Quantcast
Interviews

8 septembre | 12h00

Grégoire Debuchy : « Je risque de devoir rejouer si l’on veut débuter à 11 »

Grégoire Debuchy a choisi l’USSM Loos-en-Gohelle (R1) pour poursuivre sa carrière d’entraîneur. Son nouveau club, le troisième depuis ses débuts, a connu une intersaison compliquée notamment en matière d’effectif, puisqu’il manque de joueurs. Cette situation pourtant n’effraie pas l’ancien coach de Fretin.

USSM LOOS R1 R1 HDF - Poule B

Vos débuts officiels sur le banc de touche loossois se sont soldés par une élimination prématurée, en coupe de France, face à Noyelles-sous-Lens (D1 District), 2 à 0. Quelle analyse en faites-vous ?

C’est plutôt logique quand on voit ce qui nous est arrivé. On n’était prêt sur aucun plan notamment physique. Numériquement aussi, puisque nous n’étions que 12 sur la feuille de match. Les nouveaux joueurs manquaient de repère et d’automatisme. On sort malgré tout la tête haute.

Vous vous êtes accordé une petite semaine de réflexion avant de dire « oui » aux dirigeants du club. Pourquoi ?

Je suis un homme de défis. J’aime les challenges qui ne sont pas gagnés d’avance. Je sais pouvoir me reposer sur mon travail, mes compétences mais aussi sur mes qualités humaines pour pouvoir emmener un groupe. Là, je ne peux pas trouver un contexte plus défavorable. Sportivement, je m’attends à vivre un calvaire toute la saison. Pour autant, on va vivre une belle aventure humaine, riche en expériences. Dans l’effectif, il y a aussi des gars très méritants et courageux. Ils subissent la situation et ont néanmoins un très bon état d’esprit. Je n’avais pas envie de les abandonner.

Actufoot • USSM Grégoire Debuchy 2

Les premières consignes de Grégoire Debuchy en tant que coach de l'USSM

Quels ont été vos premiers mots pour redonner confiance à vos joueurs ?

J’ai tenu un discours lucide. Inutile de mentir ou de se faire de film ! Il va falloir faire preuve de discipline et de rigueur, sinon nous ne pourrons pas rivaliser avec d’autres équipes mieux armées. J’attends aussi de la solidarité.

Nous, paradoxalement, on est déjà libéré parce que l’on a obtenu notre descente.

Quel est votre regard sur la situation de votre nouveau club et sur votre effectif ?

On repart de zéro. Nous ne sommes pas à notre place, autrement dit trop « huppé » par rapport à notre niveau actuel. Avant mon arrivée, le club voulait désengager le plus clair de l’effectif. On a tout simplement besoin d’hommes. D’un point de vue mathématique, je ne dispose que de douze joueurs. Cette situation risque de perdurer longtemps cette saison. J’ai manqué de temps pour discuter avec les dirigeants. Ils sont très lucides concernant la situation actuelle. On va donc avancer ensemble. Cela va demander plusieurs mois avant que la situation ne se rétablisse. En attendant, il y a de la bonne volonté. Nous, paradoxalement, on est déjà libéré parce que l’on a obtenu notre descente. On ne se fait aucune illusion. Chaque point obtenu sera synonyme de miracle !

C’est un défi un peu fou qui vous attend ?

Je suis un passionné de football mais aussi des hommes, un vrai guerrier. Je n’ai pas peur car je sais le travail qu’il va falloir fournir. Le football ne se résume pas qu’à des performances sportives le week-end. Mes premières années en tant d’entraîneur m’ont apporté beaucoup d’expériences dans le domaine du management. Conditions indispensables dans le football amateur.

Restez informé !

Inscrivez-vous à notre newsletter :