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8 décembre | 11h37

La commission de discipline va trancher : que risque l'OL ?

La commission de discipline de la Ligue de Football Professionnel se réunit à 18h ce mercredi afin de déterminer les sanctions infligées au club lyonnais après les incidents survenus lors d'OL-OM le 21 novembre dernier.

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Un nouveau chapitre des conséquences du jet d'une bouteille par un "supporter" lyonnais sur Dimitri Payet dès la 4ème minute de l'Olympico du dimanche 21 novembre va s'écrire aujourd'hui. Dans les jours qui ont suivi cette triste soirée, l'auteur du jet de bouteille a écopé d'une peine de six mois de prison avec sursis, assortie d'une interdiction de stade pendant cinq ans, et l'OL s'est vu infligé un huis clos total du Groupama Stadium à titre conservatoire par la Commission de Discipline de la LFP, qui s'était réunie une première fois le lundi 22 novembre. Ce mercredi, l'instance rendra son verdict définitif et l'OL risque gros.

Plusieurs sanctions envisagées

Pour statuer, la LFP devra prendre en compte de nombreux paramètres. Premièrement, ces incidents ne sont pas les premiers survenus cette saison. Lors d'OGC Nice - OM, le 22 août dernier, Payet avait déjà été victime d'un jet de bouteille dans son dos, qu'il avait jeté vers le kop Niçois. Très rapidement les supporters des Aiglons avaient envahi la pelouse pour se frotter aux joueurs de l'OM. Verdict ? Match à rejouer sur terrain neutre et à huis clos, retrait de deux points dont un avec sursis, ainsi qu’un huis clos pour deux matches pour Nice.

Deux jurisprudences concernant des Lyonnais entrent également en ligne de compte. Un Metz-Lyon de décembre 2016, au cours duquel un pétard avait explosé à côté d'Anthony Lopes à la 31ème minute, provoquant l'arrêt définitif du match. Verdict ? Deux points de pénalité pour Metz et match à rejouer à huis clos. Enfin, le 16 avril 2017, à Bastia, des supporters corses étaient descendus sur la pelouse pour s'en prendre aux joueurs lyonnais. Verdict ? Match perdu pour les Corses et délocalisation de trois rencontres, à huis clos.

Vous l'aurez compris, l'OL risque le match perdu et a minima un retrait de points (avec sursis ou non). La décision de la LFP est très attendue après cet énième incident impliquant des supporters depuis le début de saison. La tentation de frapper fort pourrait guider les membres de la commission de discipline présidée par Sébastien Deneux.

L'attitude de Jean-Michel Aulas pointée du doigt

L'instance s'appuiera également sur le rapport de l'instructeur, qui fait état des tergiversations sur la décision de reprendre ou non la rencontre. La Ligue et la Préfecture du Rhône s'accusant mutuellement. L'instance représentant le football professionnel en France avait désigné le préfet du Rhône et d'Auvergne-Rhône-Alpes comme responsable de la reprise, actée dans un premier temps, faisant suite à un précédent message de la région établissant que "la décision de reprise du match n’appartient pas au préfet. Elle appartient au seul arbitre." La Préfecture avait alors "démenti fermement les déclarations de la LFP. En aucun cas, il (le Préfet ndlr) n’a pris la décision de reprise du match, qui ne lui appartient pas. Cette décision a été prise par l’arbitre, en présence du préfet, de la vice-Procureure, du DDSP et des présidents de clubs."

Autre élément qui ne devrait pas plaider en faveur de l'OL : l'attitude de son président. Dans son rapport d'après-match Rudy Buquet indique avoir été menacé par Jean-Michel Aulas après l’interruption de la rencontre : "Je tiens à préciser que M. Aulas Jean-Michel, président de l'Olympique Lyonnais, a tenu les propos suivants au moment de quitter mon vestiaire : « La compétition dépend de la LFP, vous de la FFF, je fais malheureusement partie du Comex et ça ne va pas en rester là" aurait mentionné l'arbitre sur son rapport d’après match.

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