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Interviews

16 février | 10h30

G. Truffot : « Nous devons travailler pour le bien des joueurs »

Le jeune coach et responsable des catégories U14 et U16 de Jouy le Moutier, Grégory Truffot fait un bilan sportif qui est satisfaisant à mi-parcours de son groupe et porte un regard inquiet sur certains parents qui négligent volontairement ou pas, l'épanouissement de leur enfant.

Jouy le Moutier Gregory Truffot

Gregory, nous sommes en février. Quel est ton bilan sportif sur les catégories U14 et des U16 à ce stade de la saison ?

Le bilan sportif sur notre catégorie U14 est plutôt satisfaisant. Au-delà de cette deuxième place au classement, ce qu’il faut retenir, c’est l’évolution du groupe. Nous avons une grosse marge de progression sur l’aspect mental qui malheureusement nous pénalise à certains moments. Concernant la catégorie U16, la situation était délicate au classement. Nous avons une poule assez difficile, mais nous nous sommes replacés dans la course au maintien. Les garçons restent sur de belles performances et notre niveau de jeu et de performance est croissant. Plus nous avançons dans la saison et meilleurs nous sommes. Il faut souligner l’assiduité des garçons aux entraînements sur les deux catégories favorisant l’apprentissage. Nous avons aussi su nous remettre en question afin de nous permettre d’avancer constamment. Il y a encore de nombreuses choses à apprendre et à perfectionner !

As-tu perçu des changements dans leur demande / besoin depuis le début de saison ?

Je constate que plus la saison avance et plus les joueurs sont demandeurs, ils en veulent toujours plus ! Ils veulent plus d’entraînement, plus de matchs, plus de football, plus d’activité extra-sportive. Je crois que si on arrive à leur donner cette envie, c’est plutôt positif.

Des parents sont parfois plus difficiles à gérer que les joueurs, pensent que leur enfant est la future pépite du football. Le plus dérangeant dans tout ça, c’est le comportement que ça engendre derrière

Grégory Truffot

Après des saisons tronquées par le Covid, les jeunes sont-ils en retard dans leur évolution ?

J’ai effectivement remarqué en début de saison un retard sur l’évolution des joueurs. Le covid ne nous a pas aidé, c’est le moins que l’on puisse dire. C’est un facteur qu’il faut prendre en considération, mais nous ne devons pas nous arrêter à ça. Nous avons établi un gros travail jusqu’ici pour rattraper tant bien que mal le retard pris. On se rapproche chaque jour de là où les joueurs doivent être.

Le football évolue, les parents aussi. Ces derniers sont-ils plus empressant qu’avant ?

Ce n’est pas un phénomène nouveau, mais dans des proportions beaucoup plus importantes qu’il y a quelques années. Il y aura toujours les parents que tu ne vois jamais pour différentes raisons (professionnelles, personnelles…). Puis d’autres parents, parfois plus difficiles à gérer que les joueurs, pensent que leur enfant est la future pépite du football. Le plus dérangeant dans tout ça, c’est le comportement que ça engendre derrière, et cela, dès le plus jeune âge. Pour nous, éducateur, ce n’est vraiment pas évident à gérer. Heureusement, ils ne sont pas tous comme ça. J’aimerais que les éducateurs et parents comprennent qu’ils sont là pour l’épanouissement des enfants et qu’il ne faut pas les voir comme un ticket d’Euro Million. Nous devons travailler pour le bien des joueurs : leur plaisir, leur épanouissement, leur évolution et pas seulement se mettre à la recherche du nouveau Mbappé.

Propos recueillis par Farid Rouas

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