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30 septembre | 17h49

Il y a 20 ans, les Bleuets champions du monde U17 !

Retour sur le parcours exceptionnel de l’équipe de France U17 qui est devenue championne du monde à Trinité-et-Tobago le 30 septembre 2001, emmenée par un Florent Sinama-Pongolle exceptionnel.

EQUIPE DE FRANCE

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Septembre 2001, la France est la place forte du football mondial après son récent succès lors de la Coupe des Confédérations, remportée deux mois plus tôt à Yokohama au Japon. La hype prendra fin un an plus tard avec la sortie de route des Bleus dès le premier tour de la Coupe du Monde organisée en Corée du Sud et au Japon. Mais en attendant, tous les feux sont au vert pour des Français vainqueurs de la Coupe du Monde 98 et de l’Euro 2000.

C’est dans ce contexte que l’équipe de France U17 se rend à Trinité-et-Tobago pour y disputer la 9e édition de la Coupe du Monde U17, réservée cette année-là aux joueurs nés après le 1er janvier 1984. Quelques mois auparavant, entre fin avril et début mai 2001, les Bleuets se sont qualifiés en atteignant la finale de l’Euro U16, perdue 1-0 face à l’Espagne d’un certain Fernando Torres, d’ailleurs buteur face à la France.

L’épouvantail nigérian


Emmenée par le duo havrais, Florent Sinama-Pongolle et Anthony Le Tallec, l’équipe de France U17 se présente donc avec ambition pour ce rendez-vous mondial qu’elle n’a jamais remporté par le passé, contrairement à son premier adversaire le Nigéria, déjà vainqueur de l’épreuve à deux reprises, en 1985 lors de la première édition, et en 1993.

Depuis les jeunes nigérians ont ajouté trois succès à leur compteur en 2007, 2013 et 2015, ce qui fait du Nigéria le pays ayant remporté le plus de fois cette compétition, devant le Brésil vainqueur à quatre reprises, notamment en 2019 lors de l’ultime édition (la prochaine se déroulera en 2023 au Pérou, ndlr).

Actufoot • Le Tallec et Sinama Pongolle 851775

Le duo havrais Sinama-Pongolle/Le Tallec a crevé l'écran durant cette compétition.

Sinama-Pongolle en serial buteur


Le 14 septembre 2001 au Dwight York Stadium de Bacolet, la France entre donc en lice face au Nigéria qui s’impose logiquement 2-1 grâce à des buts de Shaibu (24e) et Brown (75e), Florent Sinama-Pongolle réduisant l’écart à la 87e minute. Le jeune attaquant originaire de la Réunion ne le sait pas encore, mais ce but est le premier d’une longue série.

C’est d’ailleurs lui qui ouvre la marque dès la 4e minute lors du deuxième match disputé face aux Etat-Unis, le 16 septembre dans le même Stade. Malgré l’égalisation américaine par Magee à la 19e et le csc de Julio Colombo qui donne l’avantage aux USA à la 28e, la France réagit par le Parisien, Samuel Pietre (31e), puis Mourad Meghni, l’un des nombreux « futurs Zidane », qui évolue alors à Bologne, remet son équipe devant au retour des vestiaires. Deux nouveaux buts de Sinama-Pongolle après l’heure de jeu relancent les Bleuets pour la qualification en quart de finale.

Le Brésil passe la trappe


Celle-ci se joue face au Japon lors du troisième match disputé le 19 novembre, toujours à Bacolet. Un nouvelle fois la France ouvre rapidement la marque par Pietre à la 11e, imité par Sinama-Pongolle à la 13e et le Nantais, Stephen Drouin à la 15e. Comme face aux Américains, Sinama-Pongolle ajoute deux nouveaux buts et s’offre un deuxième triplé consécutif juste avant l’heure de jeu. Le but japonais portant le score à 5-1 ne change rien, les Bleuets terminent deuxième de leur groupe derrière l’épouvantail nigérian et se qualifient pour les quarts de finale.

Le 23 septembre, c’est le Brésil qui se présente face à la France après avoir terminé en tête de son groupe. Déjà auteur de sept buts dans la compétition, Florent Sinama-Pongolle est en feu et ouvre la marque à la 38e minute, tandis que son acolyte, Anthony Le Tallec, plante le deuxième quasiment dans la foulée. Si le Brésil réduit l’écart par la suite les joueurs de Jean-François Jodar ne lâchent rien et tiennent le score jusqu’au coup de sifflet final !

Mascherano, Tévez et la revanche face au Nigéria


Les voici dans le dernier carré, avec l’Argentine comme ultime obstacle vers la finale le 27 septembre au Hasely Crawford Stadium de Port of Spain. Une équipe argentine où l’on retrouve notamment deux futures stars du football mondial, Javier Mascherano et Carlos Tévez ! Ce dernier permet d’ailleurs à son équipe de mener au score peu après la mi-temps (47e), mais la France va renverser le match en deux minutes juste avant l’heure de jeu. Anthony Le Tallec égalise à la 56e et le latéral gauche Lyonnais, Jérémy Berthod, enfonce le clou à la 58e ! Comme face au Brésil les Bleuets parviennent à conserver leur avantage et se qualifient pour la finale !

Il y retrouvent le Nigéria trois jours plus tard dans le même stade, mais avec beaucoup plus de méfiance que lors du premier match. Les Nigérians restent favoris, mais la France parvient à déjouer les pronostics grâce à une meilleure approche tactique et une plus grande fraicheur physique. Une nouvelle fois, Florent Sinama-Pongolle ouvre la voie et le score en marquant son neuvième but de la compétition à la 34e minute. Une nouvelle fois Anthony Le Tallec y va de sa réalisation en doublant la marque à la 54e. Et quand Samuel Pietre envoie un missile sous la barre à la 81e, les jeux sont faits. Les Bleuets sont champions du monde pour la toute première fois. Un exploit qui n’a d’ailleurs jamais été réédité depuis par une sélection française de jeunes !

Le retour au pays sera triomphal, surtout pour le duo Sinama-Pongolle/Le Tallec qui symbolise la fraicheur et le talent de cette équipe. Meilleur buteur de la compétition, le premier est d’ailleurs également désigné meilleur joueur. Quelques mois plus tard le duo s’envolera pour Liverpool pour y connaître la saveur particulière d’une victoire en Ligue des Champions en 2005. Pour d’autres , le monde professionnel n’ouvrira pas ses portes, mais cette aventure les marquera à jamais.

Résumé vidéo de la finale France - Nigéria.

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