolué durant plusieurs années. J’ai ensuite joué une saison à l’OGC Nice, avant de faire mon retour dans le club de ma ville. À 10 ans, j’ai rejoint l’AS Monaco où j’ai effectué mes classes jusqu’à mes 17 ans. À l’issue de ma dernière année je n’ai pas reçu de proposition, j’ai alors décidé de poursuivre mon apprentissage à l’étranger, en Italie.

Comment ça s’est passé ?

Mon apprentissage à l’étranger n’a pas été simple. J’ai rejoint un camp créé pour les jeunes afin de passer des détections dans des clubs. J’ai connu quelques soucis dans les démarches pour rejoindre certaines formations. Après six mois d’attente, j’ai réussi à intégrer l’effectif d’une Série D pour le reste de la saison. Cette expérience m’a permis de m’aguerrir et de me forger mentalement.

Suite à ton expérience en Italie, tu fais ton retour en France, comment s’est passée cette saison ?

J’ai intégré l’effectif des U19 Nationaux de l’AS Cannes où j’ai alterné entre la DHR et les U19 Nationaux. Une blessure au poignet m’a stoppé dans ma progression pendant quatre mois. Durant cette blessure, avec mon père, qui occupe une place très importante dans l’orientation de ma carrière, nous avons obtenu des contacts afin de me permettre d’intégrer la sélection nationale des U19 de l’Arménie dans le cadre de l’Euro. J’ai pu honorer mon premier rassemblement avec les U19. La préparation s’est très bien passée mais malheureusement je suis tombé malade à quelques jours du début de la compétition. Le sélectionneur a décidé de ne pas m’intégrer à la liste, il a jugé que mon état de forme n’était pas à 100%.

Cette expérience m’a permis de m’aguerrir et de me forger mentalement.

Anthony Kazarian

Un coup dur pour la suite…

C’est vrai que j’ai éprouvé quelques difficultés à trouver un club suite à cette non-convocation pour l’EURO U19. Cette compétition représentait pour moi l’opportunité de me relancer et de m’offrir de la visibilité. J’ai donc pris la décision de revenir à l’US Cap d’Ail en Régional 2, chez moi. L’entraîneur, Patrick Calzoni, m’a très gentiment accepté dans le groupe pour la saison mais nous avons été contraints de stopper la compétition en raison de la pandémie.

Comment as-tu pris la direction de l’Espagne pour poursuivre ta carrière ?

Durant la pandémie, j’ai obtenu des contacts avec un agent qui m’a proposé d’effectuer des tests à Salamanca, une équipe évoluant en Secunda Division B (troisième division espagnole). Après plusieurs semaines d’essais, je n’ai finalement pas signé au sein de cette formation en raison de soucis administratifs. J’ai finalement pris le chemin de l’équipe réserve de Ponferradina, club pensionnaire de deuxième division espagnole.

Malgré ton parcours semé d’embûches et de déceptions, tu n’as jamais abandonné ton objectif. D’où vient cette force ?

Cette mentalité et ce caractère viennent de mon père. Il est à mes côtés depuis mes débuts, a toujours fait son maximum pour me pousser et n’a jamais lâché. Il me sortait du lit le dimanche pour aller courir et ne pas perdre de vue mon objectif. Et je n'oublie pas ma mère qui a toujours su trouver les mots dans les mauvais moments. Je leur dois beaucoup et j’ai envie de les rendre fiers.

Tu as joué en France, en Italie et en Espagne, à quel point le football est différent dans ces trois pays ?

Pour commencer, la France est plus avancée en termes de tactique de jeu et dans la formation de jeunes joueurs. Ensuite, l’Italie met l’accent sur le physique, la solidité. Enfin en Espagne, le jeu est basé sur la technique avec des entraînements à répétition. À titre d’exemple, nous pouvons avoir des séances d’une durée de deux heures et se concentrer pendant au moins trente minutes à faire des ‘’Toros’’ (exercice de conservation de ballon sous le pressing des adversaires), de manières variées. En revanche, le football espagnol s’oriente moins sur le physique, nous courons moins qu’en France.

Actufoot • Anthony Kazarian Article

Revenons à la sélection. Tu viens d’être sélectionné avec les U21 de l’Arménie pour affronter la France, cela te procure un sentiment particulier ?

C’est quelque chose ! Tout d’abord, me dire que je vais jouer contre les Bleuets avec la sélection Arménienne est incroyable. Ensuite, étant supporter de l’OL, c’est magnifique d’affronter des Lyonnais qui évoluent en Ligue 1. C’est un autre niveau et je suis très heureux d’avoir cette chance.

La sélection nationale est une expérience qui te permet de grandir, d’évoluer ?

C’est un véritable plus. J’ai énormément évolué avec cette expérience internationale. Cela m’a permis de gagner en maturité, en technique, j’ai passé un cap. Cette nouvelle sélection me permet de me situer sur mon niveau de jeu et de me prouver que j’ai le potentiel pour accomplir de belles choses.

La sélection est-elle un tremplin pour ton avenir ?

Je mise sur cette sélection avec l’Arménie pour donner mon maximum et avoir l’opportunité de me montrer dans un match comme celui face à la France. Je souhaite prendre du plaisir en sélection, rendre fier mes proches et tenter de m’exposer.

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