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18 novembre | 0h00

Hommage à Christian Izzo...

Après la triste disparition de Christian Izzo, figure emblématique du football amateur azuréen, Actufoot a décidé de lui rendre hommage.

9 min.
ASCC R1

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Après la triste disparition de Christian Izzo, figure emblématique du football amateur azuréen, Actufoot a décidé de lui rendre hommage en interrogeant des personnes qui l'ont côtoyé.

En ce début de semaine, une grande personne du football azuréen nous a quittés. Christian Izzo est décédé à l’âge de 81 ans, en laissant des souvenirs indélébiles à ceux qui l’ont côtoyé. Un homme de l’ombre qui aimait le foot plus que tout. Un sport auquel il s’est dévoué toute sa vie.

Axel Mazerbourg, directeur de la section sportive du Cavigal a travaillé longuement à l’AS Cannes et a vécu des moments inoubliables à ses côtés. « J’ai vraiment vécu des moments incroyables avec Christian. C’était un personnage et un grand homme. Je n’ai jamais vu un tel passionné. Il n’a jamais raté aucun match et il connaissait tous les joueurs des U6 aux Seniors ». Cyrille Lopez, coach de l’AS Roquefort, a également appris avec lui à l’AS Cannes et partage l’avis d’Axel. « J’ai passé mes plus belles années d’éducateur avec lui et son fils Stéphane, et je n’ai jamais connu quelqu’un qui aimait autant le football. Il avait toujours un oeil juste et il était toujours sur les terrains, il s’y sentait comme chez lui ».

Un homme dans l’ère du temps

Même s’il avait l’allure d’un ancien, il a réussi à s’adapter à toutes les époques. Entraîneur de l’équipe Seniors de l’US Cagnes-sur-Mer pendant 19 ans (1982-1986, 1995-2005), puis recruteur le reste du temps, il en a vu des générations, des joueurs, des coachs. « Ce qui m’a surtout marqué avec lui, c’est qu’il avançait toujours avec le football. Il n’est pas resté dans son temps, et a réussi à s’adapter à toutes les époques qu’il a traversées. Et c’est pour ça qu’il connaissait le foot comme personne », déclare Axel Mazerbourg. Et c’est toutes ces années de dévouement et de travail qui ont fait de lui un grand nom du football azuréen.

L’amour de la transmission

« Avant d’être une grande personne, il a aussi été un très bon coach qui a marqué le foot amateur », sourit Cyrille Lopez. Sûrement même « l’entraîneur le plus emblématique de l’histoire du club » de l’ASCC, selon ses dirigeants. Mais pas que ses dirigeants. Norind Touati, coach des U18 R2 de Gap, se souvient des trois saisons passées sous ses ordres. Des années (1999-2001) qu’il n’oubliera jamais. « Avec Christian Izzo, on avait une équipe incroyable. C’était un homme rempli de qualités, qui voyait le football mieux que personne, même si parfois, il était dur. J’ai passé des moments merveilleux à ses côtés et je m’en souviendrai toute ma vie. En plus d’être mon entraîneur, il a aussi été comme un père pour moi… Lorsque ma fille est née, c’est le premier qui est venu la voir à la maternité. Il a toujours été là pour moi, dans les bons comme les mauvais moments. Je lui dois aussi un peu tout ce que je fais maintenant, car quand j’étais à Cagnes, il m’a vraiment guidé et m’a aidé à faire des choix ».

L’US Cagnes de Christian Izzo lors de la saison 1994-1995

Un coach qui a su transmettre les bonnes valeurs à son fils Stéphane, à qui ils pensent en cette période difficile. « Je les ai rencontrés lorsqu’ils faisaient les stages en Bretagne et c’est maintenant une famille que j’apprécie particulièrement », explique Cyrille. Axel a également traversé de longues années aux côtés de la famille Izzo. En près de 30 ans, il a tout vécu jusqu’à ce que Stéphane reprenne le flambeau. « C’est un peu l’élève qui a dépassé le maître. Au départ, Stéphane le suivait sur les terrains et quand Christian a arrêté, c’était l’inverse et ça c’est très beau. Cette relation père-fils et toutes ses valeurs qu’ils se sont transmises ».

Travailleur de l’ombre avec du caractère

Passionné, meneur d’hommes, compétiteur. Voilà quelques adjectifs pour décrire Christian Izzo. Car oui, même s’il a marqué son sport, il a toujours été très discret. Un homme de l’ombre qui donnait tout pour le football. « C’était quelqu’un de très calme et posé, qui était là, sans être là. Toujours très ouvert et à l’écoute des autres. On pouvait parler des heures avec lui », explique Cyrille Lopez. Mais attention, M.Izzo avait aussi son caractère et était très chambreur, selon Axel. « Ah pour chambrer, il était fort et il ne fallait pas être dans son viseur (rires). Je dirais qu’il avait une main de fer et une autre de velours. Je ne l’ai jamais vu faire un pas en arrière quand c’était tendu. C’était un homme très fort ».

Ce qui est sûr, c’est que tout ça fait de lui un homme emblématique et historique du football azuréen. Et toutes les personnes qui l’ont côtoyé ne l’oublieront jamais.

Son club, l’ASCC a également tenu à lui rendre hommage

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