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22 avril | 0h00

Azad M'Changama (AS Moulins) : "Devenir le grand club formateur de Nice-Ouest"

Éducateur depuis maintenant plus de 5 ans, Azad M'Changama, entraîneur U10 et responsable foot à 5 de l'AS Moulins a parlé de son rôle de formateur.

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Éducateur depuis maintenant plus de 5 ans, Azad M'Changama, entraîneur U10 et responsable foot à 5 de l'AS Moulins s'est exprimé sur son rôle de formateur et ses projets futurs.Azad, pour commencer, pouvez-vous nous rappeler votre parcours ?J’ai commencé il y a 5 ans à l’ECM Victorine en tant qu’éducateur. J’amenais très souvent mes deux petits frères à l’entraînement et deux personnes du club m’ont incité à me lancer. Moi, ça m’intéressait énormément et j’admirais leur travail du coup j’ai commencé à prendre en charge une équipe U9 que j’ai suivie plusieurs saisons. Après ça, je suis parti à l’AS Moulins et j’y suis depuis 3 ans en tant que responsable du foot à 5 et éducateur d’une équipe U10.Avez-vous des diplômes ?Je suis actuellement en apprentissage BMF (Brevet Moniteur Football) et j’ai passé les C.F.F 1 et 2, la saison passée.« Une personne qui doit inculquer des valeurs fortes à ses joueurs. »Pour vous, c’est quoi un vrai formateur ?Je dirais que c’est d’abord une personne qui doit inculquer des valeurs fortes à ses joueurs. Le respect, l’humilité, la fraternité… Après, je pense qu’il doit être un exemple donc il doit savoir de quoi il parle. Il y a évidemment la notion de progrès à prendre en compte et surtout de plaisir à cet âge-là. Si je devais choisir trois mots, je dirais travail, discipline et plaisir. Je pense qu’il faut aussi surtout rester proche de ses joueurs pour qu’ils ne se sentent pas mis à l’écart mais impliqués.Globalement, quel bilan faites-vous de cette saison ?On avait eu des plateaux et tout se passait bien, mais ce fut court. Avec l’arrêt des compétitions, ça devient un peu compliqué. On a notre programmation annuelle qui a été déréglée à cause du sans-contact, les plannings ont changé… Après, on a surtout mis en place des ateliers ludiques et PEF. Le plus important reste que les enfants prennent du plaisir et continuent à progresser à leur rythme.« Cet engouement autour de la compétition nous manque énormément. »Vous êtes déjà concentré sur la saison prochaine du coup ?Oui, logiquement on travaille déjà en interne sur la saison qui va arriver. Je vais rester au club donc il va y avoir du boulot dans les semaines et les mois à venir. J’ai une proximité particulière avec ce club, c’est mon quartier et j’aimerais continuer à apporter ma pierre à l’édifice pour continuer à le faire grandir.Le manque de compétition a-t-il un impact sur la progression de vos joueurs ?La compétition c’est le rendu du travail fait la semaine, donc notre moyen de voir dans quels domaines, ils ont encore des lacunes ou dans lesquels ils ont réellement progressé. Ça va être dur à mesurer mais il y aura logiquement de l’impact. Au-delà de ça, il y aussi de la frustration et tout cet engouement autour de la compétition nous manque énormément. On essaye donc de leur faire comprendre que c’est difficile pour tout le monde et que la récompense sera méritée. En plus, avec tout ce qu’on met en place au club, les ateliers, les spécifiques, on peut dire qu’ils oublient vite.« Faire revenir les jeunes du quartier qui se sont exilés dans les clubs alentours. »Dans votre club, il y a aussi un vrai aspect social à gérer.Oui, c’est l’un des points très importants de notre travail. On a essayé d’enlever un peu cette image de « club de quartier », avec l’arrivée d’Anthony Rimbert et Jean-Baptiste Scimeca. On travaille à fond depuis 3 ans sur l’éducatif et le social. Le club veut vraiment permettre aux jeunes de prendre du plaisir et éviter de trainer. Avec tout ce qui peut se passer, on ne peut pas se permettre de les perdre en route. On fait les stages pendant les vacances, des sorties, des ateliers PEF, et de nombreux évènements au club grâce à notre label « Club de Vie ». Franchement c’est un plaisir pour les gamins. Ça nous permettra par la suite de plus travailler le côté sportif.Justement, avez-vous des projets à l’avenir ?Ça fait deux, trois saisons qu’on se focalise énormément sur l’aspect social et éducatif, du coup par la suite on veut monter en gamme au niveau sportif. On veut d’abord faire revenir les jeunes du quartier qui sont partis dans les clubs alentours. Ça nous permettra de devenir le grand club formateur de Nice-Ouest. À l’image du Cavigal à l’Est. En formant bien nos jeunes, on pourra évoluer à un bon niveau dans la plupart des catégories. Si on y arrive, on pourra élever le niveau de la pratique et attirer beaucoup plus de joueurs. Mais, on va devoir être encore plus exigeant en passant par la formation des éducateurs, et le recrutement. Je suis quelqu’un d’ambitieux, et quand je m’investis c’est à 2000%. J’ai seulement 23 ans et encore beaucoup à donner et à apprendre donc je ne me fixe pas de limite.

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