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8 décembre | 12h15

Cédric Casset : « Les garçons ne sont pas dans l’enflammade »

Intronisé cet été à la tête des U17 Nationaux, Cédric Casset réalise un début de saison exceptionnel aux manettes d'un groupe travailleur et soudé, dans un club qui n'a de cesse d'instaurer un environnement favorable à la performance. (Photo : Sulyvan Manfroi - ASSP)

U17 NATIONAUX AS Saint-Priest U17 Nat AS SAINT-PRIEST

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Cédric, vos U17 sont champions d’automne de leur poule. Quel regard portez-vous sur cette première moitié de saison ?

C’est assez inédit qu’un club amateur soit leader en U17 Nat. Mais c’est notre réalité aujourd’hui. Si je suis surpris par ces résultats ? Oui et non, nous avons fait en sorte d’avoir une équipe compétitive dans ce championnat. Quelques recrues sont venues s’ajouter à l’effectif déjà présent. Mais ce n’était pas programmé pour autant. Nous étions dans une période post-covid à la reprise et pensions avoir accumulé du retard par rapport aux clubs pros qui n’avaient pas forcément coupé.

Comment expliquez-vous ces excellents résultats ?

Pour moi, cette réussite actuelle est le fruit du travail entrepris dès la préparation. Nous avons beaucoup travaillé sur l’aspect tactique afin de pouvoir rivaliser dans cette poule. Ensuite, nous avons la chance d’avoir un groupe travailleur. Les garçons ne sont pas dans l’enflammade. Mon travail est aussi de ramener de l’humilité chaque semaine. Nous avions réalisé une bonne préparation avec cinq victoires lors de nos cinq matches amicaux, ce qui était annonciateur des bons résultats actuels. Nous sommes au plus haut niveau de pratique en U17. C’est par le projet de jeu, la mise en place tactique, le travail quotidien qu’on tire son épingle du jeu. Et puis, nous nous sommes structurés cette année avec la création de la section sportive.

Pouvez-vous nous en dire plus sur cette nouvelle section sportive ?

Les joueurs ont des emplois du temps aménagés, leur permettant de concilier l’école et le foot. C’est un cadre plus solide et propice au travail. Les ¾ de mon effectif ont intégré ce dispositif. Nous avons trois lycées partenaires afin de proposer une palette variée correspondant aux différents profils scolaires des joueurs : le lycée Fays de Villeurbanne, le lycée Tony Garnier de Bron et le lycée Condorcet de Saint-Priest proposent des cursus de la seconde à la terminale, dans des filières générales, professionnelles, technologique et CAP.

Vous avez pris les U17 cette saison, quel est votre parcours au sein du club jusqu’à présent ?

C’est ma première année à la tête des U17, mais ma septième au club. Avant, j’ai fait un an sur les U19, deux ans sur les U16 puis adjoint de la National 2. Mais comme cette année, l’équipe-fanion est passée aux entraînements en matinée, je n’ai pas pu continuer car les horaires n’étaient pas compatibles avec le travail que j’exerce à coté. Le staff des U17 Nationaux a complètement changé cette saison, il y a un adjoint, qui est Joseph Gérard, ancien entraîneur des U13 Label, et un préparateur physique venu de l’extérieur, Julien Riffel.

Mathématiquement, et si l’on jette un coup d’œil aux dernières saisons, le maintien s’acquiert autour de 10 ou 11 victoires. Là nous en sommes à 10, donc il nous en manque une ou deux. Une fois le maintien validé, nous pourrons revoir les objectifs à la hausse.

Avez-vous revu vos objectifs à la hausse ?

Les six premiers des six poules et les deux meilleurs deuxièmes se qualifient pour les playoffs. Les seconds sont départagés en fonction de leurs résultats face aux premiers, deuxièmes, quatrièmes, cinquièmes et sixièmes de leurs poules. Quand on est un club amateur évoluant au plus haut niveau de pratique, l’objectif est le maintien. Mathématiquement, et si l’on jette un coup d’œil aux dernières saisons, le maintien s’acquiert autour de 10 ou 11 victoires. Là nous en sommes à 10, donc il nous en manque une ou deux. Une fois le maintien validé, nous pourrons revoir les objectifs à la hausse. Les playoffs, ce n’est que du bonus, ce n’est pas un objectif. Forcément, les joueurs commencent à y penser, nous sommes des compétiteurs, nous voulons voir jusqu’où nous sommes capables d’aller.

Dans cette poule composée en grande partie de centre de formation, comment parvenez-vous à tirer votre épingle du jeu ?

Sur la première phase, nous avons battu l’OGC Nice, l’AS Monaco, le Clermont Foot et l’OM. Nous performons contre les clubs pros. Pour moi, ce qui fonctionne contre eux, c’est la combativité, l’engagement. La motivation vient d’elle-même quand vous affrontez un centre de formation. C’est là que le collectif émerge. Après, j’aborde la préparation du match de la même manière que face à un club amateur. J’analyse l’adversaire tactiquement et élabore un plan de jeu en conséquence. Si nous avons l’impression d’être pris à la légère ? Je ne pense pas, tous les clubs qui évoluent à ce niveau ont des atouts à faire valoir.

Recueilli par Simon Marachian

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