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6 octobre | 16h13

La JS Suresnes, spécialiste des tirs au but

Le Paris 13 Atletico s'est pris les pieds dans le tapis dès le quatrième tour de la Coupe de France, face à une formation de Régional 2. Mehdi Ariano, capitaine de la JS Suresnes et bourreau des Gobelins, mais aussi ancien partenaire de Kanté et ex-entraîneur d'Elye Wahi, explique ce qui rend sa formation si spéciale.

COUPE DE FRANCE IDF JS Suresnes

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Mehdi Ariano va vite au sol et capte. La JS Suresnes égalise. L’exploit est en marche. Ariano s’élance ensuite et… marque. 4-3 aux tab. Le score ne bougera plus, puisque l’ultime tireur du Paris 13 Atletico envoie sa tentative au-dessus du but gardé par Ariano. L’équipe des Hauts-de-Seine fait sensation. Alors qu’elle évolue en Régional 2 (7ème division), la JS Suresnes vient d’éliminer devant son public le deuxième de National 2 (1-1 ; 4-3 aux tab). Sans euphorie.

Il faut dire que ce groupe a une solide expérience à ce stade de la compétition. En septembre 2016, c’est l’ACBB (en National 2 à cet époque-là) qui saute au quatrième tour de la Coupe de France face à la bande de Mehdi Ariano, gardien et capitaine du club qui a notamment vu passer dans ses rangs N'Golo Kanté et Elye Wahi plus récemment. Déjà à l’issue d’une séance de tirs au but. Une spécialité maison, comme nous le glisse Ariano : « Sur mes 14 ans au club, je n’ai le souvenir que d’une seule défaite à domicile aux tirs au but. Ça nous réussit bien, tant mieux. On préférerait gagner les matches avant, mais cela rend le résultat encore plus beau. »

50 % de joueurs du cru

D’ailleurs, l’an passé aussi un gros poisson avait failli se noyer à Suresnes. Créteil (National) avait dû batailler jusqu’à la 85ème minute et s’en remettre à un tir contré de Kévin Farade pour faire tomber l’équipe de l’ancien partenaire de Kanté. Une réussite qui attire de plus en plus de spectateurs au stade. Et qu’Ariano explique par la politique du club en matière de recrutement : « On ne recrute pas. Ce sont les joueurs qui viennent faire un essai d’eux-mêmes, et ensuite on décide de les recruter ou non. C’est comme ça dans toutes les catégories. Aller chercher les meilleurs ici ou là c’est très bien, mais à très court terme. Un joueur qui ne s’identifie pas au club s’en va à la moindre contrariété. Nous, en formant nos jeunes, en ayant cette politique de ne pas recruter, forcément il y a un projet club, une ambiance qui se crée autour de ça, et les joueurs s’identifient à l’état d’esprit général. Ils sont contents de rester au club. »

Une illustration ? Face au Paris 13, sept joueurs sur les quatorze de la feuille de match étaient formés à la JS Suresnes. Et seulement deux (sur le banc) sont arrivés cette saison. Pour les autres, tous évoluent ici depuis plusieurs années ou habitent la ville. Le socle est solide, la cohésion totale. Mais l’expérience fait dire à Mehdi Ariano que défier Saint Michel (D3) au cinquième tour n’aura rien d’une partie de plaisir : « On a eu la même expérience en 2016. Après avoir sorti l’ACCB, on tire une équipe de District, on pense que ça va être facile, sauf qu’on passe encore aux tirs au but… Vraiment dans la difficulté. Et puis Saint Michel c’est une D3 qui a sorti lors des deux derniers tours des équipes de notre niveau. Donc ils ont totalement leur place à ce stade de la compétition et ils vont avoir les crocs. » Un conseil quand même pour Saint Michel : tenter d'éviter les tirs au but.

Augustin Delaporte

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