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Interviews

15 mars | 10h48

Johnny Gaza (PSG) : « Dix finales à jouer »

Au PSG depuis 14 saisons, le gardien de but Johnny Gaza est une institution du côté du Camp des Loges. Rencontre avec l’un des piliers du groupe N3 de Carlos De Vasconcelos. (Crédit Photos : PSG )

PSG PSG N3 N3 IDF Johnny Gaza

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Johnny Gaza, comment analyses-tu pour le moment la saison du PSG dans ce difficile championnat de N3 IDF ?

Pour l’instant on peut dire qu’on fait une bonne saison, même si on a eu du mal à se lancer. Mais surtout, c’est loin d’être terminé. On a un très bon groupe, composé de joueurs de qualité à chaque poste, qui donnent tout sur le terrain, donc même s' il y en a un ou deux qui lâchent, on arrive à s’en sortir. On a un état d’esprit irréprochable qui nous permet d’aller chercher des victoires et des égalisations à la dernière minute. Vu qu’on a une équipe jeune, cela a été compliqué au début de mettre cela en place, mais avec quelques anciens qui encadrent ce groupe-là, on a réussi à inculquer un peu cette âme de guerrier, et le fait de ne jamais rien lâcher.

Des caractéristiques qui rappellent celles de ton entraîneur Carlos De Vasconcelos …

C’est clair, Carlos, comme tout le monde peut le savoir dans la région, c’est un gagnant. Il est obsédé par la victoire, il a la rage de vaincre. Sa détermination est un exemple, depuis que je le connais il a toujours été comme cela, et bien entendu cela se reflète sur le groupe.

Actufoot • Johnny Gaza PSG N3 2

Véritable pilier du vestiaire, Johnny Gaza est très en forme en ce moment dans les cages de son PSG qu'il a rejoint en 2008.

Actuellement en troisième position à huit points du Racing, penses-tu encore dans un coin de la tête que la montée est possible ?

Il faut avoir constamment cette ambition sinon cela ne sert à rien de continuer à aller chercher des points en championnat. Tant que les dix matches ne sont pas joués, il faut avoir un petit espoir et toujours y croire. En tant que compétiteur en tout cas, je vais personnellement y croire jusqu’au bout. Il reste dix finales, à nous de les jouer, après, on verra ce qu’il va se passer devant. Il ne faut surtout pas avoir de regrets en fin de saison.

Un gardien comme Denis Franchi est quelqu’un de très talentueux et s' il continue à bosser sérieusement, il peut faire quelque chose de bien.

Johnny Gaza, qui connaît bien le jeune néo-pro et qui n'hésite pas à partager longuement avec lui

Au PSG depuis 14 saisons, peux-tu revenir sur ton parcours ?

Alors que je jouais en U18 à Osny FC, dans le Val d’Oise, j’ai été surclassé un jour pour affronter le PSG de Carlos De Vasconcelos, qui a l’époque était en PH. J’avais réussi à faire un gros match, et il a décidé de me faire venir, ce que j’ai bien entendu accepté. J’ai eu deux premières années très compliquées au club, je ne jouais pas, hormis en réserve, en 4ème division. J’étais un jeune joueur et comme tous les jeunes joueurs j’étais pressé. J’ai d’ailleurs été pas loin de baisser les bras, mais heureusement Carlos et José Suarez, l’entraîneur des gardiens, m’ont remotivé et m’ont incité à ne pas lâcher. Ils m’ont donné ma chance dans les matches de coupe et j’ai commencé à me révéler en Coupe de Paris l’année où on a été en finale. Cela a été le déclic.

Cette saison, tu es au contact de jeunes gardiens néo-pro, qui viennent chercher un peu de temps de jeu en N3. Quelle relation as-tu avec eux ?

En tant que gardien de but, on est un cercle très fermé donc on discute beaucoup. Ils me demandent depuis combien de temps je suis au club, comment ça se fait que je ne sois pas allé au dessus, ce que eux doivent faire … Perso, je ne suis pas calé sur tout ça, je leur dis juste qu’ils doivent travailler et profiter, et surtout de ne pas être trop pressé car sinon ils vont se brûler les ailes. Il faut avant toute chose garder la tête sur les épaules. En tout cas, un gardien comme Denis (Franchi, NDLR) est quelqu’un de très talentueux et s' il continue à bosser sérieusement, il peut faire quelque chose de bien.

J’étais très fan de Bernard Lama, je regardais en boucle des vidéos sur lui. Je les mettais au ralenti pour voir ce que je devais bosser.

Johnny Gaza cite l'ancien portier du PSG comme étant sa plus grosse influence

Quelle est cette spécificité du poste de gardien de but dont tu parles ?

C’est vraiment un monde à part. Nous sommes le dernier rempart, et il faut faire nos choix très rapidement car derrière nous il n’y a plus personne pour rattraper une éventuelle erreur. On se doit d’être concentré à 100%, ce n’est pas rien. Il faut également savoir diriger le groupe car en étant face au jeu, on voit tout ce qui se passe et souvent, cela part de nous. Enfin, il faut être un peu fou. Si on n’a pas ce grain de folie, on ne peut pas être gardien de but, car il faut oublier la peur et ne pas hésiter à aller au contact dans les duels.

Cette passion pour le poste de gardien de but t’es venue à quel moment ? Avais-tu un modèle ?

J’ai tout de suite été attiré par ce poste, depuis que je suis débutant. J’étais très fan de Bernard Lama, je regardais en boucle des vidéos sur lui. Je les mettais au ralenti pour voir ce que je devais bosser. Des arrêts, son placement, sa prise de balle …

Tu vas avoir 33 ans en avril, pas loin d’être le meilleur âge pour un gardien. Comment vois-tu l’avenir ? Encore sous le maillot du PSG ?

J’aimerais à la fin de ma carrière me reconvertir en tant qu’entraîneur des gardiens de but, et bien entendu le faire au PSG ce serait super. Mais pas avant quelques années car honnêtement, je suis actuellement dans la meilleure forme de ma carrière. Pour le reste, tout dépendra du projet qui me sera proposé pour la saison prochaine, des objectifs qui seront mis en place … Je fais de toute façon le point uniquement en fin de saison, j’ai toujours procédé de cette manière. L’important en ce moment, c’est de se concentrer sur la fin de saison et de jouer à fond ces 10 finales. Il faut tous être solidaire et continuer à faire bloc tous ensemble, on ne va rien lâcher

Propos recueillis par Reynald Trunsard

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