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21 octobre | 0h00

Fermeture des gymnases : quel avenir pour le futsal ?

Depuis la fermeture des gymnases, les championnats Futsal sont à l'arrêt. Après une réunion, les responsables des clubs réagissent à la situation actuelle.

8 min.
DCA

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Depuis la fermeture des gymnases et salles de sport, les championnats Futsal sont à l'arrêt. Après une réunion avec la Ligue, hier, les responsables des clubs réagissent à la situation actuelle.

Une situation injuste ?

Jusqu’au mois de novembre, les gymnases seront fermés dans le 06 et le 13. Et la situation n’est pas près de s’arranger vu le contexte sanitaire actuelle. Après une réunion avec la Ligue Méditerranée, hier, les clubs sont désormais fixés sur le sort du championnat Régional. Il devrait reprendre en janvier 2021, soit au même moment que le championnat D2 national. Pour Elyesse Bensalem du Nice Futsal Club, c’est la meilleure décision possible, même si on ne sait pas comment va avancer l’épidémie. « On nous a proposé de calquer le championnat en même temps que la D2 National, c’est une décision qu’on accepte, mais est-ce que d’ici-là, on pourra reprendre ? Je ne suis pas sûr. On est encore trop dans le flou ».

Comme l’explique Mehdi Bottero, du SC Mandelieu Futsal, tout le monde était à peu près d’accord sur la reprise en janvier, mais pour lui, le calendrier risque d’être très serré. « On va avoir un championnat qui se joue sur 4 mois et demi, avec des matchs en semaine, donc je m’attends à une compétition assez compliquée ».

Le grand problème dans cette situation, selon les clubs, c’est l’incohérence et la contradiction des décisions gouvernementales. « Sur les terrains à 11, ils peuvent jouer, mais on ne peut pas dans les salles. Je suis très content que les championnats en extérieur se jouent, mais je trouve que c’est un peu injuste. Malheureusement même la Ligue et le District ne peuvent rien faire. Les restrictions émanent du gouvernement », explique Mehdi Bottero. Même son de cloche pour Rachid Ait-Ouzdi, du SK Family, qui estime que la situation est injuste pour tous les joueurs. « C’est difficile pour les joueurs. On avait un super groupe qui se formait bien et on a été freiné. Maintenant, on espère que tout va s’améliorer et qu’en janvier tout reviendra dans l’ordre ».

Contacté par nos soins, le secrétaire général du District de la Côte d’Azur, Francis Maggi, nous a dévoilés que des décisions allaient être prises dans les jours à venir. Pour le moment, les gymnases doivent réouvrir le 2 novembre et le championnat D1 devrait reprendre le 9 novembre.

Un deuxième confinement

« En ce moment, on est au même niveau que pendant le confinement », s’exclame Elyesse Bensalem. Pas de gymnase, donc pas d’entraînement. Du coup, les joueurs essayent de trouver le moyen de rester en forme. Quelques matchs de foot à 5, des footings, tous les moyens sont bons pour garder une bonne dynamique. Même si les entraînements restent beaucoup plus importants. Ce qui est sûr, c’est que les joueurs sont « dégoutés ». Certains pensent même à reprendre dans une équipe de foot à 11, si la situation n’accélère pas.

Pour contrer ça, le Nice Futsal Club a fait une proposition. Permettre aux joueurs d’avoir une licence de foot à 11 sans avoir la double licence, au moment de la reprise des championnats. Pour Mehdi Bottero, c’est une très bonne idée et elle serait très utile surtout cette saison.« On vient tous du foot à 11 donc on aimerait bien rester en forme pour ne pas être lésé. En futsal, il y a la règle qui empêche un joueur de participer aux play-offs en cas de double-licence. Mais cette saison, il faudrait la supprimer, car énormément de joueurs veulent continuer à pratiquer ».

Regard vers le futur

Lors de la réunion d’hier, la Ligue Méditerranée a parlé de la création d’un championnat Régional en U18. Pour Rachid Ait-Ouzdi, c’est une bonne idée, mais le principal est de permettre aux championnats adultes de reprendre avant tout. « On est totalement d’accord sur le fait qu’il faut développer le futsal chez les jeunes et dans notre club, c’est déjà le cas. Mais ça nécessite beaucoup d’organisation et avec la situation actuelle, on est complètement freiné ». Mehdi Bottero est du même avis. Il faut développer le futsal chez les jeunes, mais les clubs rencontrent trop de difficulté pour les attirer. « C’est vraiment très important d’élargir l’offre pour en faire un sport de tous les âges. Actuellement, il y a trop peu de joueurs qui sont formés à jouer en futsal et c’est pour ça que j’aimerais créer une académie au sein de mon club, par exemple ».

Comme quoi le futsal est loin d’être mis à terre et continuera de se battre et se développer pour les années à venir.

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