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25 novembre | 16h03

Nassim Akrour : « Le football, ce n'est que du plaisir »

Nassim Akrour a 47 ans, il évolue en National 3 avec le Chambéry Savoie Football et s'apprête à disputer un 8ème tour de Coupe de France face à l'AJ Auxerre (L2). Entretien avec un homme qui défie tous les records de longévité. (Photo : Chambéry Savoie Football)

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On avait posé la question à l’entraîneur du Chambéry Savoie Football en début de saison, juste pour en avoir le cœur net : « Nassim Akrour est-il toujours là ? » Quelle question… L’attaquant de 47 ans fait bel et bien partie de l’effectif 2021-2022 et il n’a pas rempilé pour faire de la figuration. « Nassim est une force de la nature, il reste un grand professionnel. Pour notre effectif composé de semi-pros c'est un vrai avantage de l'avoir avec nous » nous avait alors confié Cédric Rullier. Buteur lors du 5ème tour, il est déterminé, comme tout un club, à jouer crânement sa chance. Sans jamais perdre de vue une notion centrale : le plaisir.

Nassim, comment appréhendez-vous ce 8ème tour de Coupe de France face à l’AJ Auxerre

Ca va. Il y a de l’engouement autour de cette affiche, nous recevons une équipe professionnelle. C’est une très bonne chose pour le club, pour la ville et pour la région. Le stade va faire le plein en plus, ce sont toujours des matches sympas à jouer.

Le FC Limonest Dardilly Saint-Didier, qui évolue au même niveau que vous, a donné du fil à retordre à l’AJA au tour précédent. Croyez-vous en l’exploit ?

Oui. De toute façon c’est un match de Coupe de France. Cela n’a rien à voir avec le championnat. Nous savons que nous allons affronter une très belle équipe d’Auxerre et que sur un match tout est possible. Comme d’habitude, nous allons tout donner et surtout jouer intelligemment. Face à des pros la moindre erreur se paie cash. Mais il y a toujours quelque chose à faire face à n’importe quelle équipe. A nous de rester rigoureux.

Des moments comme celui que nous nous apprêtons à vivre sont un bol d'air après deux années très compliquées pour le football amateur.

Quel rapport entretenez-vous avec cette compétition si particulière ?

J'ai atteint une demi-finale avec Grenoble, quand nous étions en Ligue 1 (le GF38 s'était incliné face au Stade Rennais, 0-1, au Stade des Alpes, le le 21 avril 2009 ndlr). Mais ce n'était pas le même niveau donc pas la même ambiance. Aller loin avec un club pro, c'est différent. Mais ce sont des choses à vivre dans une vie.

Quel a été le discours du coach cette semaine ?

Comme d’habitude depuis le début de saison, de faire ce que nous savons faire. Rester focus, notamment dans l'entame de match. Et surtout, ne pas modifier notre façon de jouer car c'est une équipe professionnelle en face, surtout pas.

Et à vous, qu'est ce qu'il vous dit ?

De rester la même personne, de rester toujours joyeux et de profiter de la vie ! (Rires) Des moments comme celui que nous nous apprêtons à vivre sont un bol d'air après deux années très compliquées pour le football amateur. Ce match va être une fête, le football, ce n'est que du plaisir. Je le dis depuis de très nombreuses années.

Vous enchaînez les matches avec le CSF, vous avez la pêche on dirait !

La pêche mouais (rires). Il y a des petits réglages à faire par moments, il faut savoir se reposer aussi. On en discute avec le coach, il est à l'écoute et c'est très bien comme ça. Il y a un groupe jeune, plein de qualités, je mets mon expérience au service de ce groupe.

Verra-ton encore Nassim Akrour fouler des pelouses la saison prochaine ?

Je ne sais même pas ce que je vais faire demain, alors la saison prochaine... (rires) Comme je l'ai toujours dit, je verrai. Je me projette au jour le jour. Tant que ça va, je continue. Le covid nous a arrêté un long moment, cela fait deux saisons que je joue cinq matches par saison donc je ne sais pas trop comment ça va se passer sur une saison complète. Quand il y a des petits pépins physiques, on se repose, on laisse jouer les jeunes. Quand ce sont des grosses blessures, au bout d'un certain âge il faut savoir dire stop quand même. Pour l'instant tout va bien en tout cas !

Recueilli par Simon Marachian


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