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Interviews

24 mars | 13h33

Jean-Marc Mendes, le grand frère de l'AS Moulins

Entraîneur et joueur de l'AS Moulins depuis des années, Jean-Marc Mendes évoque son lien avec le club et le quartier.

Les Moulins Les Moulins D1

Jean-Marc, tout d'abord parle-nous de ton parcours au club...

C'est une longue histoire. J'ai souvent navigué entre Saint-Laurent et les Moulins. Dans ma jeunesse, j'ai joué jusqu'à mes 18 ans. Il y a cinq ans de ça, j'étais au club en tant que joueur et on avait deux magnifiques saisons avec deux montées consécutives en D1 puis R2. Ensuite, j'ai arrêté pendant une saison et je suis revenu au club, il y a deux ans. Au départ, je suis venu pour reprendre l'équipe en main avec Dany (Trappler). En parallèle, j'ai aussi décidé de continuer à jouer même si je commence à être sur la fin.

Comment définirais-tu ton lien avec le club ?

Il est très fort. Avant de représenter ce club, on représente le quartier des Moulins et toutes ses valeurs. Qu'elles soient de partage, d'entraide, de solidarité, c'est ça qui me donne envie d'aller mouiller le maillot sur le terrain. Ce club, je lui ai tout donné et je continuerais de la faire jusqu'à la fin. J'ai toujours été une personne qui s'investi à fond dans les projets. Mais ici, c'est au-delà du projet. C'est notre quartier qu'on représente et il ne faut pas que les valeurs se perdent pour continuer à garder cette âme.

Quel est ton rôle au sein du groupe ?

Évidemment, on peut me considérer comme le grand frère de l'équipe. Dany a toutes les connaissances tactiques et techniques. Moi, j'ai toujours été un meneur d'hommes. Celui qui essaye de fédérer et de faire passer le bon message dans le vestiaire. Là, ces deux dernières années, l'effectif s'est rajeuni donc c'était important d'avoir des cadres.

"Moi, je sais que c'est ma dernière année."

Tu as tout connu à l'AS Moulins...

Exactement, c'est pour ça que je suis déçu de voir certains joueurs lâchés. Quand je suis arrivé au club, on était en D3. Pourtant sur le terrain, il n'y avait que des joueurs de D1 voire R2 et R1. On a réussi à créer une vraie équipe et faire de belles épopées comme déjà expliqué au-dessus. Il y avait une vraie solidarité, un vrai esprit de groupe et on se régalait toutes les semaines. Là, il y a comme une petite cassure qui s'est faite entre les anciens et les plus jeunes donc c'est décevant.

Tu es inquiet pour l'avenir du club ?

Pas du club mais plus des équipes seniors. On n'a pas d'U18 donc ça va être difficile d'y amener un nouvel élan avec une belle génération. Moi je sais que c'est ma dernière année mais je ne veux pas partir avec une équipe sur la sellette. On a mis trop de choses en place pour que ça s'arrête demain. Malheureusement, de nos jours, les jeunes joueurs en attendent trop alors qu'ils jouent en D1 et n'ont rien prouvé à des niveaux au-dessus.

Quel regard portes-tu sur la fin saison de ton équipe ?

Là, ça fait quelques semaines qu'on est en roue libre. Je ne sais pas si c'est le covid mais il y a de moins en moins de présence aux entraînements. On a perdu quelques jeunes en route donc on a été obligé de recruter des joueurs d'expérience en cours de saison. On s'est appuyé sur ça les dernières semaines même si ça reste juste. Au début de l'année, on était super bien parti pour jouer la montée mais là avec ce relâchement, on est plus trop dans la course. La défaite à La Trinité a presque sonné le gong de notre saison, je dirais.

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