Interviews

22 juillet | 9h31

F. Daubie : « Un an quasiment sans recettes »

Le Savenay MPC s’est toujours bien porté mais la crise sanitaire a réveillé les premières inquiétudes. Pour Fred Daubie, président du club, la jeunesse et la trésorerie sont des domaines qui pourraient en subir les conséquences si la FFF ne répond pas présent.

Licences LICENCIÉS SAVENAY

Cette année encore, Savenay MPC est le troisième club en Loire-Atlantique. Comment l’expliquez-vous ?

C’est un club qui est jeune. On a fait une première fusion entre Savenay et Malville en 2013, puis en 2017 avec Prinquiau. On a décidé d’unir la destinée de chacun. Le projet qu’on met en place, avec l’arrivée de Christophe Coursimault en qualité de directeur sportif, amène une certaine vérité. C’est une vision très intéressante qui commence à porter ses fruits. Le recrutement d’Olivier Allard pour les seniors est également une plus-value dans ce qu’on essaye de mettre en place.

Avez-vous une stratégie de recrutement ?

On a une philosophie et on compte s’y tenir tant que je serai à la tête de ce club. Je ne veux pas qu’on aille débaucher des joueurs, ce n’est pas éthique de démarcher de cette manière. Si on doit attirer du monde, c’est uniquement par l’intermédiaire du projet que l’on met en place, d’autant plus que l’on se situe sur l’axe très stratégique entre Nantes et Saint-Nazaire.

Quelle place ont les éducateurs au sein de votre projet ?

Nous pouvons nous reposer sur Christophe (Coursimault) et Olivier (Allard), deux éducateurs diplômés, pour assurer la coordination. De plus, ils sont accompagnés par Anthony Alizon, malvillois et ancien joueur de la Chapelle des Marais, qui s’occupe du pôle formation. A travers cet encadrement, on souhaite travailler sur la formation des éducateurs et dirigeants sur nos différents pôles : compétition, formation, préformation, éducatif. On essaye d’instaurer une convivialité dans un environnement sain et constructif pour travailler en toute quiétude. L’arrivée de Christophe y fait beaucoup, les gens étaient surpris qu’il arrive là. Son arrivée fédère forcément et ça donne envie d’entreprendre. On s’est notamment engagé à payer toutes les formations à nos éducateurs à la Ligue ou au District lors de la prochaine saison.

Êtes-vous optimiste ?

Depuis le début du covid, mis à part lors de la première vague, toutes nos catégories féminines ou masculines ont des entraînements toutes les semaines. Au niveau des jeunes, nous pouvons compter sur 250 signatures et 50 nouveaux jeunes joueurs qui vont arriver. Je ne suis pas inquiet jusqu’au pôle préformation. C’est plutôt pour les catégories au-dessus (U16, U17, U18) que je m’inquiète. Je crains quelques arrêts à ce niveau-là… Heureusement que chez les seniors, l’activité tourne bien. On avait quatre équipes en senior et on devrait conserver l’ossature.

La crise a-t-elle bouleversé votre manière de travailler ?

J’ai confiance en mon sport et en mon club. Seuls les comités directeurs ont été bouleversés par la distance. Ma seule inquiétude serait de ne pas aller au bout de la saison prochaine. Les clubs amateurs ont été oubliés par la FFF et ça fait un an qu’on ne touche quasiment pas de recettes (buvette etc). La trésorerie est saine mais s’amenuise.