Quantcast

Sponsorisé

Interviews

4 mai | 0h00

Fernandy Mendy (Raith Rovers) : "Représenter son pays, ça c'est le sommet d'une carrière"

Employé chez Scania en CDI à Angers, football amateur jusqu'en National 3, Fernandy Mendy a quitté les Pays de la Loire pour vivre son rêve de footballeur professionnel du côté de l'Ecosse à Raith Rovers. Récemment sélectionné avec la Guinée-Bissau, celui qui a grandi à Saint-Nazaire continue son incroyable ascension. Entretien !

6 min.

Sponsorisé

Employé chez Scania en CDI à Angers, football amateur jusqu'en National 3, Fernandy Mendy a quitté les Pays de la Loire pour vivre son rêve de footballeur professionnel du côté de l'Ecosse à Raith Rovers. Récemment sélectionné avec la Guinée-Bissau, celui qui a grandi à Saint-Nazaire continue son incroyable ascension. Entretien ! Fernandy, vous évoluez en Ecosse, du côté de Raith Rovers. Que connaissiez-vous de cet environnement avant d’y mettre les pieds ? Pour tout vous dire, je ne savais même pas où ça se situait sur une carte. Je ne connaissais que les kilts (rires) ! Au début, quand on m’a annoncé l’Ecosse pour mon essai, j’ai juste cherché à savoir où ça se trouvait. Par la suite, j’étais plus inquiet pour mon niveau d’anglais (rires). Footballistiquement parlant, en revanche, je partais vraiment sans prise de tête. Soit ça passe, soit ça ne passe pas ! Cette barrière de la langue vous a freiné pendant combien de temps ? Ça a été dur la première année, c’était un peu de la découverte. Ma fille s’est bien intégrée car elle va à la crèche. Notre fils est trop jeune pour y aller et en plus, ça coûte très cher ! Ma femme, qui s’en occupe pour l’instant, est de nature hyperactive, donc c’est compliqué pour elle de rester à la maison même si elle prend des cours également. De mon côté, ça devient de plus en plus simple car je suis toujours avec les gens à l’extérieur. Vous avez connu un prêt la saison dernière. Est-ce que ça a facilité votre intégration ? Je pense que c’est ce qui m’a aidé à m’adapter plus rapidement. J’avais besoin de changer, de voir autre chose. J’ai rencontré quelqu’un qui parlait français, j’ai demandé à avoir des cours avec le club et ils se sont arrangés avec un sponsor pour que ma demande puisse être exaucée. Ils avaient vraiment envie de me rendre ce service pour me faciliter la vie. Comment caractériseriez-vous ce monde professionnel dans lequel vous évoluez désormais ? Je l’avais déjà un peu découvert quand je suis passé au SCO. J’en avais aussi beaucoup entendu parler mais maintenant, je le vis de l’intérieur. Quand tu es jeune, en centre de formation, tu as moins de responsabilités au moment où tu intègres le groupe pro. Quand ça devient ton métier, tu sais que tu as des obligations et que tu te dois de bien faire. Là, oui, tu as la pression des responsabilités. Il y a encore quelques mois, vous étiez employé de l’usine Scania à Angers, aujourd’hui vous vivez du football. Quel est votre ressenti ? Effectivement, j’étais en CDI chez Scania à Angers et ça change l’usine. Je n’ai pas la vie d’un citoyen lambda et je me lève le matin pour faire ce que je kiffe. J’ai l’impression d’aller faire un football avec les copains et d’être payé pour ça. Maintenant il y a quand même une réalité, c’est très contraignant, notamment en termes de temps et il faut surtout être fort mentalement car il faut savoir accepter quand les choses vont moins bien ! Vous avez inscrit il y a quelques mois votre premier but sous les couleurs de Raith Rovers. Là aussi, ça peut être un déclic ?

Restez informé !

Inscrivez-vous à notre newsletter :