Quantcast

Sponsorisé

News

29 juin | 17h35

Cédric Hengbart : "Maintenant que je suis passé de l’autre côté, je comprends mieux"

Cédric Hengbart, le nouvel entraîneur du Blois Foot (N2), se confie sur ses ambitions à l'orée de sa première saison en tant que numéro 1 à la tête d'une équipe première seniors.

BLOIS FOOTBALL 41 BLOIS FOOTBALL 41 N2 N2

Que ressentez-vous après la signature de votre premier contrat en tant qu'entraîneur principal ?

Je suis satisfait et content que mon travail effectué en tant que formateur depuis quatre ans soit reconnu. Je suis fier d’être pris à ce poste et d’avoir la confiance des dirigeants de Blois mais ce n’est que le début !

Comment s’est déroulée votre arrivée ? Comment avez-vous été mis en contact avec le président ?

Le président m’a appelé un soir pour prendre contact. On s’est vu le lendemain et il m’a présenté toutes les personnes travaillant dans le club. Tout a été très vite, en deux jours c’était fait.

Aviez-vous d’autres propositions en N2 ? Pourquoi avoir choisi le projet de Blois ?

Non, j’étais encore sous contrat avec Caen pendant un an. Quand j’ai su que Loic Lambert partait de Blois, je me suis rapproché du club, j’ai réussi à faire passer mon nom là-bas. C’est un bon club de N2. Ma première impression a été très bonne, j’ai tout de suite senti l’esprit familial avec des gens qui s’entraident.

Que savez-vous de cette équipe ? Quelles sont ses forces et ses axes de progression selon vous ? Allez-vous garder le même staff que la saison dernière ou allez-vous venir avec le vôtre ?

C’est difficile de parler d’une saison à l’autre. Surtout en N2 où les joueurs ont des contrats d’une année. Le bilan de la saison dernière est simple : Blois avait la deuxième meilleure attaque et la moins bonne défense du championnat. On doit retrouver un équilibre entre l’attaque et la défense selon mes convictions. Pour ce qui est du staff, il reste à l'identique mais sera complété par Arnaud Rouer. Il était le coach des U17 Nationaux et vient d'obtenir son DES.

Je veux garder cette identité avec un jeu assez alléchant, un jeu de possession. Ce n’est pas toujours ce que je peux prôner avec mes équipes mais selon moi, avec celle-là, c’est ce qu’on doit faire

Quel style de jeu voulez-vous donner à votre équipe ? Contre-attaque, possession ?

Je suis ouvert à beaucoup de choses et surtout, je m’adapte à mes joueurs. Je pars aussi de ce constat de départ : on a une très bonne attaque donc je m’appuie là-dessus. Je veux garder cette identité avec un jeu assez alléchant, un jeu de possession. Ce n’est pas toujours ce que je peux prôner avec mes équipes mais selon moi, avec celle-là, c’est ce qu’on doit faire. Les joueurs ont envie d’avoir le ballon donc on va continuer dans cette voie-là. J’aime aussi être assez rigoureux défensivement et c’est là-dessus que je veux faire travailler mon groupe.

Blois est une équipe s’appuyant sur des jeunes et cela correspond bien à votre parcours d’entraîneur U17 puis d’une réserve pro. Pouvez-vous nous en dire plus à ce sujet ?

Ça été le premier mot du président. On veut se maintenir à ce niveau et aussi sortir des jeunes de l’école de foot. C’est un des paramètres que je dois prendre en compte et j’aime ça. Je viens de la formation, je sais comment former les jeunes sans aller trop vite avec eux. On va en intégrer pas mal en préparation, on va le faire au fur et à mesure durant la saison. Mais encore une fois, sans les griller, il ne faut pas aller trop vite et ne pas tout leur donner non plus. Dès qu’ils seront prêts et auront le niveau, je n’hésiterai pas à les lancer. Une dizaine de joueurs sortis de l’école de foot seront intégrés au groupe durant la préparation.

Votre effectif va-t-il changer d’ici le début de saison ? Attendez-vous des renforts ? Si oui, à quels postes ?

Il y a eu pas mal de départs actés par le club. Pour d’autres joueurs, on le savait car certains étaient convoités avec des offres alléchantes financièrement sachant que nous restons un petit budget de N2. C’est pour cela qu’on était préparé à deux ou trois départs. L’avantage, c’est que l’on a réussi à garder Jordan Popineau, meilleur buteur du groupe. Ça montre que l’on veut une garder une ossature et une certaine qualité. A ce jour, deux joueurs ont signé : Yannick Etilé, gardien de but venant de Cholet et Tony Villeray, latéral gauche venant de Sète. On est aussi en négociations avec pas mal de joueurs, on veut se renforcer avec un défenseur central, un milieu de terrain et un attaquant.

Quels seront vos objectifs pour la saison prochaine ? Maintien, milieu de tableau, montée ?

On va rester très humble et plein d’humilité. On connait tous la refonte des championnats avec de nombreuses descentes. Il ne faut pas vouloir s’enflammer d’entrée. Blois a connu une fin de saison sur un fil avec dix points pris sur les dix derniers matchs malgré cette belle 5e place. On vise un maintien le plus vite possible. Si on est bien classé à un moment donné, on tentera d’aller plus haut car on est tous des compétiteurs.

J’ai pris de chaque entraîneur. Même si au départ, on ne comprend pas tout sur certains. Maintenant que je suis passé de l’autre côté, je comprends mieux

Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous reconvertir derrière la ligne blanche ?

J’ai connu pas mal de choses dans ma carrière de footballeur, donc j’avais envie de transmettre ce que j’ai appris. Il y aussi la compétition, c’est aussi pour ça que j’ai quitté la formation. Parce que j’aime tellement ça, les matchs à enjeux que je ne me voyais pas autre part que dans le foot.

Que vous ont apporté vos deux expériences d’entraîneur passées ?

J’ai appris la rigueur du travail, de l’entraînement. Quand j’étais joueur, je ne me posais pas les questions de pourquoi tel entrainement avait été mis en place. J’ai aussi eu la chance pendant un an et demi de côtoyer le staff pro de Pascal Dupraz puis d’avoir été deux durant deux mois adjoint des professionnels lors du maintien de Caen en Ligue 2. Ça m’a aussi permis de me structurer puis d’apprendre de certaines erreurs de management. Le management avec les pros n’est pas le même qu’avec les jeunes, il faut savoir à qui on parle, quand et comment.

Des anciens techniciens côtoyés vous inspirent dans ce nouveau métier ?

J’ai pris de chaque entraîneur. Même si au départ, on ne comprend pas tout sur certains. Maintenant que je suis passé de l’autre côté, je comprends mieux. Je ressors des exercices, des conseils, une façon de manager de chacun d'entre eux. Tous m’ont inspiré.

Votre passé de joueur professionnel vous aide-t-il également à l'appréhender ?

Oui. Déjà, dans la vision du foot. Lorsque je regarde un match, je vois d’où peuvent venir les dangers. Je sais aussi gérer la pression, gérer un moment intense d’un match, les avants ou les après matchs. Je sais gérer cette pression même si elle va être différente à Blois, et j’aime ce côté-là !

Propos recueillis par Camille Verkest

Restez informé !

Inscrivez-vous à notre newsletter :

Sponsorisé