Interviews

21 juillet | 14h38

J-Y. Cougnaud : « Le club est un exemple de stabilité »

Malgré deux saisons tronquées par la pandémie, le Vendée Poiré Football a su enjamber les obstacles sans encombre. Dans le cadre du dossier "Top licenciés" d'Actufoot, Jean-Yves Cougnaud, président du club vendéen, évoque comment lui et son équipe ont géré cette crise sanitaire.

LE POIRÉ-SUR-VIE Licences LICENCIÉS

Avec 690 licenciés, vous faites partie des trois plus grosses structures de la région. Est-ce un chiffre significatif ?

En effet, on se retrouve aussi premier club au niveau de la Vendée. On est un peu surpris du chiffre mais c’est le travail de plusieurs années. On essaye de proposer du foot pour tous, que ce soit en loisir ou en élite pour nos jeunes. Certains font du football pour leur loisir, d’autres cherchent la compétition. Dans tous les cas, notre école de football est assez étendue pour répondre à toutes les exigences.

Justement, comment se décline-t-elle ?

On a 40 équipes et 380 joueurs de moins de 19 ans. Je dirais donc que c’est un chiffre stable concernant le nombre de licenciés, soutenu notamment par la création de notre section féminine il y a trois ans. Cette dernière cumulait une cinquantaine de licenciées à ses débuts. On en dénombre 80 aujourd’hui. On a également développé le côté futsal, qui pèse environ 30 licenciés au sein de la structure. Nous représentons les 8 200 habitants de notre commune en rappelant les valeurs qu’on défend : humilité, respect, travail, plaisir.

La crise a-t-elle eu un impact sur ce chiffre ?

On a toujours cette crainte de perdre des licenciés. On va le vérifier dans les prochaines semaines mais on a déjà fait une enquête auprès de nos jeunes joueurs jusqu’en U18. On constate que nous allons avoir sensiblement le même nombre d’adhérents. On sait toujours que les choses ne se passent pas forcément comme on le veut. De notre côté, on limite également le nombre de licenciés car on a des structures qui sont fixes. Si on n’atteint pas les seuils fixés, on ouvre petit à petit les portes pour des licenciés au-delà de la commune du Poiré.

"On a un rôle social et on veut que tout le monde y trouve son compte"

Yves Cougnaud, président du Vendée Poiré Football

Qu’en est-il de vos éducateurs ?

On axe beaucoup sur la formation pour les accompagner et cinq d’entre eux ont passé le BEF ou le BMF cette saison. Les exigences en matière de label sont de plus en plus importantes. Les demandes au niveau des diplômes aussi. Ça a un coût ! D’autant plus que nos éducateurs sont et seront sollicités par la suite, au même titre que nos joueurs. On a déjà trois CDI à temps plein alors que nous ne sommes qu’une association.

Quel message, au travers de vos éducateurs, aimeriez-vous faire passer à vos jeunes ?

Nous allons garder la même structure tout en nous améliorant, en disposant par exemple de nouveaux vestiaires. Le club va voir le terrain synthétique entièrement rénové et la créationd’un demi synthétique pour améliorer l’accueil et les conditions de nos équipes. On a un rôle social et on veut que tout le monde y trouve son compte. Pratiquer au sein d’une association permet de dégager certaines valeurs : de la rigueur, de l’engagement. C’est toujours un plus de pratiquer un sport.

Cette période vous a-t-elle forcé à vous réinventer ?

Nous avons essayé de maintenir le lien social par les mêmes moyens que tout le monde (visios, groupes whatsapp) mais on est conscient qu’on en a perdu en route. Disons qu’on retrouvera les plus motivés et c’était le travail des dernières semaines : de les maintenir en éveil. On a repris les entraînements, les matches amicaux et on peut enfin se projeter.

La crise a-t-elle freiné des projets déjà entrepris ?

Pas forcément. Par exemple, nous avons continué à développer le domaine de l’arbitrage. Olivier Perraudeau, responsable du pôle au club, essaye de développer la pratique autant qu’il le peut, en organisant des séances d’entraînements avec les arbitres des clubs aux alentours. On a eu un à deux arbitres ces deux dernières saisons et il faut pouvoir lesaccompagner au maximum car parfois, ils se retrouvent esseulés.