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Interviews

6 avril | 16h20

Christophe Hernandez : "L'EUGA Ardziv ? Un club à part"

Leader du classement des étoiles et véritable plaque tournante du milieu de l'EUGA Ardziv, Christophe Hernandez vit une saison pleine. A 27 ans, il semble avoir trouvé depuis 6 ans maintenant le club qui lui faut. Entretien. (Crédit photo : Kevin Mesa / AS Cannes)

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Christophe, avant de débarquer à l'EUGA, tu es passé à l'OGC Nice avec qui tu as connu l'équipe de France U18 et gagné la Gambardella. Que retiens-tu de ce passage ?

C’était unique. J'ai fait toutes mes classes là-bas. En étant surclassé à chaque fois, en gagnant la Gambardella, en étant convoqué en Equipe de France, c’était magique. Ce n'est que du bonus. Ce n’est pas passé parce que peut-être que je n’avais pas le niveau, mais ça reste une bonne expérience et du grand plaisir.

A la fin de ton contrat, tu as choisi de faire une pause avec le football. Pourquoi ?

C'était dur. C’est vrai que maintenant avec du recul, c’était que du plaisir. Mais à l’instant T, c’était compliqué de ne pas passer. Ma dernière année, il y a commencé à avoir de la grosse concurrence avec beaucoup de joueurs de qualité, comme Vincent Koziello par exemple. Et de mon côté, je me cache derrière beaucoup de choses hors du terrain. C’est un peu dur pour moi mentalement, du coup je veux sortir du circuit, faire autre chose.

Tu décides d'arrêter, mais pas complètement puisque tu passes de l'autre côté en devenant éducateur...

Effectivement à La Grande Bastide. C’est là où j’ai démarré en tant que joueur. Et puis, ça restera le club où j’ai donc poursuivi dans le football grâce notamment à Baptiste Accola avec qui j’ai repris. Au final, je reviens en tant qu’éducateur, je rencontre des personnes comme Ludovic Heidelberger, qui était à l’UGA, ou Garo et la passion revient au fur et à mesure. Et sur un entraînement que je vais faire à l’EUGA, Ludo (Heidelberger) et Eric Berberian ne m’ont pas laissé le choix (rires).

L’envie est donc revenue et tu as choisi de reprendre la suite de ta carrière à l’EUGA...

Il n’y a pas de raison particulière. C’est vrai que ça se passe tout de suite bien, je n’avais pas d’autres ambitions, je reprenais le football, comme ça sans prise de tête. Et au final ça devient vite magique entre nous et ça se passe super bien.

Cela fait maintenant bientôt 6 ans que tu es au club, comment expliques-tu cette longévité ?

Je pense qu’on peut rajouter des années et des années, parce qu’ils m’ont tout redonné. Que ce soit l’envie de jouer au football, d’être quelqu’un, d’avoir un avenir professionnel... C’est mon club et ça le restera, malgré le fait que j’ai eu des propositions pour jouer plus haut. Mais je privilégie d’abord mon aspect mental, ça vient peut-être de mon expérience passée.

On parle souvent d'avoir un certain équilibre…

Oui, certains parlent même de confort, moi ça m’est égal. La preuve, on fait tout pour monter en National 3, mais ça m’arrive de manquer des matches et je vais en rater encore. Et pour moi, rater un match à l’EUGA, c’est encore plus important que d’en manquer un dans un club de National 1 par exemple.

Chaque année, j’aime bien récolter les étoiles Actufoot

Christophe Hernandez, milieu EUGA Ardziv

Pourquoi ça ?

Parce qu’on a de précieux supporters, on est vite critiqué. On est un club complètement à part. Des fois, je prends du recul et je me dis qu’on est fou dans ce club. Mais c’est ce qui fait que j’ai envie d’y rester.

Vous vivez une saison palpitante où vous êtes à la lutte pour monter en N3. C’est un objectif pour le club de retrouver ce niveau ?

Clairement, on ne va pas se le cacher. Depuis le début de saison on travaille avec un staff professionnel. Avec un coach, Philippe Cuervo, fantastique, Stephane Coqu et Erwan Fontaynes c’est pareil. Le club qui a mis les moyens sur tout. Et nous avons un groupe uni. On est une famille, des frères.

De l'extérieur, on ressent que ce groupe est uni...

Nous aussi, on le ressent au quotidien. Nous sommes allés à des anniversaires, nous avons assisté à une demande en mariage de Gilles Arrighino. Quand il y a des enfants ou un mariage, nous faisons des enveloppes tous ensemble, nous allons manger ensemble… Nous sommes vraiment tous proches et ce n’est pas prêt de s’arrêter.

Tu es en tête du classement des étoiles (10) et tu as également marqué à 8 reprises. Les stats comme celles-ci, tu les suis ?

Bien-sûr que je regarde. Chaque année, j’aime bien récolter les étoiles Actufoot. Les buts, je vais les laisser à mon poulain que j’ai entraîné en U13, Brayan Bohbot. Mais si, entre guillemets, je brille, c’est grâce à mes coéquipiers qui me donnent les pleins pouvoirs, qui me mettent en avant. Donc l’un dans l’autre, ce mérite revient à toute l’équipe.

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